vendredi 10 mars 2017

LA NUIT A LA DERIVE ...Extrait

« Moi, Olga Orozco, du fond de ton cœur je déclare à tous que je meurs.J'aimais la solitude, l'héroïque durée de toute foi, l'oisiveté dans laquelle grandissent d'étranges animaux, des plantes fabuleuses, l'ombre d'une grande époque fluant au milieu des mystères, des hallucinations, et aussi le petit tremblement des bougies à la nuit tombante.Mon histoire est là dans mes mains et dans les mains de ceux qui l'ont tatouée.De mon séjour il reste les magies, les rites, quelques dates usées par le souffle d'un amour inhumain, l'épaisse et... [Lire la suite]

jeudi 20 décembre 2012

GENESIS

 No había ningún signo sobre la piel del tiempo. Nada. Ni ese tapiz de invierno repentino que presagia las                           garras del relámpago quizá hasta mañana. Tampoco esos incendios desde siempre que anuncian una                           antorcha entre las aguas de... [Lire la suite]
Posté par emmila à 23:17 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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dimanche 5 août 2012

GENESE, suite...Extrait

«Et quelqu’un a brisé tout en haut cette jarre grise où montaient boire les souvenirs; ensuite il a brisé le mémorandum d’aveugles serments blessés traîtreusement et il a détruit les tables de la loi inscrites avec le sang coagulé des histoires mortes. Quelqu’un a fait un brasier et a jeté un à un les fragments. Le ciel brûlait dans l’extinction de tous les enfers et sur la terre s’effaçaient ses traces et ses preuves. Moi, j’étais suspendue dans un temps de l’expiation sacrée; moi j’étais d’un côté très lucide de Dieu; moi, avec les... [Lire la suite]
vendredi 3 août 2012

GENESE...Extrait

« Il n’y avait aucun signe sur la peau du temps. Rien. Ni ce tapis d’hiver soudain qui présage les griffes de l’éclair peut-être jusqu’à demain. Ni ces incendies depuis toujours qui annoncent une torche entre les eaux de tout l’avenir. Ni même le frisson de l’avertissement sous un souffle d’abîme qui débouche sur jamais ou sur hier. Rien. Ni terre promise. C’était seulement un désert de chaux vive aussi blanche que noire, un avide fantôme né des pierres pour ronger le rêve millénaire, la chute vers le dehors qui est le rêve dont rêve... [Lire la suite]
lundi 9 juillet 2012

VARIATIONS SUR LE TEMPS...Extrait

« Nous avons lutté parfois corps à corps. Nous nous sommes disputés comme des bêtes sauvages chaque portion d’amour, chaque pacte signé avec l’encre que tu forges dans quelque éternité instantanée, chaque visage sculpté dans l’inconstance des nuages voyageurs, chaque maison érigée dans le courant qui ne revient pas. Tu as réussi à m’arracher un à un ces fragments déchiquetés de mes temples. Ne vide pas la bourse. N’exhibe pas tes trophées. Ne relate pas de nouveau tes prouesses de honteux gladiateur dans les galeries démesurées de... [Lire la suite]
Posté par emmila à 22:49 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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