dimanche 28 mai 2017

LE PLUS BEAU TEMPS DU MONDE

 L’été respire au bout de ce récif de toits, L’été de ton amour plein de mélancolie, L’été qu’on voit mourir un peu dans chaque jour Qui roule jusqu’ici ses falaises de suie. Églogue fatiguée, l’on entend la chanson Très pure d’un oiseau au milieu du silence. Regarde s’enfuir le plus beau temps de la vie, Le plus beau temps du cœur, la mortelle saison De la jeunesse aux noirs poisons. Voici la route, Ce saut de feu dans le délire des cigales Et de bons parapets pour reposer tes bras. Dans le ciel campagnard meurt le... [Lire la suite]

vendredi 26 mai 2017

LA BOITE A MUSIQUE...Extrait

Ce que je me dis à moi-même jamais ne passe mes lèvres de ce que je lis dans les livres ne naît pas l'oubli de mes peines or mes peines sont ordinaires pourquoi résisteraient-elles à la grâce d'un vol d'oiseaux sauvages au bord du ciel les oiseaux migrateurs sont loin la peine toujours se réveille et je ne peux tendre la main qu'à cette ombre inconnue qui m'appelle   ...   Je ne parlerai qu'à voix basse à mes fantômes familiers et de nos pas dans les allées incertaines du vieux vieux temps nul ne pourra suivre... [Lire la suite]
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lundi 22 mai 2017

LES SECRETS DE L'ECRITURE

Je n’écris pas pour quelques-uns retirés sous la lampe Ni pour les habitués d’une cité lacustre Pour l’écolier attentif à son cœur Non plus pour cet enfant paresseux qui sommeille Entre mes bras depuis cent ans Mais pour cet homme qui dépassé par l’orage N’entend pas la rumeur terrestre de son sang Ni l’herbe le flatter doucement au visage J’écris pour divulguer ce qui vient des saisons La neige pure ainsi qu’une main féminine Et le pollen éparpillé sur les gazons Aussi l’agneau qui fait le calme des montagnes J’écris pour dépasser la... [Lire la suite]
dimanche 21 mai 2017

ENFIN, LENTEMENT...

Il faut sortir des ombresde l'épaisseur des nuitsdans l'indifférencedes rêves trop étroitsil nous faut sortir du sombre.Pénétrer dans le jourexister simplementdans la trace du gestedans la ligne posée. L'aube tarde.Du bronze de la nuitle vert émergel'espace soudain élargicrée un besoin effrénéd'étreindre.  La branche taciturnel'en allée de l'eauparesseuse et lenterien ne retient celui qui chercheune floraison tardive.Rien    sinon une femmela premièresur une toilefixée. Une femmenourrie de couleurset... [Lire la suite]
dimanche 21 mai 2017

AGNES SCHNELL...Extrait

Elle sait les ponts sur l’eau rapideles voûtes végétalesleurs mystères sonoresl’estuaire toujours reculantl’amour et ses oragessoudain lassés.Elle ne parle plus.Elle sait le rire étrangléle grondement des âmeset les fêluresmiroirs brisés ou lézardes. .   AGNES SCHNELL     .
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jeudi 18 mai 2017

UN COEUR QUI BAT

Merci Adélita mia   Lorsque le coeur éclot dans le berceau du temps, Comme une goutte d'eau jaillissant de la source, Un lever de soleil, des bourgeons éclatants, Sur la vie au long fleuve, un vaisseau prend sa course. Lorsque le coeur frémit sous le souffle du vent, Poussant tous les ruisseaux merveilleux de l'enfance, Au regard d'une mère, on voit briller souvent Une perle, une larme, au miroir d'espérance. Lorsque le coeur explose aux rayons de l'été, Ainsi qu'un soudain feu brûlant l'aube première, Rien ne peut... [Lire la suite]
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jeudi 18 mai 2017

UNE JOURNÉE BIEN REMPLIE... Extrait

Beauté, ce grand espace tout noirOù l’homme s’avance les yeux fermésUn bouquet de coquelicots jeté sur l’épauleCe mauvais air qu’on souffle sur les âmesLe bruit des songes qui épouvante le mondeJamais ne me feront oublier, Beauté,Ton regard trop brillant, ta gorge blanche, tes bras.La terre me retient d’une main tremblanteCar la mort est un dur voyage pour l’homme seulQuand Dieu se fait vieuxEt n’est plus fidèle aux rendez-vous qu’il donne.Déjà le radeau de la chance se soulèveLe vent de la chance tourneL’abîme me prend par le bras,... [Lire la suite]
jeudi 18 mai 2017

DE LA NECESSITE DU POEME - DEBUT DE LA PREFACE

Dès mon enfance, Sous le pommier Je promenais mon rêve, Je devenais printemps. On entre en son poème comme en un monastère de mousses et de fougères, d’eaux souterraines et de pluies de lumière qui n’en finissent pas de tapisser nos âmes, si, du moins, nous acceptons d’accueillir en nous ce murmure très bas, d’une assurance inouïe. Entre la feuille et l’arbre réside la Présence. Et c’est à raison qu’elle nous livre, dès lors, sans détour sa profession de foi : Ma vérité est végétale, Mon église, un nénuphar. … et... [Lire la suite]
mardi 16 mai 2017

BRUN

Brun est fasciste mais brunes sont les femmes du sud, ocre est convivialité et marron a la douceur vernie des fruits du marronnier qui déformaient mes poches dans mon enfance. L’histoire a chevillé dans nos mémoires une idée de morosité à la couleur de la terre, peut-être parce qu’on y ensevelit nos morts. Les obsèques ont pour armoiries le gris et le noir, teintés de la terre en hiver – c’est toujours une forme d’hiver que mettre en terre le corps de ceux qui furent. La nudité, le froid, les arbres dénués de leur parure après... [Lire la suite]
dimanche 14 mai 2017

ILS CASSENT LE MONDE

Ils cassent le monde En petits morceaux Ils cassent le monde A coups de marteau Mais ça m’est égal Ca m’est bien égal Il en reste assez pour moi Il en reste assez Il suffit que j’aime Une plume bleue Un chemin de sable Un oiseau peureux Il suffit que j’aime Un brin d’herbe mince Une goutte de rosée Un grillon de bois Ils peuvent casser le monde En petits morceaux Il en reste assez pour moi Il en reste assez J’aurais toujours un peu d’air Un petit filet de vie Dans l’oeil un peu de lumière Et le vent dans les orties Et même, et même... [Lire la suite]
Posté par emmila à 10:55 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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