mardi 7 août 2012

J'AI

Quand je me vois et je me pince moi, Jean Sans Rien encore hier et aujourd’hui Jean Avec Tout, aujourd’hui avec tout, je regarde en arrière, je contemple, je me vois, je me pince et je me demande : mais comment est-ce possible ?  J’ai, voyons un peu, j’ai le plaisir d’aller et venir partout dans mon pays, maître de tout ce qu’il y a, libre de bien regarder de près ce qu’avant jamais je n’ai eu et ne pouvais avoir. Je peux dire zafra, Je peux dire montagne, Je peux dire ville, dire armée, désormais miennes, à jamais, et tiennes... [Lire la suite]
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mercredi 28 décembre 2011

BALADA DE LOS DOS ABUELOS

Sombras que sólo yo veo, me escoltan mis dos abuelos. Lanza con punta de hueso, tambor de cuero y madera: mi abuelo negro. Gorguera en el cuello ancho, gris armadura guerrera: mi abuelo blanco. Pie desnudo, torso pétreo los de mi negro; pupilas de vidrio antártico las de mi blanco! Africa de selvas húmedas y de gordos gongos sordos... --¡Me muero! (Dice mi abuelo negro.) Aguaprieta de caimanes, verdes mañanas de cocos... --¡Me canso!(Dice mi abuelo blanco.) Oh velas de amargo viento, galeón ardiendo en oro... --¡Me muero! (Dice... [Lire la suite]
mercredi 28 décembre 2011

BALLADE DES DEUX ANCÊTRES

Ombres que moi seul j'aperçois mes deux ancêtres m'accompagnent.   Javeline d'os aigu tambour de cuir et de bois: mon ancêtre nègre. Collerette autour du coularge, grise armure guerrière: mon ancêtre blanc.   Pieds nus, torse minéral de mon nègre; pupilles de vitres antartiques de mon blanc. Afrique de forêts humides et de gros tambours sourds - Je me meurs ! ( Dit mon ancêtre nègre ) Caïmans des troubles marigots Verts matins des palmeraies - Je suis las ! ( Dit mon ancêtre blanc ) Oh voiles de vent... [Lire la suite]
mardi 11 mai 2010

ELEGIE A JACQUES ROUMAIN

        Il parlait d'une voix très grave.           Il se montrait triste et sévère.           Il fut de lune, il fut d'acier.           Il résonnait. Il s'enflammait.   Il s'avançait dans la lumière.           À mi-sentier, il s'est assis.           – Je meurs, a-t-il dit. Et le jour,           le jour n'était que rêve... [Lire la suite]
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dimanche 18 octobre 2009

PEUX-TU ?

Peux-tu me vendre l'air qui passe entre tes doigts et fouette ton visage et mêle tes cheveux? Peut-être pourrais-tu me vendre cinq pesos de vent, ou mieux encore me vendre une tempête? Tu me vendrais peut-être la brise légère, la brise (oh , non, pas toute!) qui parcourt dans ton jardin tant de corolles, dans ton jardin pour les oiseaux, dix pesos de  brise légère?     Le vent tournoie et passe dans un papillon. Il n'est à personne, à personne.     Et le ciel, peux-tu me le vendre Le ciel... [Lire la suite]
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lundi 24 août 2009

SALVE !

( El alma vuelve al cuerpoSe dirije a los ojosY choca.) – luz ! me invadeTodo mi ser. asombro! Intacto aùn, enorme,Rodea el tiempo. ruidosIrrumpen. como saltanSobre los amarillos Todavia no agudosDe un sol hecho ternuraDe rayo alboreadoPara estancia diffusa, Mientras van presentàndoseTodas las consistenciasQue al disponerse en cosasMe limitan, me centran! Hubo un caos? Muy lejosDe su origen, me brindaPor entre hervor de luzFrescura en chispas. Dia ! Una seguridadSe extiende, cunde, mandaEl esplendor aplomaLa insinuada... [Lire la suite]
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