mercredi 16 décembre 2020

SOUS LE SEIN D'UNE MERE....

En pensée avec ma fille Vincia . . Une rose croît, se multiplie sans fin Sous le sein d'une mère Frêle cocon d'ouate Couleur d'amande amère et de corail Qui sent bon le bonbon Qui sous la langue fond Et vous monte à la bouche Comme par inadvertance Au détour d'un chagrin A cause d'une absence D'un mot tracé sur la buée d'un carreau S'écoulant en longues larmes d'eau . Lorsque la main divine en deux ouvre la mère Il en pleure toujours une fontaine claire A la claire fontaine Il y a longtemps Bien avant la... [Lire la suite]

samedi 10 octobre 2020

IL ETAIT UNE VOIX

  ... comme une blessure au cœur de la mémoire un secret perdu soudainement retrouvé la vie nous rompt le cœur et nous ouvre au hasard nous sommes si nus dans la lumière si pauvres et tant reclus le soleil est un songe au fond des mains un peu de cendre éclose visitée par la mer matins muets de nos enfances en ruine quel cri nous ouvre l’âme quel ailleurs inconnu nous arrive au hasard par des mots retenus que le vent soudain libère les yeux rivés sur l’aube l’oreille tendue de douceur nous attendons la... [Lire la suite]
dimanche 21 juin 2020

LE DERVICHE DES MOTS...Extrait II

J’ouvre sur celui qui est né de lui-même dans l’eau du papillon double cri des abricots   j’ouvre sur la gazelle rouge et la main du calligraphe dansant autour du noun pour la lune sacrifiée   j’ouvre sur le sourire de la défunte chant de rosée humaine qui engendre la nuit de magiques syllabes   j’ouvre sur le chemin nimbé de paroles ailées sur le croissant improbable et l’étoile gémellaire tatouée sur le front d’un nouveau-né   j’ouvre sur la main qui pense le... [Lire la suite]
dimanche 21 juin 2020

LE DERVICHE DES MOTS...Extrait

Je suis la mystique du sel l’asile du poème le poème de tous les poèmes dans un encrier de coquelicots     je suis le feu tapi dans la pierre si tu es de ceux qui font jaillir l’étincelle alors dis ta parole et brise-toi murmure la lettre waw     .     AHMED BEN DHIAB Collection : Levée d’ancrehttps://www.editions-harmattan.fr    .  
mardi 28 janvier 2020

LA MAISON DE CLAUDINE...NAISSANCE DE COLETTE LE 28 JANVIER 1873

"Quand je t'ai mise au monde, toi la dernière, Minet-Chéri, j'ai souffert trois jours et deux nuits. Trois jours, ça paraît long... Mais je n'ai jamais regretté ma peine : on dit que les enfants, portés comme toi si haut, et lents à descendre vers la lumière, sont toujours des enfants très chéris, parce qu'ils ont voulu se loger tout près du cœur de leur mère, et ne la quitter qu'à regret..."   .     COLETTE     . Colette    
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mercredi 25 décembre 2019

PAROLE DU MATIN

  C'est de ton souffle et du silenceDont le poème a besoinPour ouvrir ses clairièresEt libérer en toi mille éclatsMille oiseaux   Mais aussi d'une poignée d'amis postés sur les lisières de l'âmeQui savent bien mieux que toiLe bruissement des ailesLes murmures de l'aubeLa ferveur du vent   L'écho les aurait-il rejointsLà où tu perdais piedCar tu n'es jamais seul au lieu de l'écritureDans ton sang tant d'absences de présences réellesTant de mains secourablesDe rythmes bienfaisants   Vers quelle étrange... [Lire la suite]
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samedi 18 mai 2019

EROSTASIE...Extrait

La cantate des amants Dans les feuillées du litLes prismes de la nuit À ciel ouvert les amantsComblent la terre de présents Leur peau transparenteFlotte au vent des caresses Ils ont mille bouches fauves à nourrirSe boivent jusqu’au fond des yeux Construisent des nids de feuentre les branches de leurs gestes Ils s’exaltent dans la tempêteEt se creusent de solitude et d’extase À travers aubes et forêtsIls se transforment en oiseaux bleus S’écoulent infinimentSans fatigue s’étirent Sur des routes de pluies chaudesOù danse... [Lire la suite]
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samedi 13 avril 2019

MARIN MON COEUR...Extrait

... Nous avons coutume ici d’accueillir des enfants, c’est-à-dire de les mettre au monde comme ailleurs on capture des éléphants sauvages. Ceux qui capturent les éléphants sauvages afin de se les approprier se doivent de développer une argumentation suffisamment forte pour convaincre l’éléphant que sa vie en captivité sera mille fois plus belle que celle qu’il aurait pu vivre à l’état naturel. Cette argumentation prenait chez les Thaï la forme d’un poème forcément long car bourré de mensonges et le poème prenait forcément... [Lire la suite]
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vendredi 1 mars 2019

MICHEL ECKHARD ELIAL...Extrait

Ce qu’il faut de blancpour effacer la couleurrappeler l’orde l’obscuritéoù tout naît de nousfleur de neigedans la colonne tâtonnantede l'airoù s’ébruite le cielentre les premières ailesdu monde.   .   MICHEL ECKHARD ELIAL   .     Oeuvre Simone Held   
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mardi 25 décembre 2018

NATALE

  J'entends des voix qui tremblentSi seulement tombées des nuesDe la lèvre d'un angeAvec des mots d'encens, de myrrhe et de mielUn baume de Noël La paume d'une mainSur toutes les souffrances Peu m'importe le nom des dieux Effacés au fond des cieuxNoël figure la naissanceCelle de l'homme, de l'abeille, des étoiles, des lucioles et des lysEt même de la pierreLa chorale première fut un chant minéralUne lyre aux cordes de pluie Nulle aube n'est de l'insignifiance Nous appartenons au frissonnement de l'universSeul... [Lire la suite]