samedi 14 mai 2016

LE BONJOUR ET L'ADIEU...Extrait

Merci à Sylvie ...  Toujours les choses se dérobent et laissent le regard errer sur cette nappe de clarté  dont la douceur n’est que l’approche de la pierre pour de violentes noces imparfaites.  Et l’entaille demain à la mesure du corps entier,  de quel cri s’éveillera le chemin ? Sous les paupières d’amande glisse le fruit des larmes évaporées, dur sommeil, long soleil de la besace des pauvres. ...    La parole chargée de guérir a dressé cette ruine  de quelques chardons... [Lire la suite]

samedi 14 mai 2016

L'ODE AU TEMPS QU'IL NOUS RESTE...Extrait

Le temps passe et nous te regardons depuis le nid ancien,comme un coquelicot dont les premières sèves ne s’oublientFleur fragile aux allures d’arbre, souriante sur nos désordres, pluies incessantes de la belle usureD’elle ou de moi, à qui ressembles-tu quand tu regardes de si près tes pasOù t’en vas-tu, si belle, dans le vaste couloirVers quel amour, quel labyrinthe choisiFier de toi ou orgueilleux de moi-même,combien me faudra-t-il de livres pour que cessent mes doutes et cette peur de te voir tomberNous te savons fidèle à tes... [Lire la suite]
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samedi 14 mai 2016

COMPLAINTE DU LEZARD AMOUREUX

N’égraine pas le tournesol, Tes cyprès auraient de la peine, Chardonneret, reprend ton vol Et reviens à ton nid de laine. Tu n’es pas un caillou du ciel Pour que le vent te tienne quitte, Oiseau rural ; l’arc-en ciel S’unifie dans la marguerite. L’homme fusille, cache-toi ; Le tournesol est son complice. Seules les herbes sont pour toi, Les herbes des champs qui plissent. Le serpent ne te connaît pas, Et la sauterelle est bougonne ; La taupe, elle, n’y voit pas ; Le papillon ne hait personne. Il est midi, chardonneret. Le séneçon... [Lire la suite]
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samedi 7 mai 2016

PEUT- ÊTRE QUE LE VENT

PEUT-ÊTRE LE VENT qui parledu vent dans les chênesPeut-être le rêve emprisonnéqui caresse l’idée du cielA travers les barreauxle regard qui veilleLa transparence du jourignorée du soleilPeut-être le désertla dune où passe une onde blancheLa chevelure du sommeilpenché sur les rizièresLe regret qui traîne racinessur les champs fatiguésEt la géométrie où durcitle projet du technocratePeut-être la collineoù l’air vif se découvre un parfumDans les lavandes la voixdes cueilleuses qui fraîchitLes nappes fugitives des riséesça et là renflées... [Lire la suite]
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mardi 3 mai 2016

ENTRE LE VIDE ET L'ILLUMINATION...Extrait

C’est une présence brûlante que je nommedans la fleur d’eau qui tremble entre les feuillesdans l’acier rigide du pont dans la pommeL’agenouillement du soleil au bord du fleuveC’est une présence brûlante que je nommequand s’avance puissant comme une étraveParmi la houle brutale des hommesdouleur contre douleur sang contre sangSous la paupière lourde de l’étoileAu fond du limon obscur qui râledéchiré par les crocs du feu et de la pierreÀ l’heure où s’éternise en moi la note graved’une flûte de berger ligoté dans la toiled’araignée des... [Lire la suite]
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mardi 3 mai 2016

SONNETS POUR UNE FIN DE SIECLE

à Vénus Khoury-GhataTous les enfants, vous le savez, sont des naviresqu’un proverbe pareil aux brises les plus doucesconduit, syllabe après syllabe, au continentoù les pingouins dorés murmurent des poèmes. Tous les enfants, vous le savez, sont des bouleauxqui dans la nuit, en demandant pardon, écartentleurs branches, leur écorce, et vont, jusqu’au vertige,danser sur la grand-place, au milieu des poulains. Tous les enfants, vous le savez, sont des comètesvenues nous rendre hommage au nom d’un autre azur,d’une autre vérité,... [Lire la suite]
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lundi 2 mai 2016

LA DEMEURE DES MOTS

 Ce que fut sa demeure Et son horizon de fuchsias Encor là comme un zeste d'étoile   La demeure Où le battement lent de son cœur Épouse la souffrance Et l'absence   Aujourd'hui Murmure clair-obscur La poussière des rayons engrange Les versets d'un visage ébloui   Et même une voix d'ange Se glisse dans les mots Un visible silence d'amour Se répand Auréole De la lueur d'étoile   Je pressens La fraicheur inouïe du jasmin Parfum de l'infini Le ciel au fond de l'ombre Naissant dans la... [Lire la suite]
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samedi 30 avril 2016

LES VRILLES DE LA VIGNE...Extrait

"« Je veux faire ce que je veux. Je veux jouer la pantomime, même la comédie. Je veux danser nue, si le maillot me gêne et humilie ma plastique. Je veux me retirer dans une île, s’il me plaît, ou fréquenter des dames qui vivent de leurs charmes, pourvu qu’elles soient gaies, fantasques, voire mélancoliques et sages, comme sont beaucoup de femmes de joie. Je veux écrire des livres tristes et chastes, où il n’y aura que des paysages, des fleurs, du chagrin, de la fierté, et la candeur des animaux charmants qui s’effraient de l’homme…... [Lire la suite]
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vendredi 29 avril 2016

L'ETENDUE

Herbes maigres, genêts et pins : amont d’aiguillesoù chaque ruine abrite un figuier, son enfant.(Conversation toujours la même, trop secrèteque le vent ralentit ou suspend, dans ses foules)Muraille désertée des nids, faute de feuilles ;mais le soleil qui l’a lézardée sait s’y fendre.Une poudre, limon d’espace, couvre tout :pierres, fruits, feuilles, même le dos des chevaux.Trois éléments dans ces atomes de poussière :air, feu, terre. Mais si étroitement liésque sans eau le prodige eût été impossible,au moins à leur début, puisque... [Lire la suite]
vendredi 29 avril 2016

HORS SAISON ( à paraître )...Extrait

L'indifférence, la méchanceté, la débacle, l'agitation, les petitesses, sont affaires d'hommes. Leurs ego bétonnent, leurs monnaies enterrent, leurs croyances mentent, leurs pouvoirs détruisent. Loin de ces jeux morbides, un seul lilas sauvage, un pan de mur éboulé, le trait roux d'un renard, un geste de moineau, un ru sur la poussière, des pépites de rires, donnent inlassablement la clé, le sens du vivant. L'écriture brûle comme un fagot bien sec. Ses cendres iront nourrir le vent et les graines qui ne demandent rien. Loin des... [Lire la suite]