jeudi 18 décembre 2008

BREL

La mer pesante, ardente et libre, Qui tient la terre en équilibre ; La mer que domine la loi des multitudes, La mer où les courants tracent les certitudes. .... .... Voilà que l'on se couche De l'envie qui s'arrête De prolonger le jour Pour mieux faire notre cour À la mort qui s'apprête Pour être jusqu'au bout Notre propre défaite Serait-il impossible de vivre debout . JACQUES  BREL .
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jeudi 18 décembre 2008

PAS VIEILLIR, PAS MOURIR

Je veux avoir le temps d'apprivoiser les mouches, Je veux l'Éternité pour apprendre ta bouche, Je veux voir les saisons minute par minute, Brindille par brindille tout le bois de ma hutte. Je veux, chaque seconde, connaître une habitude, Comme un chien familier, comme la solitude, Je veux me coucher là et n'être pas rentable, Je veux vivre la vie d'une pierre, d'une table, Sans suspense, sans destin, sans crainte, sans dénouement, Je veux avoir le temps de perdre tout mon temps… Je ne veux pas vieillir, je ne veux pas... [Lire la suite]
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mardi 9 décembre 2008

LA ROBE ETOILEE

Quand on me revêtira   de cette robe à la taille de la nuit   à la mesure de mes silences       mes enfants, ma femme     Quand j’aurai eu mon comptant   d’oxygène et d’heures       mes amours, mon amour     Quand après avoir été présent   il me faudra crier absent       ma femme, mes amours, mes enfants      ne gardez que nos bonheurs       vous n’êtes pas de mes regrets ... [Lire la suite]
vendredi 5 décembre 2008

LE PÊCHEUR D'OMBRE

Il faut toute une viepour apprendre à mourirune viefragile et douloureusecomme un mauvais songe… une vieoù le souffle s’épuiseà suivre le rythmeimpitoyable des jours…une viesans halte et sans retour où chaque pasde chair et d’espoirne laisse dans la terrequ’un tout petit trou noir…Il faut toute une vie pour apprendre à mourir..VICTOR  VARJAC .
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lundi 17 novembre 2008

UMAR TIMOL

Je veux te parler de la mort, qui est une tentation, si on entend par la mort, non pas la dissolution de la chair, de l'être mais la conscience interdite ou absente, j'ai envie, ainsi, parfois, de me situer, d'être, en dehors de ma conscience car au loin s'amassent les décombres des remords, deséchecs et des doutes, entremêlés, et quand survient la déferlante, qui est irrémédiable, je cesse d'être, je ne suis plus qu'un animal prostré dans la fange, englué dans la mémoire de l'obscur et du sang et je veux, mon ange, je réclame,... [Lire la suite]
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mercredi 29 octobre 2008

QUINZIEME POESIE VERTICALE...(Espagnol)

"La noche se cierra a vecescomo bloques de piedray nos dejan sin espacio.Mi mano ya no puede entonces tocartepara defendernos de la muertey ni siquiera puedo ya tocarmepara defendernos de la ausencia.Una veta que brota de esa misma piedrame separa además de mi propio pensamiento.La noche se convierte asíen la primera tumba.". ROBERTO  JUARROZ .
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mercredi 29 octobre 2008

QUINZIEME POESIE VERTICALE

"La nuit tombe parfoiscomme un bloc de pierreet nous laisse sans espace.Ma main ne peut plus alors te toucherpour nous défendre de la mortet je ne peux plus moi-même me toucherpour nous défendre de l'absence.Une veine jaillie sur cette même pierreme sépare aussi de ma propre pensée.La nuit devient ainsila première tombe.". ROBERTO  JUARROZ .
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dimanche 26 octobre 2008

LA DOULEUR DES SEUILS...Extrait

"nous sommes les hôtes inconnusdans la maison du mondela mer la vague l'écueille navigateur découvrantl'absence de balisesnous sommes l'œil qui voit l'œilet la vision qui nous effacenous sommes ce que nous regardonsau fond des yeuxet qui sait que nous sommesnous sommes le nombre et l'uniquela chose et son contrairela multiplication du visiblel'œil ouvert sur l'invisiblenous sommes l'ombre de l'ombrequi dans l'obscure clarté du rêve sommeillenous sommes la trace sur le sablenous sommes chaque lettre de l'alphabetnous sommes... [Lire la suite]
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lundi 13 octobre 2008

RESIDENCE SUR LA TERRE...Extrait

Dès cet instant, comme un départ vérifié au loin, sur de funéraires gares de fumée ou des jetées solitaires,dès cet instant je le vois se précipitant dans sa mort,et sens derrière lui les jours du temps qui se referment.Dès cet instant, je sens qu’il part, brusquement, se précipitant dans les eaux, mais quelles eaux, quel océan,et ensuite, sous ce choc, des gouttes surgissent et je sens se produire un bruit,un bruit déterminé, un bruit sourd,une trombe d’eau fouettée par son poids,et de quelque part, de quelque part je sens que ces... [Lire la suite]
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vendredi 10 octobre 2008

LA MORT

Ici nous avons dit : " Mort ", comme un point final, et nous nous sommes égarés dans le reste. Mais mourir c'est voyager, mourir c'est transcender; et toi tu deviens transcendant, - se souvenir de toi serait t'accompagner - dans les nuits d'étoiles dans les aurores pures, dans les hauts couchers de soleil, toi vivant, toi vivant, vivant et ardent, sur la pauvre paix de notre sec oubli ! . JUAN RAMON  JIMENEZ .
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