mardi 9 février 2016

ON S'INDIGNE...

On s'indigne. On s'indigne pour des o(i)gnons. On s'indigne pour des statues voilées. On pleure pour des accents circonflexes. Mais on ne pleure pas pour Alep. L'horreur absolue ne nous indigne pas. Nous sommes de petits ego numériques qui nous indignons des accents circonflexes. Mais pas des cris des enfants que, nuit après nuit, Poutine et Assad assassinent.   .   MARIE PELTIER   .   Syrie    
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mardi 29 décembre 2015

POST-SCRIPTUM 16

Une nuit de clairièreplus damasquinée de tendressequ’un papillon spectreLes roches silencieusesparleront à pierre tremblantela dragée fendue d’un seul crià la gorge du pendutotem entourés d’oiseauxtotem emmailloté à la tornadedes rouge gorgesqui furentdes hommesdes femmesdes enfantstous fauchéset réduitsà leur grelotmauditMais jamaispalais et royaumes écrouléscolonnes d’acier hérissévous n’aurez à vos cimesvos donjons et vos douvesL’unique avancée coulissante,le pas de statueLa blancheur crue de passerelle où iraentière, pure,... [Lire la suite]
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samedi 3 octobre 2015

J'AI HONTE D'ÊTRE HUMAINE

 Lejournal Depersonne samedi 3 octobre 2015 . On se méprise... on se méprend Et de temps en temps... On se méprise à force de se méprendre Car on l'a bien compris Dans tout mépris, il y a méprise Notamment lorsqu'on sous-estime l'autre Ou qu'on se surestime soi-même On se méprise, on se méprend... Quand on n'aime pas apprendre Quand on a du mal à se comprendre On se distingue pour mieux se confondre On se confond pour ne pas se morfondre Un peu d'arrogance, beaucoup d'ignorance Pour dissimuler l'impuissance de notre... [Lire la suite]
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mardi 26 août 2014

POEMES MORTELS...Extrait

Ces joies qui sont comme des douleurs N’en parlons plus laissons ce monde mort écouler ses ruisseaux De sang jusqu’à la mer Laissons la nuit monter et pénétrer le ciel De fulgurante nuit Monde obscur et maudit dont le poids me soulève Je vous charge des peurs, je vous charge des maux Et du feu qui me ronge Et je reste un vaincu au bord de ce présent Fatal et dépouillé de gloire et de révolte. Je meurs lentement de vivre entre moi-même Et la malédiction de ces jours inutiles.   .   JACQUES PREVEL   .   ... [Lire la suite]
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samedi 18 janvier 2014

ETRANGES ETRANGERS

Kabyles de la Chapelle et des quais de Javel  hommes des pays loin  cobayes des colonies  Doux petits musiciens    soleils adolescents de la porte d’Italie  Boumians de la porte de Saint-Ouen  Apatrides d’Aubervilliers  brûleurs des grandes ordures de la ville de Paris  ébouillanteurs des bêtes trouvées mortes sur pied  au beau milieu des rues   Tunisiens de Grenelle  embauchés débauchés  manœuvres désœuvrés  Polacks du Marais du Temple des Rosiers ... [Lire la suite]
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mardi 15 janvier 2013

LES CHEMINS ANDALOUS

Le soleil est mal accroché au ciel Parfois il se montre bon envers les hommes parfois rien ne va sur les chemins qu’il trace pour eux   Je laisse mes yeux traîner sur les quatre domaines du vent J’ai suspendu ma veste au seul nuage qui passait   Le sol est rougi de tant de sang, de honte et d’orgueil, que là poussent des arbres à sève hautaine   J’avance pensant sans cesse à ceux qu’on a couchés au bord des chemins : paysans, poètes, journaliers ou bandits   Et ce sont ces chemins qui me... [Lire la suite]
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vendredi 16 novembre 2012

DE PASSAGES ET D'ENVOLS

Les oiseaux habitent en nous avec nos morts À tire d’aile ils défrichent le silence Voix coutumières d’obscurs chemins de plantes creusés loin entre passé et présent Les oiseaux tendent au ciel les draps qu’ils ont lavés dans la rumeur des torrents Ils les laissent sécher au soleil avant de les rendre à la nuit et aux arbres Ils font nos lits de lin frais comme la neige Dès l’aube ils s’interpellent d’un chevet à un autre Plongent de fenêtre en fenêtre trépignent, trillent et tambourinent aux vitres Le... [Lire la suite]
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