samedi 19 septembre 2015

DEVIENS CE QUE TU ES

 Toi qui ne sais pas encore lire le grand livre du passé et demain auras à te reconnaître dans le miroir de l'avenir, il est prévu qu'un jour tu jaillisses des profondeurs de la Vie. Comme ton intervention sera comprise entre le déterminisme et le libre-arbitre, avec le temps tu apprendras à découvrir les étoiles de la nuit, les soirs d'orage, les douces pluies, les vents légers qui transportent des parfums de voyages et les soleils couchants qui te tiendront compagnie. Plus tard, tu apprendras à te connaître, à reconnaître que... [Lire la suite]

lundi 19 janvier 2015

CETTE BLESSURE

Cette blessure Où meurt la mer comme un chagrin de chair Où va la vie germer dans le désert Qui fait de sang la blancheur des berceaux Qui se referme au marbre du tombeau Cette blessure d'où je viens Cette blessure Où va ma lèvre à l'aube de l'amour Où bat ta fièvre un peu comme un tambour D'où part ta vigne en y pressant des doigts D'où vient le cri le même chaque fois Cette blessure d'où tu viens Cette blessure Qui se referme à l'orée de l'ennui Comme une cicatrice de la nuit Et qui n'en finit pas de se rouvrir Sous des larmes... [Lire la suite]
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dimanche 21 décembre 2014

ECLATS D'UNE POETIQUE DE L'APPROCHE DE L'INCONNAISSABLE - Livre VI - ...Extrait

Nous naissons de l'écrit et les cris nous écrivent. La voix transcrit l'obscur en son vacillement.   Sens-cri pour toi-même tu es trouble pour l'autre. Tu perds la voix, la voix te hèle, - le renaissant.   L'obsurité défend la blancheur de la page. Voyance est ton chemin dans le chaos des mots.   Soleil noir, des rives désertiques, - brûle d'essentiel ! Sur l'eau bleue de la mer, l'oiseau. - Sale ta langue !       SERGE VENTURINI        
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mardi 23 septembre 2014

LE LIVRE DU VIDE MEDIAN...Extrait

Toujours la mer renouvelle le lieu de naissanceToujours la mer invite au pur effacementMais le bleu de la nuit rallume la flamme des astresMais le bleu d'aurore enlève la brume des îlesSe lève la déesse, dévoiléeElle délaisse là sa rivièreDe diamants, pour ne s'envelopperSurvolant les écumes de larmesQue de l'éclat du ventToute la fragance alorsEt tout le bruissementDe l'unique rose de l'instantLes pins lèvent leurs bras, les palmiersOuvrent leurs paumes, d'un gesteIls signent, au nom de la terreLeur inépuisable reconnaissanceMais le... [Lire la suite]
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jeudi 20 février 2014

LE MOT

Je cherche un mot vaste et chaud Comme une chambre Sonore comme une harpe Dansant comme une robe Clair comme un avril Un mot que rien n’efface Comme une empreinte dans l’écorce Un mot que le mensonge ne séduit pas Un mot pour tout dire La mort, la vie, La peur, le silence et la plainte L’invisible et le doux Et les miracles de l’été Depuis si longtemps je cherche Mais j’ai confiance en vous : Il va naître de vos lèvres.   .   JEAN-PIERRE SIMEON   .    
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lundi 7 janvier 2013

LA PORTE DU JOUR 1....Extrait

Un peu de paille, une haleine tièdeFemme aux yeux de demainUne rosace d'anges, des bergers se hâtentÉtoile dans les langesUn son de flûte, une nuit sans finNaissance en ferveur et silenceL'exil abrite la nouvelleUne romance d'églantines parfait notre veille.   . BERNARD GRASSET   . Oeuvre Eugène Carrière        
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mardi 30 octobre 2012

L'ODEUR DE L'OMBRE

L'odeur de l'ombre Une odeur d'impatience de nudité de naissance inachevée… Étonnante mobilité des choses, voies multiples ouvertes ou farouches fenêtres closes sur l'infini... . . . AGNES SCHNELL . . .      
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samedi 1 septembre 2012

PRESENCE DE L'ABSENCE...Extrait

Tu es né mêlé à moi comme à l’archaïque lumière les eaux sans pesanteur,Tu es né loin de moi comme au bout du soleil les terres noyautées de feu,Tu nais sans cesse de moi comme les mille bras des vagues courant sur la mer toujours étrangère ;C’est moi ce charroi d’ondes pour mûrir ton destin comme midi au sommet d’une cloche ;Cette gorgée d’eau qui te livre la cime du glacier, c’est mon silence en toi,Et c’est le sillage de mon défi cette odeur qui t’assujettit à la rose ;Cette pourpre dont tu fais l’honneur de ton... [Lire la suite]
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lundi 11 juin 2012

FAMILLE DE CE MONDE

Et des milliers de bourgeons viennent voir ce qui se passe au monde Car la curiosité de la Terre est infinie. Et l'enfant naît et sa petite tête mal fermée encore Se met à penser dans le plus grand secret parmi les grandes personnes tout occupées de lui. Et il est tout nu sous la pression exigeante de la lumière du jour Tournant de côté et d'autre ses yeux presque aveugles au sortir de la nuit maternelle, Emplissant la chambre, comme il peut, de ce vagissement venu d'un autre monde. Et bien que parachevé, il s'ouvre encore à la... [Lire la suite]
samedi 26 mai 2012

CELUI QUI S'EN VA....

«C'est un peu de nous tous en celui qui s'en va et c'est en celui qui naît un peu de nous tous qui devient autre.» . GASTON MIRON .
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