mercredi 26 juillet 2017

CHIAROSCURO...Extrait

... rien sinon si loin déjà que la nuit, l'oubli que le jasmin et le miel le parfum de la figue loin dérobé et que l'aube rien sinon si loin que le bois d'ébène de quelques fruits au coeur encore nocturne ouvert sur ta nuque sèche   .     DEBORAH HEISSLER     . Oeuvre ?    
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dimanche 16 juillet 2017

L'ÎLE DU COMMENCEMENT

ma nuit s'achève sur un fil de soie esprit éperdu fais tournoyer l'aurore mon verre est rempli de merveille messager des horizons solitaires l'oiseau fidèle à la veillée de l'amour porte ma raison à la main avisée dis seulement la fièvre du vers et l'alphabet de l'éveil des sens déclame la sueur des cieux émus reviens-moi au minuit des lumières procure la supplique du regard sur mon poitrail dépose son solfège à la mémoire de mon futur songe je transcrirai mon offrande à la sultane mon œuvre sera l’île du commencement  ... [Lire la suite]
mercredi 12 juillet 2017

L'ONDEE

Sous son sarrau d'ambre et d'ébène L'ondée aligne ses sarments Comme autant de larmes anciennes Que le vent sème sur les champs Il se fait tard sous la remise Le soir détrousse le jardin Sous le préau lassé s'irise Un crépuscule byzantin La nuit s'en vient filant sa laine Le long des murailles noircies Sans rémission saigne la plaine Sous l'oeil opalin de la pluie Sous son sarrau d'aube liquide L'ondée aligne ses sarments Comme autant de larmes candides Que le vent sème sur les champs   .     SYLVIE MEHEUT ... [Lire la suite]
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samedi 8 juillet 2017

SOMMEIL BLESSE

Tu respires dans un autre mondevivante à peine et soulevée par un nuage de poudretirée en arrière par des troupes de fuméeset sourde à l’eau des lèvresaux coups de grâceau beau rêve humide de la nuitqui rejette dans le sommeilles armées d’ombelles qui te lèchent les jambesla poitrine nue où batl’haleine d’une longue paresseavec des bouquets de feu dans les cheveuxdans tes mains trop grandes pour retenir la merque j’entends ruisseler au fond des routeset j’aiguise le tranchant de la viesur ta belle peau mouillée de soupirs.   . ... [Lire la suite]
dimanche 25 juin 2017

JEAN LAVOUE

J’ai cru que le jour était videJ’ai demandé pourquoiJ’ai cru que la nuit était videJ’ai demandé pourquoiJ’ai cru que le cœur était videJe l’ai pris dans mes mainsJe l’ai vu s’éclairer et brûler peu à peuAlors j’ai cru que l’homme un jour enfin vivraitNon par quelque miracle venu du bout des cieuxMais par cette chaleur qui tremble dans ses mainsAlors j’ai fait ce rêve d’une terre habitéeOù l’arche et la colombe enfin seraient sauvéesJ’ai cru que chaque oiseau promettrait le soleilJ’ai cru que chaque enfant annonçait le matin   .... [Lire la suite]
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samedi 24 juin 2017

EXPRESSION DU VOYAGE INTERIEUR

«Aux dernières tables de la nuit Et pour en être là que faut-il Je rêve à des femmes comme des poèmes Dans l’alphabet des oiseaux Lorsque l’amour est une momie Les gens qui dorment comme des oiseaux Chacun un cristal de nuit Sont des petits jardins Plongés dans l’eau des rêves Où tout est fou Rêves  à de grandes lunes Qui les éclairent  du dedans A perte de vue Et l’amour est une allée Jonchée de baisers  Et d’aube Ne réveillez pas l’enfant qui dort La folie est aux cimes des arbres belle de... [Lire la suite]

jeudi 22 juin 2017

OSCAR VICENTE CONDE...Extrait

Je ne vais pas laisser la nuit entrer par dessous la porte pour me voler le rêve Mais lorsque l'insomnie se met à hurler elle dépose sur moi sa nudité.   No voy a dejar que la noche entre por debajo de la puerta para robarme el sueño y cuando el insomnio grite ella deposite sobre mí su desnudez     .     OSCAR VICENTE CONDE Traduction André Chenet   .   Photographie Nolan Lester          
vendredi 16 juin 2017

HYMNE A LA NUIT...Extrait

"Un jour que je laissais couler des larmes amères, que mon espérance, décomposée, s’anéantissait en douleur et que je me tenais solitaire près du tertre aride qui dérobait en son étroite et sombre dimension la Figure de ma vie - solitaire comme nul solitaire encore ne le fut, étreint par une angoisse indicible - sans force, n’étant plus qu’une pensée de détresse. - Comme je cherchais une aide des yeux, que je ne pouvais ni avancer ni reculer, et que je m’agrippais avec un regret infini à la vie fuyante qui s’éteignait : - alors... [Lire la suite]
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lundi 17 avril 2017

VOYAGE A TRAVERS UNE NEBULEUSE

 Je ne peux remettre l’amour à un autre siècle je ne peux pas même si le cri s’étrangle dans ma gorge même si la haine éclate crépite brûle sous des montagnes grises et des montagnes grises Je ne peux ajourner cette étreinte qui est une arme au double tranchant d’amour et de haine Je ne peux rien ajourner même si la nuit pèse des siècles sur mes épaules même si tarde l’aurore indécise Je ne peux remettre ma vie à un autre siècle ni mon amour ni mon cri de libération Non je ne peux ajourner le cœur.     .   ... [Lire la suite]
vendredi 14 avril 2017

LES MOTS SONT DES CHIENS D'AVEUGLE...Extrait

Voici l'arbreroyal et solitaireen son ultime déploiementde fin du jour Le vent qui le traversey fait trembler les yeuxd'une lumière de larmes L'été s'y jette à corps perdul'été rayonne comme un paonEt l'arbre dit que tant de cielsans pesanteurne saurait être quel'analogie de Dieu Je caresse son écorceSous mes doigts une fourmilièrecharrie sa crasse de cadavres A mes pieds une pie ouvertelaisse voir son cœurnoir et racorni Et l'arbre dit que nous sommes les frèresdu rat de la mouche de l'hyène du scorpion Vienne la nuit qui n'est... [Lire la suite]
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