samedi 22 septembre 2018

INTERVENTION DU POETE ISRAELIEN AARON SHABTAI A L'UNIVERSITE DES SCIENCES POLITIQUES DE TURIN MAI 2008

  La fermeture de la culture israélienne   Trois facteurs ont radicalement transformé la culture israélienne.   1° Comme l’a si bien perçu Hannah Arendt en 1961, la manipulation nationaliste de la Shoah (l’Holocauste), institutionnalisée en Israël aussi bien qu’en Europe et en Amérique, a eu pour résultat de profondes distorsions et une profonde démoralisation. Elle est devenue l’objet d’un étonnant culte d’état dans l’éducation, la culture et la propagande. Dans la culture israélienne, la Shoah n’appelle pas à la... [Lire la suite]

vendredi 16 juin 2017

LA LUMIERE DU MONDE

Jamais le monde n’a été aussi fort. Le terrorisme tel qu’on le connaît historiquement ne réussit qu’à renforcer le système qu’il prétend attaquer, bien que certains de ses membres aient pu avoir des têtes d’anges. Jamais la négation de l’âme n’a été aussi forte et tranquille. L’esprit n’est plus même nié, c’est plus sournois qu’une négation. Nous sommes comme des prisonniers dont le corps seul aurait le droit de sortir. L’âme va rester vingt-quatre heures sur vingt- quatre en prison : le reste, le clinquant, c’est seulement cela qui... [Lire la suite]
lundi 24 avril 2017

REINVENTEZ-VOUS...

Pas de meneurs, s’il vous plaît Inventez-vous puis réinventez-vous, ne nagez pas dans le même bourbier inventez-vous puis réinventez-vous et libérez-vous des griffes de la médiocrité. Inventez-vous puis réinventez-vous, changez de ton et de forme si souvent qu'on ne pourra jamais vous cataloguer. Ressourcez-vous et acceptez ce qui est mais uniquement selon les termes que vous avez inventés et réinventés apprenez par vous-même. Et réinventez votre vie parce qu'il le faut ; c'est votre vie et son histoire et le présent... [Lire la suite]
jeudi 2 février 2017

PAUL AUSTER ...Extrait

De la perte. Et d’une perte telle qu’elle pille l’esprit – jusqu’à la perte même de l’esprit. Commencer avec cette pensée : sans rime ni raison. Et puis simplement attendre. Comme si le premier mot venait seulement après le dernier, après une vie d’attente du mot qui était perdu. Ne pas dire plus que la stricte vérité : les hommes meurent, le monde déçoit, les mots n’ont aucun sens. Et par conséquent ne rien demander que les mots. Mur de pierre. Coeur de pierre. Chair et sang. Autant que tout ceci. Plus.   . ... [Lire la suite]
mercredi 7 septembre 2016

JE NE COMPTE PLUS QUE SUR LA BEAUTÉ DE TON CHANT ( Hommage )

Ce non-monde, ressassant d'être sans horizon, abhorre la tendresse : le sens n'y tremble plus dans le tempo dément ; ordre ordurier, temps de détresse, il se livre au vitriol, à la tenaille, au garrot, écorchant, matraquant, vomissant du venin en mots braillards, mots mirages amputés, encanaillés, assujettis, empuantis. La vie s'alarme : peut-elle se changer en s'ouvrant à la joie ? Me défiant de la tristesse, j'ai mendié tes doigts de lin, le nid suspendu sous ta robe, le duvet de ton regard à l'heure où les ombres s'allongent.... [Lire la suite]
mardi 26 août 2014

CE SOIR DANS CE MONDE

Ce soir dans ce mondeles mots du rêve de l’enfance de la mortil n’est jamais « ça », ce que l’on veut direla langue natale châtrela langue est un organe de connaissancede l’échec de tout poèmecastré par sa propre languequi est l’organe de la ré-créationde la re-connaissancemais non celui de la résurrectionde quelque chose en guise de négationde mon horizon de maldoror avec son chienet rien n’est promesseentre le diciblequi équivaut à mentir(tout ce que l’on peut dire est mensonge)le reste est silencesauf que le silence n’existe... [Lire la suite]
dimanche 17 mars 2013

ANDRE LAUDE

 La foi a déserté nos cœurs. Elle a fait place à la terrifiante lucidité. Mais la lucidité est plus amère que le plus pauvre pain. Nous nous tenons au bord de l’aube, au bord de la nuit , nous écoutons les voix sourdes des camarades qui agonisent dans les prisons bâties par des mains d’hommes. Et nous creusons des labyrinthes pour parvenir jusqu’à eux, dénouer les haillons, déchirer les chaînes .   .   ANDRE LAUDE   .            
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dimanche 18 décembre 2011

RENE DAUMAL

" Il faut entendre dès maintenant que toute poésie a sa racine dans l'acte immédiat de la négation. Le poète prend consscience de soi-même en faisant apparaître les formes qu'il renie et qui deviennent par la même les symboles, les aspects sensibles de son ascèse : il s'exprime parce qu'il rejette et projette de soi, et si l'on dit admirables les images qu'il nous propose, c'est toujours au " NON " caché derrière elles que va notre admiration. " . RENE DAUMAL .
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lundi 26 janvier 2009

PALESTINIEN

« …Lorsque tout un peuple porte avec autant de force l’amour pour la terre de ses ancêtres, aucune bombe, aucune force, si puissante soit-elle, n’est en mesure de réduire sa détermination, même si celle-ci peut connaître des moments de faiblesse. Multiplier les colonies, sacraliser un apartheid en construisant un mur semblable à celui de Berlin - que personne n’imaginait qu’il s’effondrerait un jour -, créer des « bantoustans » à l’image d’une Afrique du Sud raciste qui n’existe plus au XXIe siècle, tout cela n’attire certainement ni... [Lire la suite]
Posté par emmila à 16:41 - Commentaires [0] - Permalien [#]
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