jeudi 27 avril 2017

LES INEDITS 12

Près du visage que tu aimes Se trouvent les lucioles Se trouvent les baisers Non encore échangés Se trouve l’argile de l’origine Près du visage que tu aimes Se trouvent les oiseaux Non encore envolés Les secrets non encore dévoilés Se trouve la genèse des arbres Se trouvent les racines D’un amour inouï Et c’est le tien Et c’est le mien Tous les jours A nouveau réinventé Par la force et le lien De l’invisible De l’indicible Garde auprès de toi Le visage que tu aimes Ne sois pas distrait par la foule Garde en toi cet amour Après toutes... [Lire la suite]
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jeudi 27 avril 2017

MEMOIRES SANS VISAGES & AUTRES TEXTES

La terre est brune, et le pied s'y imprime Cercueil de vent, chaque pas mène à l'autre Dans les feuilles Ton visage défiguré mime Un autre soleil J'ai tiré le rideau sur les grimaces du printemps Trop de boue, Trop de vent, et j'ai perdu la trace J'avance, dans les gifles des fleurs, Peut-être à reculons Là-bas, c'est sans doute l'été? Tu disais: le feu pur La terre est rouge, et le pied la possède Et tu disais: les grands vols d'oiseaux fous Mais le ciel pèse lourd, ton visage se fige Et le soleil a mis le masque de la mort  ... [Lire la suite]
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mardi 25 avril 2017

LES ECORCES VIVES

Dans le verger des fées. A droite du petit chemin. Sur le toit de mousse. Deux amants reposaient là contre le ventre d’un arbre. Que dire de l’amour ? Que dire du temps ? Il est venu. Somptueusement nu. Elle attendait la vasque de son corps. Deux étoiles sont tombées. Tout près. En plein jour. Ses seins pointent vers le ciel. Sa peau est du miel. Que dire du temps qui les sépare puis les réunit. De nouveau. Et ainsi jusqu’à la fin des temps. Que dire de l’amour qui réunit un versant de l’âme, la petite chapelle. Qui réunit un... [Lire la suite]
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mercredi 19 avril 2017

PASSAGERE DE LA DUREE...Extrait

Ce temps composé de fragments d'éternité lorsque tu implosais en mille rayons de fruits ce temps mitoyen et distant pareil aux grilles du désert où l'on attache les chevaux de l'eau aux pieds en flamme.   Ce temps de presque rien où tu vivais de fines embrasures d'un brin de matin d'un souffle de feuillage fraîche vocalise dan la gorge.   Ce temps de nul temps sans repères ni boussole où tu mourrais de morsures de fleur en plein poumon du chagrin de l'abeille d'une griffure d'oiseau de sel à même la... [Lire la suite]
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samedi 15 avril 2017

ARMEL GUERNE...Extrait

Ici, où le silence nous a rendu le pas des heures du jour et de la nuit, nous marchons heureusement de saison en saison sans quitter un instant la communion immense de la création, cette prière qui vit en nous, silencieuse, et qui nous rend à notre état vivant de créatures. Sans aller jusqu'à l'humilité, certain éclat de la modestie supprime les barrières et ouvre sur les dimensions universelles pour la joie comme pour la gravité. Les fleurs et les moucherons de l'herbe me parlent souvent d'une terrible colère du ciel. J'écoute.... [Lire la suite]
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vendredi 14 avril 2017

L'ARBRE ILLUSIONISTE

Couronné du chatqui vit dans son ombrel'arbre au bord de la rivièrel'arbre aux cent brasaux mille mainss'ébroues'étirese rengorgeCar c'est le jour enfinle jour soudainqui le constellecharriant roulant brisantdans sa rumeur de pépiementsdes pépites impondérablesAlors le spectacle commenceRegardeune mésange bleueentre dans l'une de ses mancheset c'est un merle en habit de soiréequi sort d'une autrePenche-toi comme il se penchevers son image entre deux eauxtu verras comment il changeses feuilles en ablettesson feuillage en OphélieMoi qui... [Lire la suite]
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vendredi 14 avril 2017

QUATRIÈME ANNONCE/CUARTO ANUNCIO

Tout ce qui parvient à toucher le cielSe transforme en cette simultanéité qui courbe les âmesLes autres ne font que porter la pourriture des vagues,L’angoisse des objets.Oui, ceux-là mêmes que nous commençons à connaîtreQuand l'ombre se multiplie en ardeursQuand vivre c’est comme démêler les eauxOu voir comment la ride enceinteBouge dans le pré chaque année.Le couteau n’entre pas, mais ôte toute l’eau qu’il y a dans les joursJusqu’à ce que dans ce fond ne reste que la vieillesseRien que cette conciliation qu’acquiert la langueEn se... [Lire la suite]
lundi 10 avril 2017

GRAND VENT

Nous n’appartenons qu’au sentier de montagne Qui serpente au soleil entre la sauge et le lichen Et s’élance à la nuit, chemin de crête, À la rencontre des constellations. Nous avons rapproché des sommets La limite des terres arables. Les graines éclatent dans nos poings. Les flammes rentrent dans nos os. Que le fumier monte à dos d’hommes jusqu’à nous ! Que la vigne et le seigle répliquent À la vieillesse du volcan ! Les fruits de l’orgueil, les fruits du basalte Mûriront sous les coups Qui nous rendent visibles. La... [Lire la suite]
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samedi 8 avril 2017

JEAN LAVOUE...Extrait

Pour Christine Guenanten   La poésie sauve le monde à chaque pas, à chaque souffle, à chaque éveil, à chaque instant. Avec allégresse, elle ne cesse d’écrire à sa santé. A la tristesse, elle oppose le pain des jours, le miracle de la beauté, le fil d'or de la joie. Dès mon enfance, Sous le pommier Je promenais mon rêve, Je devenais printemps. On entre en son poème comme en un monastère de mousses et de fougères, d’eaux souterraines et de pluies de lumière qui n’en finissent pas de tapisser nos âmes, si, du moins, nous... [Lire la suite]
samedi 8 avril 2017

BRUNO RUIZ...Extrait

Nous reposons nos vies sur de vastes prairies de soucis et de pensées, peuplées de papillons et de fourmis, de colombes et de renards, et inlassablement, nous sarclons les yeux des morts qui nous regardent du fond de la terre, comme s’ils étaient témoins de je ne sais quel mystère que nous leur aurions caché. Car nous sommes une magie de leurs limites, un peu de vent dans la bâche de leurs légendes, un cheval égaré au milieu de leurs ruines. Et toutes ces feuilles qui tombent d’arbres inventés, elles sont le ferment et le terreau des... [Lire la suite]
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