mardi 18 février 2020

UN CHANT AUX PAS D'OISEAU

  Faut-il se dépouiller jusqu'à ce rien, cette racine nue,Ce trait de l'aube où le soleil se lève ?Mais ce sera de nuit,Les eaux du fleuve n'auront pas fini de nous dérouterQuand, soudain, quelques mots, à peine un souffle :Nous nous reconnaîtrons de ce paysDont le nom est hissé au faîte du silence. L'instant d'avant, tout était noir : l'ombre, l'oubli ;Mais déjà se dessinaient de grands signes inconnus dans les paumes de l'attente ;Le poème faisait provision de nocturnes lueurs, de bruissements d'ailes,D'instants fragiles... [Lire la suite]

dimanche 1 décembre 2019

ANNE MARGUERITE MILLELIRI...Extrait

Petite fleur de la neige,tache pourpre ourlée d'or sous un soleilbleu,Petite fleur des mots murmurés,du songe,du son vibrant,du chant d'oiseau... Sur la portée du vent les feuilles virevoltenten clef de sol,et la rivière --frissonne,bourdonne,chantonne,et le soleil --sonnedans la cascadevertedes saules.     .     ANNE MARGUERITE MILLELIRI  (2016 -modif.2019)     .    
samedi 16 mars 2019

L'AVENIR SEUL...Extrait

Et je l’ai rêvé et le rêve,Un jour le rêverai encore,Tout se répétera, tout se réalisera,Vous rêverez tout ce que j’ai vu en rêve. Là-bas, de notre côté, du côté du mondeLa vague poursuit la vague et bat le rivage,Et sur la vague l’étoile, l’homme et l’oiseau,Et le rêve, le réel et la mort – vague après vague. Pas besoin de date : j’étais et je serai,La vie est le miracle des miracles, et sur mes genouxComme un orphelin j’assois ce miracle, Seul au milieu des miroirs – dans le cercle des refletsDes mers et des villes qui... [Lire la suite]
mercredi 7 novembre 2018

LA FÊTE DE L'EAU

  L’on chante une rivière mal chantée car trop chantéecomme un mantra qui de tout l’affirmerait victorieuse,car ce n’est plus par réflexe qu’il faut nous y pencher : plutôt rompre la mécanique des automatismes,penser son cours comme notre propre réseau sanguin irriguant les tissus les plus essentiels de notre être ; autour les sources sont sèches, l’aridité ruisselleen un pays d’illusions comme de réalitéoù le mistral abrite les foulques et l’éphémère ; l’on chante la rivière aux factionnaires disparusdans un... [Lire la suite]
dimanche 21 octobre 2018

LE JOUR, NI L'HEURE...Extrait

L’oiseau de Braque d’un cri raye l’espacede la fenêtreje voisj’écrisj’essaie de figer dans le tremblement des mots le pur éclairde son    passage  Mais comment dire le perpétuel ailleurs de cet oiseau mentalqui traverse le tempspar la trame déchiquetée du hasard ?   .     JEAN-CLAUDE XUEREB     .  
Posté par emmila à 17:25 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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vendredi 28 septembre 2018

INGEBORG BACHMANN...Extrait

Mon oiseau Quoiqu’il advienne – le monde dévasté revient s’enfoncer dans le crépuscule ; les forêts lui préparent quelque boisson pour s’endormir, et du haut de la tour que le veilleur a quittée, tombe, tranquille et fixe, le regard de la chouette. Quoiqu’il advienne – tu connais ton heure, mon oiseau, tu prends ton voile et tu t’envoles, à travers le brouillard, vers moi.     .     INGEBORG BACHMANN     . Oeuvre Susan Hall 

mercredi 29 août 2018

BABIL DU SONGER...Extrait

Un oiseau passe éclair de plumesDans le courrier du crépusculeVa vole et dis-leur ! Dis leur que tu viens d’un paysFormé dans une poignée de mainsUn pays simple comme bonjourOù les nuits chantentPour conjurer la peur des lendemains Dis-leurQue nous sommes une bouchéeRépartie sur sept îlesComme les sept couleurs de la semaineMais que jamais ne vientLe dimanche de nous-mêmes Dis leur que les maréesOuvrent la serrure de nos mémoiresQue parfois le passé soufflePour attiser nos flammesCar un peuple qui oublieNe connaît plus la couleur... [Lire la suite]
vendredi 24 août 2018

C'EST A DIRE...Extrait

Ainsi me suis-je mis à aimer ce qui était propulsédans ce mondehors de l’écritureLe petit jour dans les îlesUn simple oiseau revenu transfiguré de sa migration.Il suffisait d’une barqueIl suffisait de ça.   ...   sivasteétait le mystère de la viesiprofondel’anxiétéqu’ellevéhiculaitquepresque sans raisonnous demeurions émotifssans raison ai-je ditsimplementcomme des âmes singulièresdoutant de toutsurtout d’elles-mêmesainsi se faufilaient les anssi profond étant notre étrange désir de vivre   ...   . ... [Lire la suite]
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vendredi 24 août 2018

UNE FOI POUR TOUTES

A Jean Bastien   Mon cœurveine ou déveineaura des ailesdans les montagnes et dans la plainedes hommes meurent pour la liberté L’oiseau parle une langue inconnueil n’a jamais pensé à la chancemais la chance est pour luidans les chansons mêmes de la peurla vie n’est qu’un signepour ceux qui meurent dans la nuittrahis par la clarté lunairepar les regards obstinés du soleil Il y parfois un homme qui vient d’Albanieil parle de la liberté comme d’un sein de marbreil y a des hommes qui viennent des villages perdusils... [Lire la suite]
Posté par emmila à 12:15 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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mercredi 22 août 2018

PHILIPPE TANCELIN...Extrait

Sur ta rose d’engagementl’histoire prend cette altitudede légendequi entre dans la clarté de peuples futurs Comme s’invente sur l’aire de révoltel’intarissableprésence à cueillir son mystèretu es cette branche qui tend à l’oiseauson libre vol    .   .  PHILIPPE TANCELIN       .          Oeuvre Federico Infante