vendredi 30 mars 2018

STEFANO VILARDO...Extrait

Le vent tisse les chants des grillons et porte le bruit du ressac.L'air déjà plus tendrebrille dans les zones d'ombre au jeu alterné des luciolesla mémoire harcèle et se dilatedans le lacis profond du souvenir. .   . .   STEFANO VILARDO .   . .     Oeuvre Christian Arjonilla  

dimanche 4 mars 2018

DANS L’OBSCURITÉ ÉBLOUISSANTE...Extrait

Nuit Dans l’obscurité éblouissante mon visage est un charbon en fleurs dans la blessure de la mémoire et ma mémoire est faite des villes qui meurent effacées par le déversement du temps dans un autre temps Dans l’obscurité éblouissante ma main droite est un pont formé des têtes de mes amis et ma main gauche de forêts de bras coupés qui continuent à réclamer la paix dans l’obscurité éblouissante Mon dernier souffle comme la chute de l’argent sur les villes de cendres endormies brûlant de Rome à la Palestine d’Hitler à... [Lire la suite]
lundi 15 janvier 2018

DANS L'OBSCURITE EBLOUISSANTE...Extrait

Nuit Dans l’obscurité éblouissante mon visage est un charbon en fleurs dans la blessure de la mémoire et ma mémoire est faite des villes qui meurent effacées par le déversement du temps dans un autre temps Dans l’obscurité éblouissante ma main droite est un pont formé des têtes de mes amis et ma main gauche de forêts de bras coupés qui continuent à réclamer la paix dans l’obscurité éblouissante Mon dernier souffle comme la chute de l’argent sur les villes de cendres endormies brûlant de Rome à la Palestine d’Hitler à... [Lire la suite]
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lundi 15 janvier 2018

IL SUFFIT D'UN MOT

Nomme si tu peux ton ombre, ta peur et montre-lui le tour de sa tête,le tour de ton monde et si tu peuxprononce-le, le mot des catastrophes,si tu oses rompre ce silencetissé de rires muets, — si tu osessans complices casser la boule,déchirer la trame,tout seul, tout seul, et plante là tes yeuxet viens aveugle vers la nuit,viens vers ta mort qui ne te voit pas,seul si tu oses rompre la nuitpavée de prunelles mortes,sans complices si tu osesseul venir nu vers la mère des morts   dans le cœur de son cœur ta prunelle repose ... [Lire la suite]
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mercredi 6 décembre 2017

Il A NEIGE TANT DE SILENCE...Extrait

Sans autre signe, sans nul autre prologue que la nuit, sertir l’espoir du monde dans l’amande du poème. Mais en cet enclos si précaire, qui saurait lire en filigrane l’éternel ? Quelle lumière filtre et graine sans l’inflexion d’une voix si ténue ? Langes ou linceul, naissance ou deuil, comment traduire ce que les mots recèlent ? Il a neigé tant de silence sur la page, que ce qui fut jadis écrit porte le sceau des sans-visage.     .   GILLES BAUDRY   .          
samedi 18 novembre 2017

CHRISTIAN ERWIN ANDERSEN...Extrait

“La difficulté, avec l'homme c'est de retrouver son vrai visage, celui qui gît aujourd'hui sous des milliers de masques, des vernis innombrables, derrière des myriades de soleils aveuglants ou au plus profond de la nuit la plus noire”   .   CHRISTIAN ERWIN ANDERSEN .     Oeuvre Amédéo Modigliani    
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jeudi 16 novembre 2017

AGNES SCHNELL...Extrait

Des ponts pour ceux qui partentdes ponts ou une impulsionhors des nœuds de la nuit…Ce que tu crois stablen’est que province abandonnéedévastée lapidéesans refuges pour les cruesétrangléetels des souvenirs serrés dans un mouchoir… .     AGNES SCHNELL     .  
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vendredi 10 novembre 2017

AU PRINCE / AL PRINCIPE

Si le soleil revient, si le soir descendsi la nuit a un goût de nuits à venir,si un après-midi pluvieux semble revenird’époques trop aimées et jamais entièrement obtenues,je ne suis plus heureux, ni d’en jouir ni d’en souffrir ;je ne sens plus, devant moi, la vie entière…Pour être poètes, il faut avoir beaucoup de temps ;des heures et des heures de solitude sont la seulefaçon pour que quelque chose se forme, force,abandon, vice, liberté, pour donner un style au chaos.Moi je n’ai plus guère de temps : à cause de la mortqui approche, au... [Lire la suite]
vendredi 3 novembre 2017

AFIN QUE NUL NE MEURE…

A la mémoire de François-Xavier Verschave et pour que la Grande Mort reste rêvée, rêvée seulement.. .   "Je t’offre ce dossier afin que nul ne meure, ni les morts d’hier, ni les ressuscités d’aujourd’hui. Je veux ma voix brutale, je ne la veux pas belle, je ne la veux pas pure, je ne la veux pas de toutes les dimensions. Je la veux de part en part déchirée, je ne veux qu’elle s’amuse car enfin, je parle de l’homme et de son refus, de la quotidienne pourriture de l’homme, de son épouvantable démission. Je veux que tu... [Lire la suite]
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dimanche 1 octobre 2017

PASSENT LES NUAGES

Entends-tu, entends-tu dans les taillis le chant des enfants, ces voix qui s’élèvent au-dessus des arbres d’argent se perdent dans la nuit prochaine, se taisent lentement et se confondent avec le ciel qu’efface la nuit. Les fils brillants de la pluie s’entrelacent aux arbres et bruissent en silence dans l’herbe blanche, entends-tu leurs voix, as-tu vu leurs cheveux aux peignes rouges, et leurs paumes ouvertes, tendues vers le feuillage humide ? « Passent les nuages, les nuages passent et meurent. » Ainsi chantent les... [Lire la suite]