samedi 16 décembre 2017

NICOLAS DIETERLE

 ma phrase ne se brise plus contre aucune terminaison hâtive, désobligeante Elle coule généreusement, elle s'épanche dans un lit bordé par les falaises protectrices des majuscules La mesquinerie du point, cet avare, n'est plus de mise    ...  j'ai supprimé le point final devant chacune de mes phrases pour que rien n'arrête la suspension mouvante, grisée, à la fois funambule et précise, de mes mots alignés Amoureusement liés, ils forment une lente fumée bleue qui se dissipe et se renouvelle sans cesse .   ... [Lire la suite]
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mardi 26 février 2013

NICOLAS DIETERLE...Extraits

" Comme le petit poucet dans la forêt obscure, chercher à retrouver le chemin de ma maison en suivant les cailloux du dessin et de l'écriture. Nous avons tous la nostalgie d'une maison, d'un ordre, d'une unité. Nous la cherchons à travers l'amour, l'art, la religion. " " J'ai faim, j'ai tellement faim d'invisible. Il est bien vrai que, notre âme n'étant pas finie, elle aspire à ce qui est inaccessible, à l'illimité. Qui pourrait la freiner dans son élan ? Qui ou quoi pourrait brider ce cheval à la puissante foulée, si épris du... [Lire la suite]
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vendredi 28 septembre 2012

NICOLAS DIETERLE...Extraits

Si seulement je pouvais habiter les mots, comme une abeille loger dans leurs étroites cellules, au lieu d’être exclu de leur intimité à cause d’une faute obscure, commise avec les temps Si seulement je pouvais habiter un seul mot A nous, il n’est donné qu’une langue de misère, de brume et d’oubli Une langue tout en creux, en faillit Ne cède pas à la froide mort des mots, cet abîme tout en surface Le monde demande à être interprété Il le demande La contemplation est lecture, mais lecture supérieure, qui va au plus profond ... [Lire la suite]
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vendredi 28 septembre 2012

LE DEPART...

à Nicolas Dieterlé, i.m.,   Toi qui trembles de n’être qu’un arbre établi pour sourire au soleil, à la lune, quand ils se baignent dans le lait ardoisé de la nuée…   Toi qui te tends, si frêle, du sol au ciel, revêtu parfois du seul manteau de ton désir…   Tes feuilles se balancent, aiment le vent et l’automne où tout se désagrège pour que la terre puisse porter la promesse de nouvelles moissons…   Arbre, mon frère, tu sembles parfois si seul et si fragile, et pourtant des racines jusqu’aux... [Lire la suite]
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vendredi 28 septembre 2012

JOURNAL 1995...Extrait

« Par ailleurs, ma vie est verticale. Ma vie est une totalité verticale. Il faut rompre avec cette vision horizontale des choses qui privilégie la chasse, sur une mer plate, d’une impossible proie. Il ne faut plus chasser la vie devant nous. Il faut cesser d’user de ces yeux de tueurs. Chacun de nos regards vers l’avenir plante un harpon de plus dans notre vie présente, notre seule vie. Ah, comme les enfants sont heureux, qui savent que la vie se dresse tout entière vers le haut, pareille à une fontaine » . NICOLAS... [Lire la suite]
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vendredi 28 septembre 2012

L'AILE POURPRE...Extrait

« Hier dans la nuit, je me suis couché dans l’herbe avec, à mes côtés, une petite bougie à la flamme vacillante qui faisait autour d’elle comme un cercle de bonté si petite si fragile et si communicante, petit être creusant dans l’opacité environnante pour en révéler les trésors cachés Grâce à elle, la nuit se révélait habitée et parlante Au-dessus de moi, la glycine, jusqu’alors muette, délivrait de grands discours dorés et gracieux, souples lévriers de joie Je ne l’avais jamais vue ainsi, même en plein jour, si féconde et si... [Lire la suite]
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