jeudi 17 mai 2012

L' AMOUR AU TEMPS DU CHOLERA...Extrait

Les êtres humains ne naissent pas une fois pour toutes à l'heure où leur mère leur donne le jour, mais quand la vie les oblige de nouveau et bien souvent à accoucher d'eux-mêmes. . GABRIEL GARCIA MARQUEZ .

dimanche 15 janvier 2012

LETTRE POUR TES YEUX

(...) peut-être faudrait-il encore un peu de ces minutes qui s'éternisent quand un seuil resplendit soudain, vif comme un midi surgissant ou alors contempler la lente agglomération des grains blonds quand ils se sculptent au gré des condensations, des Gestalts, pour que germe très doucement en l'abri calme de tes paupières le regard peut-être viendrais-tu au monde clairvoyant d'entre les clairvoyances peut-être viendrais-tu vraiment au monde pour la toute première fois nous naissons vagissants expulsés sur un claquement de laps... [Lire la suite]
Posté par emmila à 16:44 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,
dimanche 9 octobre 2011

PIERRE DHAINAUT

C'est face à l'océan qu'il faudrait naîtreafin que notre cri se mêle aux cris d'oiseaux,au grand matin de la conscience, de la louange,toujours nous serions disponibles. Une fois, une seule,ici, fût-ce par tempête, avons-nous pris peur,et la respiration, avons-nous cru pouvoirla contenir ? Un appel sans frontière,le monde, une arche, la mort s'y tiendrait à son rang...Murs ou fenêtres lisses, étroits, est-ce encoreune chambre, dès que l'on y ramène un nouveau-né?Nous n'osons pas le prendre entre nos bras :l'arche est-elle autre part... [Lire la suite]
Posté par emmila à 23:15 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,
mardi 27 septembre 2011

LA NUIT...

La nuit perd ses eaux et la carte de ses branches. A ses chevilles la mare frissonne et redevient visage. Elle multiplie ses naissances, enroule ses cordons, enterre ses placentas aux pieds de l'arbre aux rêves. Elle va son chemin de mère du monde avec au corps le ventre rond des aurores en sursis. Elle porte ses pas sur pilotis pour traverser les rides du temps et caresse la joue de nos mystères d'une main pleine de connivence. Et c'est parler pour son corps que de dire l'enfantement des fumées bleues à l'autre bord d'un dieu tombé.... [Lire la suite]
Posté par emmila à 13:02 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,
dimanche 3 avril 2011

MON HEURE SUR LA TERRE...Extrait

« Naître tomber sans souffle entre les cuisses étroites un instant écartées de la nuit notre mère Puis tournoyer en haletant dans l’escalier de marbre noir en spirale du temps jusqu’au second détroit : l’infini sans mémoire. » . CLAUDE VIGEE . Photographie Kirsty Mitchell  
Posté par emmila à 17:25 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,
dimanche 7 juin 2009

CHER PREMIER AMOUR...Extrait

"Santa avait pu atteindre mon tronc avec beaucoup de peine; elle s'y était adossée en soufflant, la gorge sèche. Elle fit alors le geste naturel de s'accroupir au dessus de la terre, j'écartais mes racines pour ouvrir un berceau moelleux avec le meilleur et le plus doux de mes entrailles. La petite fille naquit d'une longue poussée continue. Son crâne heurta la pierraille rouge, il ne lui arriva rien de grave sinon une bosse pointue. Elle avait la tête plus dure que le bois-de-fer. Elle se mit aussitôt à téter ma sève, aaah, sa... [Lire la suite]
Posté par emmila à 19:24 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,
samedi 14 mars 2009

RENAÎTRE

"Depuis cette seconde naissance, tout ce à quoi tu aspirais mais qui te semblait à jamais interdit, s'est emparé de tes terres: la paix, la clarté. la confiance, la plénitude, une douleur humble et aimante. Parvenu désormais à proximité de la source, tu es apte à faire bon accueil au quotidien, à savourer l'instant, t'offrir à la rencontre. Et tu sais qu'en dépit des souffrances, des déceptions et des drames qu'elle charrie, tu sais maintenant de toutes les fibres de ton corps combien passionnante est la vie"  .   . ... [Lire la suite]
Posté par emmila à 19:12 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,
mercredi 3 septembre 2008

MA HÂTE

« qui que tu soismais tu n’es jamaislaide jamais fanéepour peu que tes yeuxaient la transparencede tes eaux fertilesqu’ils me laissentpénétrer dans tes terresdéambuler par tes ravinstes collinespour peu qu’ils disentun limon promisaux féconds laboursla grotte où clapotenttes eauxl’asile où pouvoirs’enfouir naîtresusciter l’originela perpétuelle naissancetoi qui n’es jamais laide jamais flétriesi je te croise dans la rueinconnue et lointainerayonnantematernellement procheentends la voix qui murmureô mon amoursur ton passage » . . . ... [Lire la suite]
Posté par emmila à 17:52 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,