jeudi 25 septembre 2008

ET LA TERRE COULE...EXTRAIT

moi la vieje marchede soleil en soleilde chevelure en nuageun arbre d'odeursdans les brasj'entends toutes les fleursje suis dans tout ce qu'on dit danstout ce qui n'est pas ditje déborde des parolesmême quand elles ne veulent rien direon ne me vend pas d'histoiresau nom deet au nom deces histoires vivent la morttous mes motssont pour la vie . . . . . HENRI  MESCHONNIC . . . . .  
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dimanche 21 septembre 2008

MÉTAPHYSIQUE DE LA ROSE DE SABLE...Extraits

  .     À chaque fois que je dis "je suis arrivé" une fenêtre s'éteint et une autre s'allume! (est-ce le faisceau soyeux d'un éclair qui accouple la nuit à l'ombre ou est-ce la rose dans la désolation du Sahara qui se laisse guider par le silex des rois? )...   A chaque fois que je dis" je suis arrivé", une fenêtre veillant en pleine lumière, s'éteint, et aucune chauve-souris n'entame ma nuit, par des ailes de velours. " Puis-je entrer? " - Qui ?!..Personne n'habite cette maison! - Et la voix... [Lire la suite]
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mercredi 17 septembre 2008

RESIDENCE PRINCIPALE

J’habite au plus fissuré des lézardes, au lamento du violoncelle. En Antigone l'emmurée, en la vierge folie d’Ophélie, en toute âme désespérée. J’habite à l'œil paniqué du cheval, au ventre enflé de la famine. En écorchés, en sinistrés, en corridas, en diaspora, en toute souffrance infligée. J’habite à la main glacée du mendiant, aux gerçures de l’exclusion. En tous calvaires, en rouges guerres, en miradors, en camps de morts, en toute existence arrachée. J’habite au plus sanglant des cauchemars, au vif tranché de l'animal. En... [Lire la suite]
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samedi 13 septembre 2008

CLARTE SANS REPOS

  Peut-être que je me succède à moi même. Je ne sais pas qui mais quelqu'un est mort en moi.Il pressentait lui aussi hier la disparition et il était menacé par la lumière, maisaujourd'hui c'est un autre couteau que j'ai devant mes yeux.   Je ne veux pas être mon propre inconnu, je suis encombré par les visions.Il est difficile   de faire circuler tous les jours la lumière dans les veines et travailler à la contractionde visages inconnus jusqu'à ce qu'ils se transforment en faces aiméespour pleurer ensuite parce que... [Lire la suite]
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mercredi 10 septembre 2008

JEAN DIF

Nous ne sommes qu'édifices de cendre       la mer discute la pluie les rivières font       de l'ombre aux nuages et d'un coup de crinière       voici le félin rugissant plus de feu que d'eau       est sorti de l'arche l'homme invente l'éclair       sous la neige il est écrit que la nuit a du sang       sur les dents je le vois le mien tachant les étoiles       sur le rocher survit... [Lire la suite]
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vendredi 29 août 2008

IL N'Y A PAS DE PARADIS...Extrait

Je dénonce ma vie et j'y restepar désarroi ou par malice,par vaillance et par sot plaisir.Je me déjuge et me dénude.Je me déborde, inachevé.Je me dénombre, impossible.Je ne sais plus ce que je cherche,poursuivant sans avancerune ascension parmi la terrejusqu'à la source incertaine,par le désert et les orages,parmi les feux et les nuées,sans renfort, sans reprendre haleine,d'une dérive à l'autre dériveet toujours dans l'angle inscrit.Un jour peut-être, de l'autre côté,je pourrais m'élever sans encombreparmi les mains blanches de la... [Lire la suite]
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jeudi 14 août 2008

MURALE...Extrait

A quoi servirait le printemps clément S’il ne tenait compagnie aux morts, s’il n’accomplissait, Après eux, la joie de vivre et l’éclat de l’oubli ? La clé de ma poésie serait là, Ma poésie sentimentale du moins. Et les songes sont notre seul mode de parole. O mort, hésite et assieds-toi Sur le cristal de mes jours, Comme si tu étais l’une de mes amies de toujours, Comme si tu étais l’exilée Entre les créatures. Toi seule es l’exilée. Tu ne vis pas ta vie. Ta vie n’est que ma mort. Tu ne vis ni ne meurs Et... [Lire la suite]
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mercredi 13 août 2008

JE ME SUIS RETIRE

            Je me suis retiré du néant        A peine.        Je suis presque sans rien sur le rivage.        La confiance, la foi, le courage        Je fis pour eux un effort d'insecte fervent        Des algues me couvraient,        Avec des coquillages je jouais.        Même quand je joue       ... [Lire la suite]
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jeudi 31 juillet 2008

L'EAU

            Avant, il y a l'eau.        Après, il y a l'eau;        durant, toujours durant.        - L'eau du lac?        - L'eau de la rivière?        - L'eau de la mer?        Jamais l'eau sur l'eau.        Jamais l'eau pour l'eau;        mais l'eau où il n'y a plus d'eau;    ... [Lire la suite]
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dimanche 20 juillet 2008

LA PLUS BELLE DES MERS...

La plus belle des mers est celle où l'on n'est pas encore allé. Le plus beau des enfants n'a pas encore grandi. Les plus beaux de nos jours sont ceux que nous n'avons pas encore vécus. Et les plus beaux des poèmes que je veux te dire sont ceux que je ne t'ai pas encore dits Ils nous ont eus : moi à l'intérieur des murs, toi à l'extérieur. Ce qui nous arrive n'est pas grave. Le pire: c'est de porter en soi la prison conscient ou inconscient. La plupart des hommes en sont là, des hommes... [Lire la suite]
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