jeudi 24 février 2011

PREMIERE INSTANCE...Extrait

 Je reste à distance des rêves. Leur marée abandonne mon front, j’avance entre les pierres calcinées et je retombe dans la chambre qui m’enferme : les souliers attendent, les liens de famille, les dents du sourire et l’espoir imposé demain chanteront les sirène ( Et dans mon sang un autre chant s’élève : Je ne dis ma chanson qu’à celui qui vient avec moi…) Sordide fabricant de fantasmes, de petits dieux obscurs, poussière, mensonge au matin. Exilé de la colère et de la joie, assis sur une chaise, sur un rocher, ... [Lire la suite]
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mardi 5 octobre 2010

DOS CUERPOS

Dos cuerpos frente a frente son a veces dos olas y la noche es océano. Dos cuerpos frente a frente son a veces dos piedras y la noche desierto. Dos cuerpos frente a frente son a veces raíces en la noche enlazadas. Dos cuerpos frente a frente son a veces navajas y la noche relámpago. Dos cuerpos frente a frente son dos astros que caen en un cielo vacío..OCTAVIO  PAZ. Oeuvre Arnohttp://gilarno.com
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mardi 5 octobre 2010

DEUX CORPS

Deux corps face à face sont parfois deux vagues, et la nuit est océan.   Deux corps face à face sont parfois deux pierres, et la nuit, un désert.   Deux corps face à face sont parfois racines enlacées dans la nuit.   Deux corps face à face sont parfois des couteaux, et la nuit, étincelle.   Deux corps face à face sont deux astres qui chutent en un ciel vide. .   OCTAVIO PAZ . Oeuvre Stephen G.  Stini
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jeudi 13 mai 2010

OCTAVIO PAZ

Là où s’effacent les chemins, où s’achève le silence, j’invente le désespoir, l’esprit qui me conçoit, la main qui me dessine, l’œil qui me découvre. J’invente l’ami qui m’invente, mon semblable ; et la femme, mon contraire, tour que je couronne d’oriflammes, muraille que mon écume assaille, ville dévastée qui renaît lentement sous la domination des yeux.                                     Contre le silence et le... [Lire la suite]
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vendredi 19 mars 2010

CONCERT DANS LE JARDIN

Il a plu L'heure est un oeil immense En elle nous marchons comme des reflets le fleuve de la musique entre dans mon sang. Si je dis : corps il répond : vent. Si je dis : terre, il répond : où ? S'ouvre, fleur double, le monde : tristesse d'être venu, joie d'être ici. Je marche perdu en mon propre centre.OCTAVIO  PAZ. Oeuvre Didier  Delamonica
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samedi 14 novembre 2009

SOURCE

Parle laisse tomber une parole Bonjour j'ai dormi tout l'hiver et maintenant je me réveille Parle           Une pirogue glisse vers la lumière Une parole légère avance à tout voile Le jour a forme de fleuve Sur ses rives brillent les plumes de tes chansons Douceur de l'eau dans l'herbe endormie Eau claire voyelles à boire Voyelles parures du front des chevilles Parle           Touche la cime d'un silence heureux Ouvre les ailes parle sans... [Lire la suite]
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dimanche 18 octobre 2009

GRIFFONNAGE

Avec un morceau de charbon avec ma craie cassée et mon crayon rouge dessiner ton nom le nom de ta bouche le signe de tes jambes sur le mur de personne sur la porte interdite graver le nom de ton corps jusqu’à ce que la lame de mon couteau saigne et la pierre crie et le mur respire comme un sein . OCTAVIO PAZ . Dessin Gabriel Dante Rossetti
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lundi 29 juin 2009

ECRIT A L'ENCRE VERTE

  L’encre verte éveille des jardins, des forêts, des prés, des feuillages où chantent les lettres, des mots qui sont des arbres, des phrases qui sont de vertes constellations.   Laisse mes paroles descendre, te couvrir comme une pluie de feuilles sur un champ de neige, comme la statue sous le lierre, comme l’encre sur cette page.   Bras, taille, gorge, seins, le front pur comme la mer, la nuque, forêt d’automne, lèvres mordillant un brin d’herbe. ... [Lire la suite]
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mardi 21 avril 2009

LIBERTE SUR PAROLE

Il faut rêver à haute voix, il faut chanter jusqu'à ce que le chant s'enracine, tronc, branches, oiseaux, astres,  chanter jusqu'à ce que le chant engendre et que sourde de la côte du dormeur l'épi rouge de la résurrection,  l'eau de la femme, la source pour boire et se voir et se reconnaître et se reprendre, la source pour se savoir homme, l'eau qui se parle à elle même dans la nuit et nous nomme de notre nom... la vie et la mort ne sont pas des mondes contraires, nous sommes une seule tige avec des fleurs jumelles, il faut... [Lire la suite]
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mercredi 18 mars 2009

MAS ALLA DEL AMOR

Todo nos amenaza: el tiempo, que en vivientes fragmentos divide al que fui del que seré, como el machete a la culebra; la conciencia, la transparencia traspasada, la mirada ciega de mirarse mirar; las palabras, guantes grises, polvo mental sobre la yerba, el agua, la piel: nuestros nombres, que entre tú y yo se levantan, murallas de vacío que ninguna trompeta derrumba. Ni el sueño y su pueblo de imágenes rotas, ni el delirio y su espuma profética, ni el amor con sus dientes y uñas, no bastan. Más allá de... [Lire la suite]
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