jeudi 2 juin 2022

CE QUE JE SAIS - 697

Que savons-nous des larmes de l’arbreDe la couleur du sang de la pierreLes âmes des corps célestes sont-elles éternelles.Que savons-nous du désir des trous noirsDe l’épuisement de la terre à la tâche perpétuelleLes mystères sont-ils des entités.Que savons nous vraiment de nousDe notre présence les uns auprès des autresY a‑t-il une ligne qui relie toutes nos existences ...??? . Moi je sais les pleurs des animauxLa sensibilité extrême des végétauxLa souffrance des montagnes à émerger.Je sais que le papillon ignore qu’il... [Lire la suite]
Posté par emmila à 16:49 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , , ,

jeudi 2 juin 2022

OU EST LA SOURCE ?

  Frondaison  printanièredes tilleuls près des pinsdes cerisiers en fleurs :préludes du matin. L’angoisse de la nuitprégnante encore en moilentement se desserreà respirer le ventqui se fraie un passageau milieu de l’alléesortie il y a peudu filet des ténèbres. Dans le parc réveillépar le chant des oiseauxqui s’appellent l’un l’autresans presque le savoirserpentent des sentiersen montée, en descente,en courbes ou en droitescroisées ou parallèles. Les mouvements du cœurde joie ou de... [Lire la suite]
Posté par emmila à 16:03 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,
jeudi 2 juin 2022

CORINNE GRANDEMANGE ...Extrait

La volupté éclôt sur le grain du sensible quand, allongée parmi vous, herbes folles de l’imaginaire, la peau frissonne de cet éphémère fragile. Il suffit de fermer les yeux pour laisser glisser le souffle tiède du vent sur les paupières, et s’emplir des parfums mêlés de vos subtiles fragrances.Monte alors lentement du dedans la chaleur sensuelle de l’infiniment petit à être là au présent, dans ce grand tout qui un jour, le plus tard possible, chacun espère, recevra nos poussières de néant et les éparpillera au gré des courants... [Lire la suite]
Posté par emmila à 13:25 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , , , ,
mercredi 1 juin 2022

L'ATELIER DES SAISONS...Extrait

Les oiseaux fouillent la lumière,Picorent les murmures du vent,Demeurent étonnés,Entre sauge, lierre et sureau,D'entendre monter leur chant.   Dans quelle embuscadeM'attends-tu,Bonheur qui souris,Bercé par mes défaites ?Je rassemble à genouxDes peines pour la route.Il en faut pour chanterMieux se tenir debout.Le sourire d'une inconnue,Les mains légères des épis,Se nouant et se dénouant,L'odeur vieille d'une commodeDont les souvenirs sont envolés, Le bruit mat et rouléD'une pomme qui tombe,L'enfant qui ouvre la boucheEn traçant... [Lire la suite]
Posté par emmila à 18:14 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,
mardi 31 mai 2022

VENUS KHOURY GHATA

Tu es mon point du jour mon île colorée en bleu ma clairière odorante. Tu es ma neige volée mon pétale unique mon faune apprivoisé. Tu es ma robe de caresses mon foulard de tendresse ma ceinture de baisers. Tes gestes moulin à vent tes cils épis de blé et le rire se pétrit dans la cuve de ta bouche tu es mon pain joufflu mon nid. . . . . . VENUS KHOURY-GHATA . . . Oeuvre Sophie Gengembre Anderson  
Posté par emmila à 17:54 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,
mardi 31 mai 2022

JEAN-MICHEL SANANES....Extrait

  Je voudrais être cet oiseau planantloin de la lourdeur des temps,ce goéland qui, venant d'une meraux vents hostiles,pénètre le paysage,le mesurant comme l'enfantqui sonde la question.Que doit-il voir en son maître :l'homme, le savoir, la bienveillance,sa propre taille ou son insignifiance ? . Je voudrais regarder la terrecomme le migrant et sa tribucherchant un rivage de bon accueil. . Scruter le monde avec un œil de pierrequi, du haut de sa mémoire,se souvient de la naissance de l'univers,du combat... [Lire la suite]

samedi 28 mai 2022

PETIT TRAITE DE L'IMMENSITE DU MONDE...Extrait

Aux bords de l’humanisme .  .  Jusqu'à un certain jour où le ciel s'embru­nit, je voyageais pour rencontrer les Hom­mes. À ceux qui demandaient une raison à mes brusques départs, je décrivais l'huma­nisme — cet élan sentimental qui nous porte vers nos semblables -- comme présidant à tout élan vagabond. J'ajoutais que c'était pour étancher ma soif de l'Autre que je me lançais dans de longues échappées. Mes interlocu­teurs se montraient ravis de ces réponses : la référence à l'humanisme est le meilleur moyen d'endormir une... [Lire la suite]
samedi 28 mai 2022

CARMEN PENN AR RUN

Derrière le front l'énergie vert pomme d'une terre à blé où lentement poussent les épis _ les fougères des pensées se plient émiettent les mottes où germe le grain de demain _Rien ne s'oublie du passé à l'avenir quand la menthe en soi savoure mille désirs la vie crée notre paysage à partir du champ chromatique soutenu par l' apitoiement le plus intime quand des plus grandes détresses nous nous relevons par amour . . . . . CARMEN PENN AR RUN . . . .  Oeuvre Florence... [Lire la suite]
Posté par emmila à 10:27 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,
samedi 28 mai 2022

ANNA MARIA CARULINA CELLI, POEMES ...Extrait

Qu'est-ce que cette tête mèches Où les piafs, tandis que je rêvais d'amour Sont venus faire leur nid Parsemés de brindilles, de nuages, de fleurs sèches Des cheveux fous voguent à rebours Par-dessus mon visage vaguement étourdi Un moineau perché sur mon toit de chaume dit Que le pays ailé qu'abrite ma ronde pomme Pailles excentriques jetées aux quatre vents Tient lieu de chapeau de soleil, et même d'auvent Que l'été, je serai sous l'ombre d'un royaume Au bord de l'eau, la nuque contre un caillou La silhouette des fougères... [Lire la suite]
Posté par emmila à 09:24 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,
vendredi 27 mai 2022

CHEMINS D'ENCRE...Extrait

  J’en suis persuadé, c’est la même insatisfaction – ou le même manque – qui me fait marcher et qui me fait écrire. Me voilà sur un chemin, en haut d’une falaise, l’océan roule en bas du sable et des galets. Un taillis masque la petite crique dont je devine le croissant ocre enserré de rochers où se fracassent les vagues. Je tends en vain le cou pour essayer de l’apercevoir entièrement. Il me faudrait avancer encore, mais la voie en corniche devient malaisée. J’hésite, pousse un peu plus loin. Ici, le ravinement a entaillé le... [Lire la suite]