lundi 18 mars 2019

ANNE MARGUERITE MILLELIRI...Extrait

Ciel d'encre où navigue la barque blanchedes rêves. Oiseaux-fleurs sont étincelles nues sontincendies d'étoiles ultramarines Sont lettres mortes ombres flétries de lettres.Chardons-soleils cyan séchés leur visagearide veille -- Ciel d'encre violette auroreen une nuit sombré.     .      ANNE MARGUERITE MILLELIRI     .   Photographie Rachida Oum Naim
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dimanche 3 mars 2019

ANNA MARIA CARULINA CELLI...Extrait

Tu t'attendais à quoi En revenant sur les pierrailles Avec les quelques gouttes d'eau Que ces racines à secQui n'avaient offert ni feuilles ni fleurs ni fruitsQuand tu courbais l'échinePour les nourrir du lait opulent de tes seinsAvaient vidées à ta gorge Ces racines hermétiques luisaient à fleur de terreComme des serpents d'orComme les flammes d'orOndulant de désir dans l'âtre noirSinueuses couleuvresAux promesses enchanteresses J'ai encore dans l'oreille griséeTa voix grave et suaveDisait la jeune fille... [Lire la suite]
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lundi 25 février 2019

EDGAR MORIN...Extrait

Vivre de prose n’est que survivre. Vivre, c’est vivre poétiquement.L’état poétique est un état de participation, communion, ferveur, amitié, amour qui embrase et transfigure la vie. Il fait vivre à grand feu dans la consumation (Bataille), et non à petit feu dans la consommation. L’état poétique porte en lui la qualité de la vie, dont la qualité esthétique qu’il peut ressentir jusqu’à l’émerveillement devant le spectacle de la nature, un coucher de soleil, le vol d’une libellule, devant un regard, un visage, devant une œuvre... [Lire la suite]
mercredi 20 février 2019

ANNA MARIA CARULINA CELLI...Extrait

Est-ce sentir, penser, danser sur un fil Allonger la fouléeCaressant le tranchant des falaises Et pris par la rumeur des profondeurs qui grondent Sauter Toujours s'élancer dans le vide Saisir à la volée Le nuage qui passe S'égrène en pluie dès qu'effleuréFleurir, mourir est ce cela le cri de vivre Est ce s'oublier ou bien se souvenirDu fil sombre dans la lumièreDu rayon de soleil au fond de la chambre noire Est ce partir courir le mondeLes villes, les ports, les hommes,les drapsLes... [Lire la suite]
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vendredi 15 février 2019

NOCES A TIPASA

dimanche 10 février 2019

L'ETOILE VESPER...Extrait

« Faut-il vraiment donner le nom de pensées à une promenade, à une contemplation sans buts ni desseins, à une sorte de virtuosité du souvenir que je suis seule à ne pas juger vaine ? Je pars, je m’élance sur un chemin autrefois familier, à la vitesse de mon ancien pas ; je vise le gros chêne difforme, la ferme pauvre où le cidre et le beurre en tartines m’étaient généreusement mesurés. Voici la bifurcation du chemin jaune, les sureaux d’un blanc crémeux, environnés d’abeilles en nombre tel qu’on entend, à vingt pas, leur son de... [Lire la suite]
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samedi 9 février 2019

SUPPLIQUE

Je vous prie Qu'on me lave d'eau douce, celle du puits où dort la salamandreTout au fond du jardin près du figuier à l'ombre mortelleQu'on me lave de pluieCelle tombée qui fait bouger la terre de miracles légersJe vous prie,Qu'on me lave de neige, de grêle,Et du flot de la mer que je ne reverrai pas,De l'eau des larmes que j'ai pleurées quand je pleurais encoreDe ce que vous n'avez pas touchéQu'on me lave, nue,Du vin, du sang, des paroles, qu'on me laveDe la puanteurOn donne, on reprend, je ne sais rien de la tête des hommesDe ce qui... [Lire la suite]
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jeudi 7 février 2019

LA PLUIE MAUDITE ET AUTRES POEMES...Extrait

Sur la plage où l'ombre de la baie s'allongeIl est couché tel une vigne en son clos,Solitaire et tourné du côté des vagues.Son visage est empreint d'une grâce grave,Le vent de midi à ses traits se caresse,Il est plus beau que branche de grenadierGorgée de pépiements d'oiseaux, et sa taillePlus souple que l'ondulation d'un lézard.J'écoute la rumeur basse de la merQui surgit de la vague et se répercute,Masquée par un agave antique, j'épieSa gorge qui se change en une mouettePour s'envoler avec un gémissementVers l'or des nuages. Et de... [Lire la suite]
jeudi 7 février 2019

VOUS AVEZ FAIM ET MOI JE CHANTE

Merci Adélita mia...     Les vagabonds vont par les routes, je ne les vois pas.Les prisonniers hurlent, je ne les entends pas.Les affamés cherchent du pain, les gueux montrent leurs loques,les hommes floués cherchent la vérité.Et la terre couverte d’ivraie, la terre belle et fière,défend sa dignitépar une souffrance obstinée. O hommes affamés, loqueteux, floués!Je sais bien qu’un jour Les vagabonds vont par les routes, je ne les vois pas.Les prisonniers hurlent, je ne les entends pas.Les affamés cherchent du... [Lire la suite]
dimanche 3 février 2019

LE KEPI...Extrait

De là, je retombai dans l’enfance, car une créature féminine s’y reprend à plusieurs fois pour éclore. Je fus laideronne avec délices, la chevelure cordée et des mèches plates sur les joues. A toutes parures, je préférai mes vieilles chaussures lacées, mes anciens tabliers d’école et leurs poches pleines de noisettes, de ficelles et de chocolat. Les sentiers bordés de ronces, les massettes de roseaux, les lacets de souliers en pâte de réglisse, les chats, brefs tout ce que j’aime encore aujourd’hui me redevint cher. Il n’est pas... [Lire la suite]
Posté par emmila à 12:21 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
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