samedi 6 octobre 2018

LES AMANDIERS...Extrait

Quand j’habitais Alger, je patientais toujours dans l’hiver parce que je savais qu’en une nuit, une seule nuit froide et pure de février, les amandiers de la vallée des Consuls se couvri­raient de fleurs blanches. Je m’émerveillais de voir ensuite cette neige fragile résister à toutes les pluies et au vent de la mer. Chaque année, pourtant, elle persistait, juste ce qu’il fallait pour préparer le fruit. Ce n’est pas là un symbole. Nous ne gagne­rons pas notre bonheur avec des symboles. Il y faut plus de sérieux. Je veux dire... [Lire la suite]

samedi 23 mars 2013

FAIS FRONT

Aux regards inquisiteurs, qui cherchant à forcer ta pudeur légitime, voudrait pouvoir t’enfermer dans une caricature de psychologie – toujours plus simpliste, toujours plus liberticide. Fais front ! Aux gardiens de troupeau qui, soit par les yeux doux, soit par les crocs, s’efforcent de te ramener vers leur « droit chemin », ignorant que ce chemin n’existe que dans leurs esprits médiocres. Fais front ! Aux chantres de la morale, laïques ou religieux, qui masquent leur frayeur puérile derrière des conceptions aussi... [Lire la suite]
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mardi 19 février 2013

RENE CHAR

C'est Baudelaire qui postdate et voit juste de sa barque de souffrance, lorsqu'il nous désigne tels que nous sommes. Nietzsche, perpétuellement séismal, cadastre tout notre territoire agonistique. Mes deux porteurs d'eau. Obligation, sans reprendre souffle, de raréfier, de hiérarchiser êtres et choses empiétant sur nous. Comprenne qui pourra. Le pollen n'échauffant plus un avenir multiple s'écrase contre la paroi rocheuse. Que nous défiions l'ordre ou le chaos, nous obéissons à des lois que nous n'avons pas intellectuellement... [Lire la suite]
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mercredi 23 juin 2010

FRAGMENTS POSTHUMES...Extrait

Si j'aime la mer et tout ce qui ressemble à la mer et le plus encore quand fougueuse elle me contredit : Si je porte en moi cette joie du chercheur, cette joie qui pousse la voile vers l'inconnu, s'il y a dans ma joie une joie de navigateur : Si jamais mon allégresse s'écria : "Les côtes ont disparu — maintenant ma dernière chaîne est tombée — l'immensité sans bornes bouillonne autour de moi, bien loin de moi scintillent le temps et l'espace, allons ! en route ! Vieux cœur !" — O comment ne serais-je pas ardent de l'éternité,... [Lire la suite]
Posté par emmila à 08:03 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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