vendredi 14 août 2009

TROIS LECONS DE TENEBRES...Extrait

Vêtu de blanc. Vêtu de blanc je suis devant les yeux de qui m’aime et de qui ne m’aime pas, je pose enfin devant personne ou le néant ou devant la pupille transparente que je ne vois jamais et qui me voit. Poserai-je ainsi sans fin devant la mort ? Les fleurs de l’acacia jaunissent vite aux montagnes lointaines de l’enfance. Suis-je ainsi vêtu pour mourir ? Une grande et longue boucle sur la photo altérée par le temps tombe sur mon front, pâle ... [Lire la suite]
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samedi 1 août 2009

ILE....

Le paysage s'est arrêté. Une rumeur revient, toujours la même, la soif des fontaines sur un pays sans eau. Si je bouge, je tombe. Nul rebord. Le loup amoureux, le chaperon, le beurre et la grand-mère sont au fond du panier, recouverts de quotidien. Je marche à l'avant du déchir. Le jour glisse et quand j'essuie mes yeux c'est du bleu que j'arrache. Une couleuvre change de pierrier, un oiseau se fracasse contre la vitre. Elle copiait le ciel. Le sang ne bat plus à la tempe des doigts, la buée d'un bain chaud n'efface pas l'escalier qui... [Lire la suite]
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jeudi 16 juillet 2009

NOUS SORTIRONS

Nous sortirons. Nous l’avons dit : Nous sortirons.Nous vous l’avons dit :Nous sortirons un peu de nous-mêmes.Nous sortirons de nous-mêmesVers une marge blanche, méditer le sens de l’entrée et de la sortie.Nous sortirons d’ici peu.Notre père qui était en nous est rentré chez sa mère, le Verbe.Nous avons dit :Nous sortirons.Étrennez une foulée en d’un sang qui a débordé de nous Et inondé vos canons.Arrêtez, cinq minutes, ces avions en piqué.Interrompez, trois minutes encore, le bombardement par terre et par mer,Que sortent... [Lire la suite]
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dimanche 5 juillet 2009

L’AMANDIER MORT OU LE RETOURNEMENT DU POUR AU CONTRE

Un arbre foudroyé la saison précédente se tenait au centre d’un cercle d’autres arbres qui vivaient. Le chapiteau de l’arbre mort offrait encore son énergie. Le bel amandier mort n’attentait pas à la vie. C’est qu’il dessinait un voyage immobile, auquel nous nous trouvions conviés, -le voyage sur place de la montée ascensionnelle des forces mates de la terre vers la courbure du ciel et le mouvement par lequel la matière se dirige vers ce qui n’est plus elle, lorsque la transparence condescend à déposer sur elle. La photographie n’a... [Lire la suite]
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vendredi 3 juillet 2009

LE REVOLVER A CHEVEUX BLANCS...Extrait

On vient de mourir mais je suis vivant et cependant je n’ai plus d’âme. Je n’ai plus qu’un corps transparent à l’intérieur duquel des colombes transparentes se jettent sur un poignard transparent tenu par une main transparente. Je vois l’effort dans toute sa beauté, l’effort réel qui ne se chiffre par rien, peu avant la disparition de la dernière étoile. Le corps que j’habite comme une hutte et à forfait déteste l’âme que j’avais et qui surnage au loin. C’est l’heure d’en finir avec cette fameuse dualité qu’on m’a tant reprochée. Fini... [Lire la suite]
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vendredi 26 juin 2009

LA FABLE DU MONDE ....Extrait

Puisque nos battements S'espacent davantage, Que nos coeurs nous échappent Dans notre propre corps, Viens, entr'ouvre la porte, Juste assez pour que passe Ce qu'il faut d'espérance Pour ne pas succomber. Ne crains pas de laisser Entrer aussi la mort, Elle aime mieux passer Par les portes fermées. . JULES  SUPERVIELLE . Oeuvre de Giorgio de Chirico  
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samedi 6 juin 2009

TANT D'OISEAUX

Tant d'oiseauxQu'on dirait de l'eau en pluieun goutte-à -goutte d'ailesune giboulée de plumesune averse de griffes.L'orage opaque éteint le cielet son tonnerre est de cris.Qu'importe qu'importepuisque ce cauchemar n'est pas un rêvepuisque ces griffes sont réelleset que c'est réellement qu'il faudra mourir . . . . PAUL  VINCENSINI . . . .
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mercredi 3 juin 2009

PAR SON AMOUR, JE VIS

 Par son amour, je vis. Je sais qu’il ne s’est pas perdu Corps et biens dans l’oubli. Je sais Qu’il m’impose une autre vie.     Pas une éternité peut-être   Mais une clairière dans le plein jour, Mais un destin à fleur d’étoile, Mais de la rosée sous les pierres.     Ce n’est que croyance que tout ça, Juste un oracle à la bouche humaine… Connaissez ma passion : Je n’ai jamais autant aimé une femme. . . .   . ANDRE  VELTER   .   .   .     ... [Lire la suite]
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mardi 2 juin 2009

LE GARDEUR DE TROUPEAUX...Extrait

Quand je mourrai fiston, Que ce soit moi, l’enfant, le plus petit. Et toi, prends-moi dans tes bras Et emmène-moi au-dedans de chez toi. Déshabille mon être humain et fatigué Et couche-moi dans ton lit. Et raconte-moi des histoires, au cas où je me réveillerais, Pour que je puisse me rendormir. Et donne-moi des rêves à toi que j’en joue Jusqu’à ce qu’en naisse certain jour Dont toi seul sais bien ce qu’il en est. .            FERNANDO ... [Lire la suite]
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dimanche 31 mai 2009

DERNIER POEME

Ne comptez pas sur moije ne reviendrai jamaisje siège déjà là-hautparmi les ElusPrès des astres froids Ce que je quitte n'a pas de nomCe qui m'attend n'en a pas non plusDu sombre au sombre j'ai faitun chemin de pèlerin Je m'éloigne totalement sans voixLe vécu mille et une fois m'abuse, vaincu.Moi le fils des Rois. . ANDRE  LAUDE .
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