lundi 23 janvier 2012

L'AURORE DE NEW-YORK

L’aurore de New-York a quatre colonnes de fange et un ouragan de noires colombes qui barbotent dans les eaux pourries. . L’aurore de New-York gémit sur les escaliers sans fin, cherchant parmi les arêtes vives le jasmin d’une angoisse dessinée. . L’aurore vient et nul ne la prend dans sa bouche parce qu’ici il n’y a ni espoir ni lendemain possible. Parfois les pièces de monnaie en essaims furieux transpercent et dévorent des enfants abandonnés. . Ceux qui sortent les premiers comprennent dans leurs os qu’il n’y aura ni... [Lire la suite]
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lundi 27 juin 2011

TOMBEAU POUR NEW-YORK...EXTRAIT

Pulvérisez-vous, statues de la libertés, clous enfoncés dans les poitrines avec une sagesse qui imite la sagesse des roses. De l'Orient le vent souffle à nouveau, arrache tentes et gratte-ciel. Deux ailes écrivent :
un alphabet second se lève sur les pentes de l'Occident et le soleil est fils d'un arbre planté dans le jardin d'al-Quds. Ainsi j'attise ma flamme. Je recommence, façonne et définis : New York, femme de paille dont le lit se balance de vide en vide. Et voici que le plafond se délite : toute parole est signe de chute,... [Lire la suite]
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vendredi 30 octobre 2009

PLUIES DE NEW-YORK....Extrait

« La pluie de New York est une pluie d’exil. Abondante, visqueuse et compacte, elle couleinlassablement entre les hauts cubes de ciment, sur les avenues soudain assombries comme des fonds de puits. Réfugié dans un taxi, arrêté aux feux rouges, relancé aux feux verts, on se sent tout à coup pris au piège, derrière les essuie-glaces monotones et rapides, qui balaient une eau sans cesse renaissante. On s’assure qu’on pourrait ainsi rouler pendant des heures, sans jamais se délivrer de ces prisons carrées, de ces citernes où l’on patauge,... [Lire la suite]
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lundi 17 août 2009

CIUDAD SIN SUEÑO

No duerme nadie por el cielo. Nadie, nadie.No duerme nadie.Las criaturas de la luna huelen y rondan sus cabañas.Vendrán las iguanas vivas a morder a los hombres que no sueñany el que huye con el corazón roto encontrará por las esquinasal increíble cocodrilo quieto bajo la tierna protesta de los astros.No duerme nadie por el mundo. Nadie, nadie.No duerme nadie.Hay un muerto en el cementerio más lejanoque se queja tres añosporque tiene un paisaje seco en la rodilla;y el niño que enterraron esta mañana lloraba tantoque hubo necesidad de... [Lire la suite]
dimanche 1 juillet 2007

NEW-YORK

NEW-YORK ( Officine et Dénonciation ) Sous les multiplications il y a une goutte de sang de canard. Sous les divisions Il y a une goutte de sang de marin. Sous les additions, un fleuve de sang tendre; un fleuve qui avance en chantant par les chambres des faubourgs, qui est argent, ciment ou brise dans l'aube menteuse de New York. Les montagnes existent, je le sais. Et les lunettes pour la science, je le sais. Mais je ne suis pas venu voir le ciel. Je suis venu voir le sang trouble, Le sang qui porte les machines aux cataractes et... [Lire la suite]