samedi 17 octobre 2015

PATRICK ASPE

Trouver l'âme des pierres À la source des galets Jongler la terre en ligne de sel Danse de l'ultime tribu À la flèche décrochée D'une forêt de larmes de plumes de serpents etoiles Amazone fleurs flammes et fleuve Pour le soleil des illusions Sarbacane dans l'attente Des nuages Là bas dans le grand lointain du monde qui s'effiloche Tremblements des ors terreurs Au sang d'un conquistador fou Âme des pierres et des sueurs Âme soeur   .   PATRICK ASPE   .          
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lundi 12 octobre 2015

ALPHABET...Extrait

(…) pense comme pense un oiseau qui construit son nid, pense comme un nuage, comme les racines du bouleau nain . pense comme pense une feuille sur un arbre, comme pensent la lumière et l’ombre comme pense l’écorce luisante, comme pensent les nymphes derrière l’écorce, comme pense le lichen sur un peu de bois pourri, comme pense la clandestine écailleuse, comme pense la clairière brumeuse, comme pensent les marais quand la montée de l’arc-en-ciel se reflète, pense comme pensent un peu de bourbe, quelques gouttes de... [Lire la suite]
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dimanche 11 octobre 2015

NOTE UNIQUE

Le monde est à ses rêves Au plus serré des doigts C’est le mur qui sans trêve L’isole à jamais de toi Il n’est rien que des songes Le tien est de croire prendre Quand tout te fuit par le sien Quand le tien même te fuit Les arbres et leurs sèves Sont à d’autres forces Plus dure que leur rêve Il n’est pas d’écorce Tu les poursuis en vain Ils poursuivent leur rêve Tu cours tu n’atteins rien Tu es le mauvais élève Passe comme le vent Passe comme la vie A peine soulevant Le poids d’une chenille.   .   MAX POL FOUCHET ... [Lire la suite]
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jeudi 8 octobre 2015

EEVA-LIISA MANNER

De ma vie je fais un poème, du poème une vie, Le poème est la manière de vivre, et l’unique manière de mourir, indifféremment, d’une extatique : glisser dans l’infini, flotter au fil de Dieu léger instant d’élection. Au fil des yeux glacés de Dieu qui ne pleurent pas, ne veillent pas, ne formulent pas d’opinions qui regardent sans se fixer, et en approuvant tout, pratiquent l’ordonnancement et les instants précis, protègent le scorpion, le serpent, la seiche (détestés par les humains, qui mêlent ces formes à leurs passions) ; ... [Lire la suite]
dimanche 4 octobre 2015

FREDERIC LENOIR

Il aimait surtout s'étendre dans l'herbe, à une courte distance de la rivière, fermer les yeux et écouter le chant de la nature. L'écoulement de l'eau formait une sorte de grondement continu sur lequel venaient danser une multitude de voix les plus variées : le cri aigu du pinson, le sifflement du vent dans le feuillage des peupliers, le piaillement des mésanges, le frêle grésillement d'une sauterelle. Il lui arrivait d'être si intensément présent à cette symphonie pastorale qu'il se sentait fondre dans cet univers de sons jusqu'à... [Lire la suite]
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mercredi 30 septembre 2015

PETITS POEMES EN PROSE...Extrait

Que les fins de journées d’automne sont pénétrantes ! Ah ! pénétrantes jusqu’à la douleur ! car il est de certaines sensations délicieuses dont le vague n’exclut pas l’intensité ; et il n’est pas de pointe plus acérée que celle de l’Infini. Grand délice que celui de noyer son regard dans l’immensité du ciel et de la mer ! Solitude, silence, incomparable chasteté de l’azur ! une petite voile frissonnante à l’horizon, et qui par sa petitesse et son isolement imite mon irrémédiable existence, mélodie monotone de la houle, toutes ces... [Lire la suite]
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dimanche 27 septembre 2015

POINT DE VUE...Extrait

 ... Pour retraverser tant d’années, il suffit parfois d’une colline à redescendre : sitôt la rivière atteinte, votre pas d’homme a disparu ; un pied d’adolescent casse les roseaux secs, froisse les poésies, les feuilles mortes et dessine au sable de la rive la même empreinte jadis noyée par les grandes eaux. Quelques larmes de moins, le sentiment plus aigu d’une ignorance illimitée, les désordres du sang domptés ou mués en puissance continue – tout cela n’est que nuances et n’introduit pas de différence profonde entre la... [Lire la suite]
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dimanche 27 septembre 2015

UNE DEMEURE PARMI LES ORTIES

Songes immatures Cueillies à la lisière des insomnies Efflorescences d’une aube incertaine Rêves calcinés, Au soleil de nos errances Sur les chemins de l’infortune Des vergers d’ Ain- Ezzaouia saccagés Par l’Ogre qui règne en maître sur la ville Et du visage triste et fermé de la mère Tu te souviendras longtemps encore Il fallait partir Quitter la demeure L’enfance au goût de loukoum et des beignets de grand-mère D’olives noires comme nos yeux Et la course folle dans l’oliveraie Parmi les oiseaux et les orties Il fallait partir... [Lire la suite]
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mercredi 23 septembre 2015

EPAULE...Extrait

Fleurs des talus sans rosée, pitoyables au voyageur, qui le saluez une à une, douces à son ombre, douces à cette tête sans pensée qu’il appuie en tremblant contre nos visages, signes, timide appel, caresse à l’homme qui ne sait plus rien des hommes sinon ce murmure d’une voix sans lèvres et le frôlement des suppliantes ombres, vous tout autour de l’année comme une couronne de présences, la petite étoile du faux fraisier sous sa frange de neige noircie (un papillon nu s’est trompé de soleil et vacille... [Lire la suite]
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dimanche 20 septembre 2015

POEME DE CAMPAGNE III

Si un soir,NonSi tous les soirsVous sentez que votre visageA été souillé par du purinQue votre main N’a pas serré un seul bonjourQue votre sourireN’a pas fleuriDans un autre sourireDites-vousQue vous avez trop cherchéL’amitié du jour,L’amitié des chiens domestiquesOu l’amitié des champs de maïs.La nuit distribue ses litsLe vôtre est au clair de luneAvec les renards bleusEt les chats sauvagesGriffez, chassez, copulezEt ne rodez pas autour des fermesLe piège pourrait se refermerDerrière vousEt ce serait pire Que le purin, les bonjours... [Lire la suite]
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