vendredi 26 mars 2010

MORT D'UN ARBRE...Extrait

        Alité sur la mousse et la ruine des fleurs,     Tenant, ainsi qu'un dieu, immobile et grondante     Sa tête, il aura beau cracher loin de son coeur     Son désespoir d'aimer les nues indifférentes,     La vanité des eaux et les plaines stagnantes,     Il aura beau crier qu'il aidait au bonheur     Des herbes, des rochers, des printemps et des chantres,     Qu'à l'aube il s'élançait sans attendre son heure     Et... [Lire la suite]
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dimanche 21 mars 2010

JOË BOUSQUET

« à certains hommes est échue en exceptionnelle fortune l'impossibilité de se complaire en eux-mêmes. J'ai voulu ressembler à ces éperdus desquels on peut dire que leur âme ne leur tient pas aux épaules ; qui la sentent les métamorphoser en toutes les choses dont elle s'éprend ; si bien qu'ils retrouvent leur corps du dehors, au poids dont il grève leur perpétuel penchant à le quitter. Tout ce qu'ils savent de leur chair, c'est qu'elle leur retire l'amour de la mort ... « Un jour, peut-être, je te prendrai la main en souriant. Une... [Lire la suite]
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mercredi 3 mars 2010

JARDINS D'HIVER

Lorsque la mort viendra, aurai-je assez de paix en moi, et de désir, et de silence ? Faudra-t-il rencontrer pour la dernière fois, dans le miroir du vent, celui que je n'ai pas su être ?....BERNARD  DELVAILLE . Oeuvre  Jean Cocteau
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mercredi 3 mars 2010

BUKOWSKI

ils ont traité Céline de nazi ils ont traité Pound de fasciste ils ont traité Hamsun de nazi et de fasciste ils ont mis Dostoïevski devant un peloton d’exécution et ils ont fusillé Lorca fait subir à Hemingway des électrochocs (et on sait qu’il s’est tiré une balle) et ils ont chassé Villon de la ville de Paris et Maïakovski déçu par le régime et après une querelle amoureuse eh bien, il s’est lui aussi tiré une balle. Chatterton a avalé de la mort aux rats et ça a marché. et certains disent que Malcolm Lowry est mort ... [Lire la suite]
mercredi 24 février 2010

SI LA MORT SE PENDAIT A MON COU

Si la mort, ne serait-ce qu’une fois, se pendait à mon cou  si d’aventure je sortais du petit rien de ma conscience  du plein de riens de ma grosse tête avec ses chats et ses poèmes  avec ses éclats d’amours et ses trop pleins de rires    Si d’aventure je n’étais plus rien  ou rien d’autre qu’une gravure de cendres qui affronte l’horizon  rien n’empêcherait Bagheera ma vieille panthère, de courir de vieux rêves  rien ne m'empêcherait de dire encore merci  à Kipling, Hugo... [Lire la suite]
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mardi 23 février 2010

POESIE VERTICALE...Extrait

Parmi des débris de paroles et des caresses en ruine, j’ai trouvé quelques formes qui revenaient de la mort. Elles venaient de démourir, mais ne pouvaient s’en tenir là. Elles devaient régresser encore, elles devaient tout dévivre et après dénaître. Je ne pus leur poser de question, ni les regarder deux fois. Mais elles m’indiquèrent l’unique chemin qui ait issue peut-être, celui qui, remontant de la mort, à rebours de la naissance, vient retrouver le néant du départ pour reculer encore et se dénéanter. . ... [Lire la suite]
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jeudi 18 février 2010

ABÎMES Chapître XI

Nous sommes à la merci d'images qui n'ont aucune source visuelle en nous. Nous avons vécu avant de naître. Nous avons rêvé avant de voir. Nous avons entendu avant d'être sujets à l'air. Nous sommes entrés en contact avec le langage avant d'être envahis par le souffle. Nous avons été soumis aux noms et aux mots avant d'accéder à la maîtrise vocale. Nous avons prononcé et articulé ces mots et entonné cette langue par sidération maternelle. De la même façon, la société où nous allons pénétrer, la langue à laquelle nous allons obéir, la... [Lire la suite]
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dimanche 14 février 2010

MAURICE BLANCHOT

"Non pas une seule faille ou fissure, mais une suite indéfinie-la série- de crevasses, quelque chose qui s'ouvre et ne s'ouvre pas ou qui s'ouvre, toujours déjà refermé, et non pas la béance de l'abîme où il n'y aurait plus qu'à se glisser dans l'immense, insondable vide, plutôt ces fentes ou fissures dont l'étroite astreinte, le resserré de la défaillance, nous saisit, par un enfoncement impossible, sans nous permettre de tomber selon le mouvement d'une chute libre, fût-elle éternelle : voilà le mourir peut-être, la dure... [Lire la suite]
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vendredi 12 février 2010

THALWEG

  Ce fleuve qui descend si profond qui me blesse                     Attentif et précis à mes douleurs d’averse                     Ce fleuve qui s’écrit pour m’emporter vers vous                     Si fragile et patient qui me tend me dénoue                     ... [Lire la suite]
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dimanche 31 janvier 2010

L'HOMME - CAILLOU....Extrait

“ Quand un homme a le pouvoir d’apporter Lumière dans les ténèbresde dénouer les complications et les ambiguïtés des apparencespour rendre visible l’évidencede mêler vie et mort pour que vie pèse plus lourdil a pour nom poète ”. JEAN  PELEGRI .
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