jeudi 5 octobre 2017

L' ALCHIMISTE DE L'ATTENTE

J'ai toujours rêvé d'une seule chose, avoir un oiseau sur mon épaule, je l'attends toujours, et toujours il n'est pas là, je ne désespère pas parce que je sais que mon rôle dans la vie est de l'attendre, je sais que mon bonheur est de l'attendre, je sais que l'attente est une joie, je sais que l'attente est une possession, l'oiseau que j'attends n'est toujours pas là, mais il me donne envie de vivre ; pour mon attente, je regarde le ciel, pour mon attente, j'observe le mouvement des branches, pour mon attente, je consulte l'horizon,... [Lire la suite]
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vendredi 22 septembre 2017

L'OISEAU

Quand ton cœur de mésangePénétrait mon cœurJe te faisais patte blancheJ’arrondissais mes paumesSur ton rêveOù se cachaitL’oiseau abandonné Il volait dans ma têteL’oiseau du crépuscule doréSans jamais se blesser les ailesAux parois de mon crâneIl restait prisonnierJusqu’au petit matin Les trilles de l’auroreForçaient les nuagesJe me tenais deboutAu bord de l’oragePour le voir s’envolerJusqu’au retour de la nuitOù je l’attendais   .  JEAN  BOTQUIN   . Oeuvre Ade Adesina
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jeudi 10 août 2017

AU FIL DE L'HEURE PÂLE

Un jour, au crépuscule, on passe, après la pluie, Le long des murs d’un parc où songent de beaux arbres... On les suit longtemps. L’heure passe Que les mains de la nuit faufilent aux vieux murs... Mais qu’est-ce qui vous trouble au fil de l’heure pâle Qui s’ourle aux mains noires des grilles ? Ce soir, le calme après la pluie a quelque chose Qui fait songer à de l’exil et à la nuit... On entend le bruit nombreux Des feuilles partout Comme un feu qui prend... Des branches clignent. Le silence Épie Et il passe des odeurs... [Lire la suite]
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dimanche 16 juillet 2017

L'ÎLE DU COMMENCEMENT

ma nuit s'achève sur un fil de soie esprit éperdu fais tournoyer l'aurore mon verre est rempli de merveille messager des horizons solitaires l'oiseau fidèle à la veillée de l'amour porte ma raison à la main avisée dis seulement la fièvre du vers et l'alphabet de l'éveil des sens déclame la sueur des cieux émus reviens-moi au minuit des lumières procure la supplique du regard sur mon poitrail dépose son solfège à la mémoire de mon futur songe je transcrirai mon offrande à la sultane mon œuvre sera l’île du commencement  ... [Lire la suite]
dimanche 25 juin 2017

JEAN LAVOUE

J’ai cru que le jour était videJ’ai demandé pourquoiJ’ai cru que la nuit était videJ’ai demandé pourquoiJ’ai cru que le cœur était videJe l’ai pris dans mes mainsJe l’ai vu s’éclairer et brûler peu à peuAlors j’ai cru que l’homme un jour enfin vivraitNon par quelque miracle venu du bout des cieuxMais par cette chaleur qui tremble dans ses mainsAlors j’ai fait ce rêve d’une terre habitéeOù l’arche et la colombe enfin seraient sauvéesJ’ai cru que chaque oiseau promettrait le soleilJ’ai cru que chaque enfant annonçait le matin   .... [Lire la suite]
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vendredi 5 mai 2017

FAUTE DE MENEE

La question point au cœur de l’oiseau et il chante encore (opposé au silence, ne pouvant rester muet, de sa toute vibration au contraire, à tue-tête) la cantilène que les prophètes n’entendent pas, faute de trace en eux de ce qui est beau en ce monde. Pas davantage un seul instant il ne songe à l’exil bien que ce soit au cœur même du buisson qu’il habite, dût celui-ci flamber lui n’en sera pas aveuglé, ni son chant ne perdra sa capacité d’émergence dans le lent cataclysme de notre pandémonium. A l’aplomb, sous le sommet de son... [Lire la suite]

samedi 29 avril 2017

EEVA LIISA MANNER...Extrait

Quand la rive et son reflet sont parfaitement semblables et qu’harmonieux et paisible se fait le mariage entre ciel et eau, quand profonde et claire est l’illusion du miroir, et que flânent les animaux, et les nuages, et que la sombre forêt frémit en profondeur sans un souffle, il suffit alors d’une aile d’oiseau plongée dans l’eau pour briser le mirage : la reconnaissance émerveillée de l’eau et de la lumière au monde, fine comme le soir ; mais elle noue le mariage. Et le monde, frais et beau comme après la pluie ou la création,... [Lire la suite]
mercredi 12 avril 2017

L'EBLOUI

Je ne sais d’ici que le lent ravitaillement des heures Et le chant incessant écharpant le silence Je ne sais d’ici que l’ongle des sentiers qui écosse la plaine Et la mer au lointain qui lisse ses bas bleus La paresse des îles Le rouet de tes yeux L’indolence des palmes L’insolence des cieux Tu es cet ébloui revenu du silence Tu es ce murmuré dans le soir silicieux Tu as repris l’espace comme on reprend la chance Avec au cœur l’espoir d’un ultime voyage Tu es cet ébloui qui se joue des naufrages Tu me l’avais promis ... [Lire la suite]
mercredi 5 avril 2017

ALBERT AYGUESPARSE...Extrait

Rien ne grandit ici qui n’ait le poids de l’ombre.La nuit même se cueille avec des gants de suieEt son bouquet se fane entre les mains des pluiesEt l’on dit que son cœur est plein de graines sombres.Le monde surprenant des bêtes endormiesGlisse dans les chemins et laisse un long remousDe sueur et de lait à la robe des loups.Les pieds dans les cailloux, je t'attends, mon amie.Car sans toi ma journée est perdue et s’en va,Comme tant de journées, se mêler à l’oubli,Si tu lèves le bras, les murailles d’ortiesN’arrêtent plus le sang de... [Lire la suite]
dimanche 29 janvier 2017

L 'OISEAU ENCORE ( FRAGMENT )

(…) Il n’apporte plus de questions, il n’apporte plus de présages, mais il est là, heureusement, dans les moments où l’avenir se dissout dans ta nostalgie, où ton cœur affolé cherche son ancien rythme tandis que tes deux tempes savent ce qu’il te reste encore de temps pour faire des adieux discrets à ce qu’il te reste d’amis, à cet instant où l’aube vient soudain effacer ton dernier cauchemar, ta dernière insomnie, et qu’il jaillit du grand manguier du jardin créole d’en-face pour renouveler ta surprise, ton étonnement d’être en... [Lire la suite]