mercredi 6 décembre 2017

Il A NEIGE TANT DE SILENCE...Extrait

Sans autre signe, sans nul autre prologue que la nuit, sertir l’espoir du monde dans l’amande du poème. Mais en cet enclos si précaire, qui saurait lire en filigrane l’éternel ? Quelle lumière filtre et graine sans l’inflexion d’une voix si ténue ? Langes ou linceul, naissance ou deuil, comment traduire ce que les mots recèlent ? Il a neigé tant de silence sur la page, que ce qui fut jadis écrit porte le sceau des sans-visage.     .   GILLES BAUDRY   .          

samedi 18 novembre 2017

CHRISTIAN ERWIN ANDERSEN...Extrait

“La difficulté, avec l'homme c'est de retrouver son vrai visage, celui qui gît aujourd'hui sous des milliers de masques, des vernis innombrables, derrière des myriades de soleils aveuglants ou au plus profond de la nuit la plus noire”   .   CHRISTIAN ERWIN ANDERSEN .     Oeuvre Amédéo Modigliani    
Posté par emmila à 20:38 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,
jeudi 16 novembre 2017

AGNES SCHNELL...Extrait

Des ponts pour ceux qui partentdes ponts ou une impulsionhors des nœuds de la nuit…Ce que tu crois stablen’est que province abandonnéedévastée lapidéesans refuges pour les cruesétrangléetels des souvenirs serrés dans un mouchoir… .     AGNES SCHNELL     .  
Posté par emmila à 21:03 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,
vendredi 10 novembre 2017

AU PRINCE / AL PRINCIPE

Si le soleil revient, si le soir descendsi la nuit a un goût de nuits à venir,si un après-midi pluvieux semble revenird’époques trop aimées et jamais entièrement obtenues,je ne suis plus heureux, ni d’en jouir ni d’en souffrir ;je ne sens plus, devant moi, la vie entière…Pour être poètes, il faut avoir beaucoup de temps ;des heures et des heures de solitude sont la seulefaçon pour que quelque chose se forme, force,abandon, vice, liberté, pour donner un style au chaos.Moi je n’ai plus guère de temps : à cause de la mortqui approche, au... [Lire la suite]
vendredi 3 novembre 2017

AFIN QUE NUL NE MEURE…

A la mémoire de François-Xavier Verschave et pour que la Grande Mort reste rêvée, rêvée seulement.. .   "Je t’offre ce dossier afin que nul ne meure, ni les morts d’hier, ni les ressuscités d’aujourd’hui. Je veux ma voix brutale, je ne la veux pas belle, je ne la veux pas pure, je ne la veux pas de toutes les dimensions. Je la veux de part en part déchirée, je ne veux qu’elle s’amuse car enfin, je parle de l’homme et de son refus, de la quotidienne pourriture de l’homme, de son épouvantable démission. Je veux que tu... [Lire la suite]
Posté par emmila à 13:03 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , , , , , , , , , , ,
dimanche 1 octobre 2017

PASSENT LES NUAGES

Entends-tu, entends-tu dans les taillis le chant des enfants, ces voix qui s’élèvent au-dessus des arbres d’argent se perdent dans la nuit prochaine, se taisent lentement et se confondent avec le ciel qu’efface la nuit. Les fils brillants de la pluie s’entrelacent aux arbres et bruissent en silence dans l’herbe blanche, entends-tu leurs voix, as-tu vu leurs cheveux aux peignes rouges, et leurs paumes ouvertes, tendues vers le feuillage humide ? « Passent les nuages, les nuages passent et meurent. » Ainsi chantent les... [Lire la suite]

samedi 23 septembre 2017

AU CLOU ROUILLE DU SOIR

Lumièreà la vie brève, comme l’est un jour de décembre, aux heures sans douceur, à moins qu’elles fussent de neige et de silence tamisé,où toute branche délestée d’oiseau ne tremble que du poids sans couleur de l’attente dans laquelle s’infiltre et remonte la crue inexorable de la nuit.On observe cette heure dont on ne sut que faire, dont les fleurs de givre s’accrochent aux barbelés des mots et aux ronces de la mémoire, essayant de comprendre en quoi ce qui finit allège de sa solitude tout ce qui a déjà échu. Ces coulisses d’un temps... [Lire la suite]
Posté par emmila à 18:56 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , , ,
mercredi 30 août 2017

MURIELLE COMPERE-DEMARCY ...Extrait

Et ce ciel a dévoré jusqu’à l’avant- dernière miette de cette nuit aux sangs retournés en-dedans de nos lèvres ourlées de mots abouchés au noir de l’horreur ô silence de cette nuit retournée à l’envers comme la liberté de nos gestes dans ce désastre des fenêtres Ce qu’il restait de soleils lucidité acide un zeste d’humanité & de miel gicle dans ce bleu de déveine violacée de liberté violée rognée en plein ciel Ce qui veillait encore de nuit lueur d’espoir en vie XXIème siècle de boucherie où des tueries... [Lire la suite]
samedi 26 août 2017

LE SILENCE DES PIERRES - MYSTES - Extraits

La voix déchirée des lunesdérive sur les continentsface aux mémoires engloutieset s’éteint dans la nuit des pierresTout est silence.Elle regarde les oiseaux aux mains coupéesleurs fissures déshéritées, le sol grisla cendre du sens.Il ne se passe rienQuand un monde se meurt.Tout est dans le chant absent. ... Sommes-nous certain de demeurervivantségarés sur les récifs de ce temps ?Il y a ici-bas un arbre dresséles bras en croixet une perle clouée, crucifiée.Il y a ici-bas, la trace argentéedes racines, la roséeet pourtantSommes-nous... [Lire la suite]
Posté par emmila à 15:42 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , , , , , , , ,
samedi 26 août 2017

POEMES MORTELS...Extrait

Ces joies qui sont comme des douleurs N’en parlons plus laissons ce monde mort écouler ses ruisseaux De sang jusqu’à la mer Laissons la nuit monter et pénétrer le ciel De fulgurante nuit Monde obscur et maudit dont le poids me soulève Je vous charge des peurs, je vous charge des maux Et du feu qui me ronge Et je reste un vaincu au bord de ce présent Fatal et dépouillé de gloire et de révolte. Je meurs lentement de vivre entre moi-même Et la malédiction de ces jours inutiles.   . . .   JACQUES PREVEL .   . ... [Lire la suite]