mardi 12 août 2014

LES OISEAUX MEURENT EN GALILEE...Extrait

Pluie douce en un automne lointain pluie douce en un automne lointain les oiseaux sont bleus, bleus la terre en fête Ne dis pas : Je suis un nuage suspendu sur le port car je ne veux de mon pays tombé de la fenêtre du train que le mouchoir brodé de ma mère et les raisons d’une mort nouvelle pluie douce en un automne étrange les fenêtres sont blanches, blanches le soleil, un verger vespéral et moi je suis une orange spoliée Pourquoi donc t’évades-tu de mon corps alors que je ne veux du pays des couteaux et du rossignol que le mouchoir... [Lire la suite]

samedi 19 juillet 2014

SOLO DE TOURNESOL...Extrait

Le soleil de van Gogh est tombé Rien ne pouvait l’arracher C’était l’invincible géant du pauvre et du fort la lumière fixe des courages Maintenant, retour au soleil sans van Gogh Qui flambe par devant mais fusille par derrière Et reste seul à brûler sans jamais retrouver le toucher de colline de sa boule à feu ni le sentier au visage troué de la terre au ciel qui n’est plus qu’un bagne d’œil noir et tes yeux pouvaient voir et ton sang aller Dans ce ciment de sarcophage le soleil de vie ne sait rien faire du sanglot de vide et même... [Lire la suite]
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dimanche 6 juillet 2014

FRESQUE SUR LE MUR

Nous disons beaucoup de choses à présent, Du coucher du soleil sur la terre menue. Sur le mur pleure Hiroshima… Une nuit s’en va, et dans le plein midi, Nous n’emportons de notre monde Que la forme du trépas. … Pour tes yeux, d’autres temps, Pour mon corps, une autre histoire, Et dans le rêve nous réclamons le jasmin. Lorsque le monde nous dispersa, il y a quelques années de cela, Les murs étaient rétifs à l’entendement. Les cachets d’aspirine Ramenaient la fenêtre, les oliviers et les rêves à leurs propriétaires. Et la tendresse... [Lire la suite]
samedi 28 juin 2014

DE GUERRE EN GUERRE

La mer ne sait d’où lui vient toute cette eauAu large des déserts assoiffés de tant de fleuvesUne aile toute seule ne peut suffire à la mouettePour apaiser les brûlures de la vague et du sableToutes ces feuilles qui tombent sous la tyrannieDe l’hiver n’empêchent l’oiseau de se poserSur les branches libre et indomptableSon chant nourri des neiges et du soleilQu’a-t-elle donc la terre pour gémir ainsiSous les décombres la palme percée par le tonnerreDe tant de nuits déchirées par les éclairsLes primevères rasées par les bottes d’enferJe... [Lire la suite]
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lundi 9 juin 2014

EN TRAVERSANT LE PAYS DES MORTS

En traversant le pays des morts en route vers Aden les terres d’Arthur Rimbaud. Je suce mes doigts à cause de la soif de la malaria, du cancer des os. Je songe à la Bretagne, aux femmes aux hautes coiffes. Je songe aux piroguiers du fleuve Zaïre. Je songe aux oiseaux bariolés d’Amazonie. Je songe au sexe chaud de l’indienne à la tombée de la nuit. Je songe à une espèce de poème déclamé par un fou de génie qui ferait taire les perroquets verts.   .    ANDRE LAUDE   .     ... [Lire la suite]
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jeudi 5 juin 2014

L'ARIDE DES JOURS...Extrait

Arbre mort, mélèze, couché comme le jour sous le poids des heures.   À nu et la mort proche, et la mort...   Vomir ces mots-là pour qu'enfin à vif la vie pousse ses feuilles dedans nos chairs en ruine.   .   JEAN-CLAUDE IZZO   .          
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samedi 31 mai 2014

A L'APPROCHE DES EAUX...Extrait

Laisse la main cheminer perdre haleine là où l'on ne respire plus Laisse la mainerrer sur les hanches seulement complices du nacre de la langue Seul un cri depuis le sol peut le foudroyer La mort n'est pas un secret ni en nous un jardin de sable La nuit dans le silence terni des miroirs un homme peut tenir la mort par la main Je vais t'enseigner comment la reconnaître regarde c'est encore un gaminil ne cesse de grandir sur les épaulesla lumière dénouée la fauve lucidité des flancs La bouche neigeait sur la bouche .   . ... [Lire la suite]
jeudi 29 mai 2014

ADIEU AU PAYS NATAL...Extrait

       Dresse-toi devant moi, mon fils, pour que je me souvienne de ta taille    Je veux aller trouver ma famille    Un cercle de mains caressantes,    De douces mains humaines    Où l’oubli soit enclos.    Je veux aller trouver ma vraie famille humaine    Sous les branches bombées de l’olivier bruni    Et les pentes à nu de ces collines bleues    Le désespoir dormait.    Et le... [Lire la suite]
dimanche 25 mai 2014

PASSAGE DES OMBRES...Extrait

tu ne sauras jamais qui je suis dit l’enfant je passe mon chemin je vais vers les prairies lointaines, où l’herbe chante à minuit près des saules qui pleurent car c’est ainsi que s’ouvre à mon cœur la musique fidèle et que le monde enfin commence à vivre et que je commence à mourir tu ne me verras pas vieillir ni ne reconnaîtras mon ombre adossée au talus là où le sentier noir se perd dans un fouillis d’épines et les étoiles des compagnons blancs   tu as beau regarder sans cesse derrière toi comme si tu craignais... [Lire la suite]
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vendredi 23 mai 2014

LE BROUILLON DE PRAGUE

Cela commencerait par la fatigue d'un voyage un nom que ne cesserait pas de ne pas effacer ce brin d'herbe tremblant sur la dalle le ciel minéral le chat là-bas devant un jeudi de neige (quelqu'un scrutant ses questions)   Le chat laissé dans sa sagesse casanière indifférent devant ce lent naufrage d'arbres dans le blanc l'erewhon lointain des nuages de quelle éternité détaché   Cela commencerait ainsi sans raison sans soleil par quelques mots blessés à vif ... [Lire la suite]
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