samedi 24 janvier 2009

RESPECTER LA VIE SOUS TOUTES SES FORMES

Base d'une autre éducation et d'une autre culture Nous savons que la culture de certains peuples montre les signes . d'une gratitude à l'égard des ressources vivantes que leur offre la nature. Nous sommes bien loin de cette attitude. Les exactions et les souffrances que l'être humain inflige aux créatures qui accompagnent son destin ne sont plus tolérables. Il n'est plus possible de voir la condition animale située soit dans l'excès d'adulation soit dans la cruauté la plus... [Lire la suite]
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mercredi 21 janvier 2009

LETTRES DU JARDIN

"Nous savonsdéjà que demain matin chaque flaque sera soleilébouriffé,que le soir, l'orage oublié,il suffira d'une fenêtre ouverte pour tenir la lunedans le creux de la main(comme un fruit vert)." "Dans l'air embrasé,des souvenirs de nous vibraient vers le haut,plus étroitement enlacés qu'ipoméeouvolubis.(...)Mais dans ce coin du jardinoù ne pénètre jamais le soleil,l'ombre du tilleul abritait toujours l'interrogationhumidedes fougères ... "Cette trop longue canicule nous épuise.Malgré mes arrosages, les fleurs sont pressées de... [Lire la suite]
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mercredi 10 décembre 2008

LE DEPART DES KWAKIUTES..Extrait

Femme-au-visage-d'ours les vit en rêve à l'embouchure du grand fleuve. Elle contempla sans y croire leurs visages blancs,mangés de barbe, vit le néant de leurs yeux fiévreux se poser sur les choses sans les voir.Lorsqu'ils tuèrent une femelle élan gravide qui s'était approchée trop près de la plage, elle sentit au creux de son ventre le froidmortel de l'acier et se réveilla en Sursaut, le coeur fendu. La nuit suivante, la tribu tout entière l'accompagna dans son sommeil, au cours d'un rituelhâtivement organisé. Les enfants seuls... [Lire la suite]
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jeudi 27 novembre 2008

PARCE QUE....Extrait

"J’ai trois épouvantails dans mon jardin, dont l’un à bicyclette. Je le soupçonne de pédaler jusqu’au village durant la nuit. Il a toujours des brins de paille en sueur et le chapeau de travers. En fait, ils aiment les oiseaux et ouvrent même la porte aux ratons laveurs. Sur le rang, mon jardin est le plus pauvre en légumes mais le plus riche en mots. Plus loin, j’ai un étang plein de grenouilles, de nénuphars, de carpes japonaises et de cheveux de fée. Quelques canards et un héron s’y posent quelques fois. Il sert aussi de patinoire... [Lire la suite]
mardi 11 novembre 2008

LES CANTOS...Extrait

"A la première pâleur qui éclaire les cieux Et les cités sises entre les collines, La déesse aux belles cuisses S’avance, le bois de chêne derrière elle, la pente verte, avec des bêtes blanches qui sautent autour d’elle ; Et descendant de là jusqu’où s’ouvre la crique, jusqu’au soir, eaux étales devant moi, et les arbres croissent dans l’eau, troncs de marbre taillés dans le repos, Plus loin que les palazzi, au repos, Cette lumière n’est point solaire. Chrysoprase, et l’eau claire verte, et claire bleue ; Plus... [Lire la suite]
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samedi 1 novembre 2008

LE GARDEUR DE TROUPEAUX...Extrait

"Plutôt le vol de l'oiseau qui passe sans laisser de traceQue le passage de l'animal dont le sol garde le souvenir.L'oiseau passe et disparaît, ainsi doit-il en être.Là où il n'est plus, et donc ne sert à rien, l'animalMontre qu'il a été, ce qui ne sert à rien. Le souvenir est une trahison envers la NatureParce que la Nature d'hier n'est pas la Nature.Ce qui fut n'est plus rien, et se souvenir est ne pas voir.Passe, oiseau, passe, et enseigne-moi à passer !". FERNANDO  PESSOA .
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mardi 14 octobre 2008

TABLEAUX VIVANTS

Dans les touffes de baisers, le palais des coquilles ; dans les plumes des pierres, la fontaine des langues ; dans l’éventail des seins, le sentier des regards. Sur les flammes effeuillées, la paupière d’ombre ; sur les ruissellements ébahis, le mot de passe ; sur les chevelure en opéra, la pluie de sucs. Un nuage de griffes arrache la peau du ciel ; un geyser de frelons écorche doucement le vent ; un cyclone de pétales déshabille le temps qu’il fait.. MICHEL  BUTOR .
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mardi 14 octobre 2008

VRILLES DE LA VIGNE...Extrait

"J'appartiens à un pays que j'ai quitté. Tu ne peux empêcher qu'à cette heure, s'y épanouisse au soleil toute une chevelure embaumée de forêts. Rien ne peut empêcher qu'à cette heure l'herbe profonde y noie le pied des arbres d'un vert délicieux et apaisant, dont mon âme a soif... Viens, toi qui l'ignores, viens que je te dise tout bas : le parfum des bois de mon pays égale la fraise et la rose ! Tu jurerais, quand les taillis de ronces y sont en fleurs, qu'un fruit mûrit on ne sait où, - là-bas, ici, tout près, - un fruit... [Lire la suite]
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lundi 13 octobre 2008

FILS DE LA FOUDRE...Extrait

"Et sans qu'elle ait daigné séduire les geôliersà son corsage s'est délité un bouquet d'oiseaux-mouchesà ses oreilles ont germé des bourgeons d'atollselle me parle une langue si douce que tout d'abordje ne comprends pas mais à la longue je devinequ'elle m'affirme que le printemps est arrivé àcontre-courantque tout soif est étanchée que l'automne nous estconcilié que les étoiles dans la rue ont fleuri en plein midi et très bas suspendent leurs fruits" . AIME  CESAIRE .
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jeudi 25 septembre 2008

RETOUR A LA TERRE-MERE

"Regardez notre terre : les arbres y ont été nombreux du temps de nos ancêtres. Nos anciens savent que notre terre n'a pas toujours été ce demi-désert avec des arbres dispersés et condamnés à mourir. La mort des arbres est comme un cri de douleur que la terre mère lance aux êtres humains. La souffrance de la terre est la souffrance de toutes les autres créatures. Lorsque la faim, le manque de nourriture nous afflige, c'est toujours la souffrance de la terre mère qui nous traverse. Car nous ne sommes pas séparés de la terre, nous... [Lire la suite]
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