lundi 1 octobre 2012

N'A DE PRIX

N’a de prix      n’a de poids que ces mains plus légères que l’air         et qui jouent les variations sur la jeune lumière sur fond d’éternité la musique n’est rien         que ce frisson qui nous dépasse d’une épaule où l’on pressent l’illimité intime dès que l’un         touche l’autre du bord de son silence. . GILLES BAUDRY Sur http://terresdefemmes.blogs.com  in τhαumα,... [Lire la suite]
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lundi 24 septembre 2012

FRANCE BURGHELLE REY

J'ai peur de perdre la musique quand tous parlent d'elle mais oublie de l'aimer chants des tableaux du temps je sais m’en souvenir même des prières anciennes dont on rit maintenant Aubes blanches et pivoines effeuillées étaient témoins du chant qui m'a fondé des airs populaires et ces cris d'enfants laissent s'évanouir ce temps j'en aime même l'oubli Je n'ai pas peur du silence il sait dire la musique chante aussi l'avenir laisse s'évanouir le temps reçois chaque note de ma portée comme chaque fleur est... [Lire la suite]
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lundi 3 septembre 2012

CHANT III

Le verre se brisait d’une eau si pure ; il fallait un verre comme ta voix, une cruche comme le matin, ma soif autour de la terre déserte. Le jour se fêlait d’un son si clair ; il fallait un verre comme ton silence, une coupe comme l’automne, me taire d’un pôle à l’autre. La nuit se brisait d’un vol si subit ; il fallait un verre comme ta vie, un récipient comme ton sang, mon vide tombant dans le vide. Le ciel est resté derrière, le corps devance le futur, l’éternité passe. De toi à moi l’air tombe blessé. La terre est un oiseau... [Lire la suite]
jeudi 16 août 2012

VOYAGES ET RETOURS...Extrait

Il y a, dans la tradition espagnole, indienne, méditerranéenne, des poèmes habités d’apparitions, où la vie reflète des choses, des fruits, des idées, des fantômes, des êtres anonymes et fugaces, des traces populaires et secrètes. Des poèmes qui proclament la durée scandaleuse du minime face à l’usure du temps. Des paroles qui recueillent ces bribes d’incrédulité et de foi, de sentiments passionnés et de picaresques distances, dans lesquelles nous nous reconnaissons. Des échos contradictoires que je souhaiterais accueillir dans mes... [Lire la suite]
mercredi 8 août 2012

MOZART AU SOLEIL

Sextuor d'instruments à vent jouant Mozart dans le cloître à midi juste en dessous du soleil juste en dessous de nuages passants petites notes de bonheur complice Trois petits tours et puis s'en vont Les amours de vacances flottent encore dans le bleu l'insouciance court dans les prés c'est l'enfance qui gagne à tous coups mais les ombres s'allongent chaque feuille porte sa boîte à souvenirs les hirondelles fixent l'itinéraire L'été doucement s'incline mûrissant couleurs et parfums Un rempart d'oiseaux et de fleurs ... [Lire la suite]
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dimanche 5 août 2012

SUR LE SOUFFLE, AU DESSUS

Un plus, sur les côtés, sur le souffle, sur le devant, entre les dents, au dessus de la langue, dans un flot, un flot de paroles. La chose et son mystère, le grand et le puissant, le souffle se déplace et frappe dans le nez, dans le nez, entre les dents, au dessus de la langue, des flots, des flots . Des paroles à perdre, des notes à égrener, de la musique à faire avant, avant la fatigue, la peur est partie, elle est éloignée, elle est souvenir et fossile, et partie dans l’eau noire, dans le remous, dans le flot, perdue, perdue,... [Lire la suite]
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samedi 23 juin 2012

SANTA ESPINA

Je me souviens d'un air qu'on ne pouvait entendre Sans que le coeur battît et le sang fût en feu Sans que le feu reprît comme un coeur sous la cendre Et l'on savait enfin pourquoi le ciel est bleu Je me souviens d'un air pareil à l'air du large D'un air pareil au cri des oiseaux migrateurs Un air dont le sanglot semble porter en marge La revanche de sel des mers sur leurs dompteurs Je me souviens d'un air que l'on sifflait dans l'ombre Dans les temps sans soleils ni chevaliers errants Quand l'enfance pleurait et dans les catacombes... [Lire la suite]
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mercredi 13 juin 2012

LE CONTE D'ETE...Extrait

quel invisible ô quel extrême violoncelle fait musique de nous au bord de cette rumeur d’arbres   c’est dans Schubert ou dans juillet entre deux vagues ou deux élans   une chambre de laine où semble que s’achève en une haleine la vie . RAYMOND FARINA .  
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vendredi 4 mai 2012

TITI ROBIN

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samedi 21 avril 2012

FLEUVES QUI S'EN VONT...Extrait

« Mourir, c'est ne plus entendre cette musique chaude qui maintenant s'élève ; ne pas l'entendre des doigts de l'amour. C'est ne plus entendre cette mer qui bruit avec la musique, le silence qui écoute, de la lune ; ne pas les entendre des doigts du mutisme.      Ne plus entendre ce que la douleur clame avec l'amour, ce que l'amour crie avec la douleur, cette musique chaude qui maintenant s'élève sur le bruissement des vagues de la mer, bruissement des vagues de la mer, des vagues de la mer, de la mer, la mer. » . ... [Lire la suite]
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