dimanche 5 juillet 2009

L’AMANDIER MORT OU LE RETOURNEMENT DU POUR AU CONTRE

Un arbre foudroyé la saison précédente se tenait au centre d’un cercle d’autres arbres qui vivaient. Le chapiteau de l’arbre mort offrait encore son énergie. Le bel amandier mort n’attentait pas à la vie. C’est qu’il dessinait un voyage immobile, auquel nous nous trouvions conviés, -le voyage sur place de la montée ascensionnelle des forces mates de la terre vers la courbure du ciel et le mouvement par lequel la matière se dirige vers ce qui n’est plus elle, lorsque la transparence condescend à déposer sur elle. La photographie n’a... [Lire la suite]
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vendredi 3 juillet 2009

LE REVOLVER A CHEVEUX BLANCS...Extrait

On vient de mourir mais je suis vivant et cependant je n’ai plus d’âme. Je n’ai plus qu’un corps transparent à l’intérieur duquel des colombes transparentes se jettent sur un poignard transparent tenu par une main transparente. Je vois l’effort dans toute sa beauté, l’effort réel qui ne se chiffre par rien, peu avant la disparition de la dernière étoile. Le corps que j’habite comme une hutte et à forfait déteste l’âme que j’avais et qui surnage au loin. C’est l’heure d’en finir avec cette fameuse dualité qu’on m’a tant reprochée. Fini... [Lire la suite]
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vendredi 26 juin 2009

LA FABLE DU MONDE ....Extrait

Puisque nos battements S'espacent davantage, Que nos coeurs nous échappent Dans notre propre corps, Viens, entr'ouvre la porte, Juste assez pour que passe Ce qu'il faut d'espérance Pour ne pas succomber. Ne crains pas de laisser Entrer aussi la mort, Elle aime mieux passer Par les portes fermées. . JULES  SUPERVIELLE . Oeuvre de Giorgio de Chirico  
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samedi 6 juin 2009

TANT D'OISEAUX

Tant d'oiseauxQu'on dirait de l'eau en pluieun goutte-à -goutte d'ailesune giboulée de plumesune averse de griffes.L'orage opaque éteint le cielet son tonnerre est de cris.Qu'importe qu'importepuisque ce cauchemar n'est pas un rêvepuisque ces griffes sont réelleset que c'est réellement qu'il faudra mourir . . . . PAUL  VINCENSINI . . . .
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mercredi 3 juin 2009

PAR SON AMOUR, JE VIS

 Par son amour, je vis. Je sais qu’il ne s’est pas perdu Corps et biens dans l’oubli. Je sais Qu’il m’impose une autre vie.     Pas une éternité peut-être   Mais une clairière dans le plein jour, Mais un destin à fleur d’étoile, Mais de la rosée sous les pierres.     Ce n’est que croyance que tout ça, Juste un oracle à la bouche humaine… Connaissez ma passion : Je n’ai jamais autant aimé une femme. . . .   . ANDRE  VELTER   .   .   .     ... [Lire la suite]
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mardi 2 juin 2009

LE GARDEUR DE TROUPEAUX...Extrait

Quand je mourrai fiston, Que ce soit moi, l’enfant, le plus petit. Et toi, prends-moi dans tes bras Et emmène-moi au-dedans de chez toi. Déshabille mon être humain et fatigué Et couche-moi dans ton lit. Et raconte-moi des histoires, au cas où je me réveillerais, Pour que je puisse me rendormir. Et donne-moi des rêves à toi que j’en joue Jusqu’à ce qu’en naisse certain jour Dont toi seul sais bien ce qu’il en est. .            FERNANDO ... [Lire la suite]
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dimanche 31 mai 2009

DERNIER POEME

Ne comptez pas sur moije ne reviendrai jamaisje siège déjà là-hautparmi les ElusPrès des astres froids Ce que je quitte n'a pas de nomCe qui m'attend n'en a pas non plusDu sombre au sombre j'ai faitun chemin de pèlerin Je m'éloigne totalement sans voixLe vécu mille et une fois m'abuse, vaincu.Moi le fils des Rois. . ANDRE  LAUDE .
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samedi 30 mai 2009

SOLO 2...Extrait

(...) Stèle et fanalflammeamer du litttoralsigne verticalde la raisonface aux fatales démencesde la mer et des lamesJ’aurais aimé chanter le triomphedes marées à la corne des capset la douceur des plagesdans les criques pélagiennesun orchestre de pianisteset de harpeurseût repris le thème de l’antiennecar je portais dans mon sangmystiquedes hymnes marinset des fureur liturgiquesj’aurais aimé chanterles varechs vertsles germons bleusles daurades d’orles couleurs et les chaospar la harpe et le saxomon Dieu je vous adoreOrgues de... [Lire la suite]
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jeudi 21 mai 2009

CORRIDA

J’adhère à ma mort comme l’astre au ciel.La vie cruellea tué en moi beaucoup d’oret d’enfants qui ont pleuré au bord des lèvres.Le temps est venude remettre les pendules à l’heure.Adieu heure d’été, Adieu heure d’hiverC’est maintenant l’heure de l’exil blanc et des remords.Déjà je m’enfonce en terrechandelle éteinte.En bon et fougueux matadorj’esquisse une feinte.À quoi sert de défier cape rouge et cape noire.La poésie est simple comme bonsoirau milieu d’une arène de sable et de sang. Décapité..ANDRE  LAUDE .
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jeudi 21 mai 2009

TU N'EMPORTERAS RIEN AVEC TOI...Extrait

    Homme qui que tu sois tu n’emporteras rien avec toi     Tel un fleuve devenu craintif la vie s’en va vers son destin la nuit est peuplée de bougies le vent n’est plus qu’un clandestin     Le soleil ne sait pas le soleil ne sait pas que la nuit que la nuit va répondre va répondre …     Mais les peintres les musiciens les poètes ont des... [Lire la suite]
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