vendredi 20 mars 2009

NOUS REVERRONS LE PRINTEMPS

  Nous reverrons le printempsLa porte s’ouvre sur mon videje heurte mes propres pasSur les pages d’un vieux journall’annonce de mon trépasC’est drôlecomme il fait beau aujourd’huij’avais oublié que j’étais morteun beau jour de printempsEn fait j’ai mentic’était deux jours avantmais je n’aime pas penser que je n’ai pas tenuAprès toutle magnolia était en fleursle soleil brillait pour la première fois au fond de mes yeuxnoirsAprès toutle printempsnous l’avons vu ensemble. . CORINNE CORNEC-ORIESKA .  
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samedi 14 mars 2009

FRANCO LA MUERTE

L'heure n'est plus au flamencoDéshonoré Mister FrancoNous vivons l'heure des couteauxNous sommes à l'heure de Grimau Que t'importe les procéduresQui font des ombres sur le murQuand le bourreau bat la mesure Franco la muerte Tu t'es marié à la CAMARDEPour mieux baiser les camaradesLes anarchistes qu'on mouchardePendant que l'Europe bavarde Qu'importe si l'Espagne est morteEntends la mort devant ta porteC'est Grimau qui te la rapporte Franco la muerte Tu couches avec un' PénélopeQui tisse un suaire en bas d'l'EuropeSur... [Lire la suite]
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vendredi 6 mars 2009

QUAND LA MORT CESSE DE FAIRE PEUR

Un autre espace pour l’amourcette voixcette écriturece corpscontre glissements                victoires et brisuresInstant de vide  la langue n’est pas seule à travaillerle blanc aussi parleLe corps         dans ses espaces         ses brasiers             est apte à            se dévoiler             ... [Lire la suite]
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mercredi 18 février 2009

MEMOIRE DU VENT...Extrait

Pars, éloigne-toiÉtreins les vagues et l’airEmporte sur tes cils les nuages, les éclairsQui se brise derrière toi notre miroirQui se brise l’amphore des ansEt laisse pour nous dans ton sillage…Non ! ne laisse plutôt que les vestiges d’un soupiret de l’argileque le sang desséché dans les veinesAh ! éloigne-toi ! Non, attends encoreBientôt tu disparaîtrasAlors laisse-nous tes yeuxou ton cadavre brun ou ta tuniquepoèmes au monde étrangeau monde qui viendra avec la nostalgieportant ton ciel sur ses cils. ADONIS .
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mercredi 21 janvier 2009

ABATTOIRS DU SILENCE

Des instant, des heures,des jours ...toute une vie comptéesans répit, sans relâche,sans parvenir à savoirqui t'habite,où commencele couchant de ton être."   "Où es-tu ?Du vent dans les plainesde la chair,des pluies qui se meurentdans leur sang. Où es-tu ?Dans le sous-sol des osle néantpoursuit les Mages. Où es-tu ?L'étoile se taritaux cieux ;un trou noirva naître."   "Devant le miroircomme devant la mort :au-delàquelqu'un que tu ne reconnaisplus,au-delàle désert qui habiteson regard,au-delàles lambeaux de... [Lire la suite]
jeudi 15 janvier 2009

OEIL JUIN 67

     Et la mémoire grandit. Nuit des hommes.   Nuit de la parole.        Les rêves avortés. Les livres muets. Les faces jaunes.      Le vent ne se relèvera plus de cette éclipse.      mort la mort                          mort de nous      notre dieu est mort aussi                       ... [Lire la suite]

mardi 13 janvier 2009

FRAGMENTS D'UNE GENESE OUBLIEE

Il est temps de se tairede ranger les accessoiresles costumesles rêvesles douleursles cartes postales Il est temps de fermer la parenthèsearrêter le refrainvendre les meublesnettoyer la chambrevider les poubelles Il est temps d'ouvrir la cagedes canaris qui m'ont prodigué leur chantcontre une vague nourritureet quelques gobelets d'eau Il est temps de quitterla maison des illusionspour le large d'un océan de feuoù mes métaux humainspourraient enfin fondre Il est temps de quitter l'enveloppeet s'apprêter au voyage Nos chemins se... [Lire la suite]
jeudi 18 décembre 2008

BREL

La mer pesante, ardente et libre, Qui tient la terre en équilibre ; La mer que domine la loi des multitudes, La mer où les courants tracent les certitudes. .... .... Voilà que l'on se couche De l'envie qui s'arrête De prolonger le jour Pour mieux faire notre cour À la mort qui s'apprête Pour être jusqu'au bout Notre propre défaite Serait-il impossible de vivre debout . JACQUES  BREL .
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jeudi 18 décembre 2008

PAS VIEILLIR, PAS MOURIR

Je veux avoir le temps d'apprivoiser les mouches, Je veux l'Éternité pour apprendre ta bouche, Je veux voir les saisons minute par minute, Brindille par brindille tout le bois de ma hutte. Je veux, chaque seconde, connaître une habitude, Comme un chien familier, comme la solitude, Je veux me coucher là et n'être pas rentable, Je veux vivre la vie d'une pierre, d'une table, Sans suspense, sans destin, sans crainte, sans dénouement, Je veux avoir le temps de perdre tout mon temps… Je ne veux pas vieillir, je ne veux pas... [Lire la suite]
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mardi 9 décembre 2008

LA ROBE ETOILEE

Quand on me revêtira   de cette robe à la taille de la nuit   à la mesure de mes silences       mes enfants, ma femme     Quand j’aurai eu mon comptant   d’oxygène et d’heures       mes amours, mon amour     Quand après avoir été présent   il me faudra crier absent       ma femme, mes amours, mes enfants      ne gardez que nos bonheurs       vous n’êtes pas de mes regrets ... [Lire la suite]