mercredi 13 juin 2018

TOTEMS D'AILLEURS...Extrait

  ... sourdement sous la vagueet l’écho diluviencomme la peur ancestralele naufrage d’un mondequi nous glaviote sur la toilequelques ris dans le cœursous les grains la tourmentele dépit de gerber au gré des entourloupesà la cape au bord du videque l’accalmie revienne ...   .     ALAIN JEGOU     .
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lundi 23 octobre 2017

IL Y A DES JOURS COMME CA

... On attend le frissonà nos pulsations agrippéou terré plus loinquand la paroleéchappe.On attend le soufflele balbutiementla note perduela voix vagabondant Il y a des jourscomme çaoù rien ne vient.On attend le poèmele chant puren équilibreentre deux mondes.On attend le silencel’écriture du silenceou son illusion.On aimerait être prochede l'immense.La rage au cœuron attend l’espace étroit.Un rythme alterneforce à s’immobiliserà dériverancrage ratéentre les racines et la terregriffures au-dedansharpon de colèrerouge tapageur... [Lire la suite]
dimanche 10 septembre 2017

MEMOIRES SANS VISAGES & AUTRES TEXTES...extrait

J’ai les yeux hagards d’avoir trop regardé les soleils tristes des déserts Et j’ai roulé dans une détresse de chardons Le port, je le refuse Si j’ai mené les barques noires sous la lune, c’était par pur délire de naufrage Rien n’a sombré, que moi-même, et ce centre brûlant du vide, sphère de vent, géologie morbide J’ai les stigmates de l’absence, je me cherche dans les varechs, dans les cactus, les ammonites et le gypse Quel geste me rendra le jeu de vivre parmi les coquelicots fragiles Et les rires ?   .     ... [Lire la suite]
dimanche 12 mars 2017

VIVANTE PIERRE FRICHES no 71...Extrait

Nuit de Sisyphe, sans halte, sans recours Il n’y a pas d’aurore éclatante et fragile Juste cette fatigue et l’habitude du naufrage Mais l’étincelle, la sauvage, la brusque, nous la portons en nous, malgré nous, plus tenace que les désastres Envole-toi, Sisyphe, Un feu déjà se prépare La nuit, la nuit éclatera comme une graine prête à de nouveaux départs   .   COLETTE GIBELIN   .     Photographie Laureos  
jeudi 9 mars 2017

LA BELLE SAISON

Je regarde d’ici les guerres fatiguées Les mots qui sont des mouches sur les vitres Prisonnières Le poids mort de la pesanteur sur la nuque et ce temps que l’on tue De peur De croiser son regard d’y voir le décompte A rebours et le va et vient qui finira Les mêmes boucles la même fin qui ramène le naufragé Toujours à la même vague quand le sol se dérobe Je pense à Diogène avec sa lampe qui cherchait un homme Quand j’écarte de mon chemin les humains en cherchant la lumière Pourquoi Est-il impossible d’être debout Sans retomber... [Lire la suite]
jeudi 14 juillet 2016

LE MAÎTRE DES NAUFRAGES

Je ne suis qu’une disparition au milieu de ces océans évaporés : pas un oiseau dans le ciel ! Pas un cavalier en ronde ! Ni l’ombre d’un seul tambourineur qui devancerait une armée de mendiants et laverait dans un bac de sable un poème désabusé. D’autres villes me résorberont que j’appellerai désert. Des villes inaccessibles pour qui veut comparer des civilisations grandies dans le complot et la guerre, où l’amour ne chasse pas la haine, où la haine n’explique jamais les maladies du corps et de l’esprit. Des villes sans arc de... [Lire la suite]

mercredi 6 mai 2015

TOTEMS D'AILLEURS...Extraits

...   Caillante d’espoir Et piètre devenir En souffrance Qu'est-ce qu'une vie Sinon gagner du temps Comme on souffle sur ses doigts Pour les garder du froid Quérir un peu de chaleur Pour se préserver du pire Et poursuivre vaille que vaille L'ineffable combat   .....   Sourdement sous la vague et l’écho diluvien comme la peur ancestrale le naufrage d’un monde qui nous glaviote sur la toile quelques ris dans le cœur sous les grains la tourmente le dépit de gerber au gré des entourloupes à la cape... [Lire la suite]
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vendredi 7 mars 2014

SUSPENS...Extrait

Îles du temps, de notre aire de temps,La quaternaire, où nous aurons fait escaleDans l’attente de notre île dernièreHéritiers de havres clés en mainSitôt émergés de la mer maternelleMangeant à la table des aïeux, dans leur faïenceOu leur porcelaine, dormant entre leurs drapsSous les images dont ils avaient meublé leur îleEt ces visages connus inconnus allumaientDes feux de mémoire, creusaient sous la merDes galeries où nous jouions et rêvionsDans l’oubli du naufrage lent de notre île   .   CLAIRE MALROUX   . ... [Lire la suite]
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jeudi 31 octobre 2013

NAUFRAGE

Sans doute la montagne a-t-elleElle-même son silence ! les motsSont des fleurs tombées dans un bain de sable ―Décombres sous les pieds ! ― la mer,Son éperon délivre le vaisseau de sa voile,Et la dune est soudain vidée de ses rayons.C’est un son de pipeau que promène le vent.Et là, encore la barque dortLe mât se brise ? La terre au loinNe chante plusQue des refrains de mort. La cigarette du phareS’éteintEt les berceusesDes villes se perdent dans la mémoire.L’ange écoute son nom prononcéDans l’Orage. La maison secrèteDe ta vie,Tu... [Lire la suite]
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vendredi 17 août 2012

GENESE...Extrait

  Sur la mer, la voile subite du rêve. Papillon sans visage. Nuage dans sa patrie.     Brisée, la proue, le temps dans le séjour sans lumière des eaux. La barque, moi. Vigie qui oublie le naufrage de l'âme.     Tandis que s'éteint la nuit, une autre nuit plus obscure tombe sur ma maison. . MANUEL ALVAREZ ORTEGA . Oeuvre ?