mardi 3 juillet 2018

DEVANCE TOUT ADIEU

La musique m'avertissait - ce pouvait être Bach ou Mozart, Rachmaninov - que tout était achevé déjà, qu'il y avait un royaume au plus profond de tout homme, infiniment lointain, car alors le lointain et le proche perdaient toute signification, un royaume, une terre que l'on pouvait habiter dans la douleur et dans la joie, au désert comme dans l'amitié, la paix souveraine y régnait. Et peut-être n'avait-il rien à voir ce fragile royaume qui semblait tenir à l'envol d'une fugue, au cri d'un hautbois - ou bien ce pouvait être une surface... [Lire la suite]
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lundi 2 juillet 2018

CONCERTO POUR MAREES ET SILENCE...Extrait ( Revue )

       Dans ce bleu qui nous pousse vers Lorient         me revient de l'autre mer         un goût de sel et d'oursin         en ce mois d'août finissant         je me souviens d'une naissance accordée à l'aube         et d'un poète crucifié dans les caves d'une ville... [Lire la suite]
jeudi 28 juin 2018

ENTRE L'HERBE ET S0N OMBRE

Quel rêve peut venir après la levée de l’ombre sur ses cils ? les rideaux se balancent au rythme d’une musique oubliée Le doute creuse un trou dans le poème. Deviendra-t-il un abîme ? J’accroche mes yeux aux branches des arbres pour saisir au plus près le bleu des mots.     .     LYDIA PADELLEC     .      Oeuvre Claude Buck    
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dimanche 11 février 2018

L'ATMOSPHERE EST SACCAGEE

Je vis dans d’autres dimensions, je vis dans l’incroyable, ce que l’on ne voit pas, ce que l’on n’entend pas, ce que l’on ne sent pas et je ne veux pas atterrir Pour m’atteindre, il faut que le blues infuse des déchirures de vielle, de guitare, de saxo. Il faut perdre toute notion du réel et de l’irréel. Il faut que les voyelles éclatent de couleurs diaphanes et nébuleuses, sans pour cela s’appeler Rimbaud. Il faut des vents échevelés qui feutrent les chevelures, des brumes flottantes et grises pendant aux arbres comme des robes de... [Lire la suite]
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vendredi 5 janvier 2018

LA VENUE...Extrait

J'aime les jardins quand ils sont silencieux,Éventuellement décorés d'une roseOu d'un merle en dessous du laurier ; quand les hêtresDeviennent roux et les bouleaux dorés. Ne ditesPas ce qu'à vos yeux sont la nature et l'esprit ;Écoutez le silence où se fait la musiqueSans prétendre y figurer vos impressions.Entre nous et le ciel il y a les nuages,La plume de ceux qui volent sous les étoilesSe nourrissant des saisons du soleil. Nos pasNe laissent pas d'empreinte où nous posons le pied,Tel est le propos des muses qui ont laisséDerrière... [Lire la suite]
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samedi 14 octobre 2017

IL FAUT DE LA MUSIQUE

Il faut de la musique aux ventres Des arbres pleins d’âmes Des bouquets de blondeurs à vous couper les reins   Il faut de la musique aux seins Sur tous les fleuves où se déplie l’audace Où se diluent les larmes sans caresses Où se meuvent jardins et vitraux   Il faut de la musique à notre peau Nos mots Des ailes adoucies de pervenches au comble de tout geste galbé A la mouvance de nos hanches guidées par quelque cœur venu de l’étranger   Il faut de la musique aux mains Ces lieux de sortilège unique qui... [Lire la suite]
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mardi 1 août 2017

SONATINE POUR PIANO

Viens ici, faisons une poésie qui n’ait senteur de rien et cependant tout dise, et soit ruisseau de sons grêles qui dans les sables se perd et meurt quand son murmure s’amenuise ; faisons une sonatine pour piano à la Maurice Ravel, petite musique incohérente mais sans complications, de toute façon crois bien qu’à gratter le fond point de sens ; faisons quelque chose d’un genre léger.   Viens ici, point même besoin d’aller déranger la Nature avec ses graves paysages et les pyrotechniques astrales ; nous n’irons... [Lire la suite]
dimanche 2 juillet 2017

J'ENTENDS BOUGER

J'entends bouger la part secrète en moi d'une musique dédiée à ma naissance, comme un envol pour des choses d'éternité dont je ne comprends rien si ce n'est la cueillette d'un sourire ou d'un enchantement sur un visage aimé...   .     BERNARD PERROY     .  
samedi 25 mars 2017

HIMOUD BRAHIMI

Si j'avais à choisir parmi les étoiles, pour comparer, le soleil lui-même ne saurait éclipser la lumière du verbe que tu caches aucun lieu sacré, ni aucune capitale ne saurait réunir ce que chaque matin le lever du jour t'offre comme guirlande. Là où le poète dit ce que le coeur enfin fait savoir tout alentour. Là où le poème, comme une miche de pain caresse la faim de l'intelligence. Là où la confession à tendance à se dépasser pour le bien du prochain. Là où la musique enchante le vent et fait danser les vagues et les... [Lire la suite]