vendredi 23 octobre 2020

LAETITIA EXTREMET...Extrait

Je pose un mot, un caillou, ma besaceet tout s’effaceque sont devenus les odeurs, les matins et la pluieet ton rire en cascadele vent dans les voletset les heures tranquilles au rebord de l’instantJe reviens de la nuit où j’ai cherché ton ombreet les années perdues à ne savoir que direSi je suis en retard, c’est que le temps n’est plusà son aube de lait, au miel de sa patienceJe ne suis plus qu’en marge d’une page blancheque j’écris en silence pour inventer l’écumede ta voix qui s’absente du doute qui m’assailledes odeurs de la... [Lire la suite]
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mercredi 20 mai 2020

BRUNO ODILE...Extrait

Ô combien il me plairait de ne pas renoncer à la joie en donnant un sens aux jours qui viennent ! Ma solitude est une porte défoncée, un levain sans adjonction, un ébruitement de l’ombre mourante à la lumière. La joie est punie lorsqu’elle reste sur le seuil, redoutant l’accomplissement comme une culbute prévisible. Un croche-pied à l’assiduité des épreuves et des délits. Une dégringolade pitoyable que la crainte et le doute s’empressent de tenir à l’écart. Des lumières naissent sous les dalles du silence. Quelque part, dans la... [Lire la suite]
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lundi 18 mai 2020

DANS LE TUMULTE DU LABYRINTHE...Extrait

Les forges de l’ombre . . . . Les mélodies silencieuses des feuilles tournoient là où le mur au soleil montre ses lézardes comme les échardes scintillantes des vagues errant vers leurs mots affamés de caresses et de mies de lunes offertes par les chants des oiseaux Et les calligraphies des fourmis renaissent du feu des paumes quand les pages s’ouvrent sur la voix de leur nocturne blancheur de jasmins hélas piétinés par l’indifférence pressée des ingrats des tours du vol tuant tout envol. . . . . . MOKHTAR EL... [Lire la suite]
jeudi 30 avril 2020

AUTOPORTRAIT SANS MIROIR

  Il me faut maintenant un arrêt, une halte prolongée, une place dans le creux, dans les plis, hors de l'impatience.Voici mon lieu de vie mal situé encore, inachevé, à la frontière de la démesure, de l'utopie. C'est une traversée extrême, infinie, du bord au rivage, d'un train aux vitres sales à un autre plus fulgurant, interminable comme dans les rêves… Une traversée quotidienne, attendue, espérée, une découverte voluptueuse parfois.Une table trop encombrée comme toutes les tables où l'on s'arrête souvent, voici le lieu d'où... [Lire la suite]
mardi 18 février 2020

UN CHANT AUX PAS D'OISEAU

  Faut-il se dépouiller jusqu'à ce rien, cette racine nue,Ce trait de l'aube où le soleil se lève ?Mais ce sera de nuit,Les eaux du fleuve n'auront pas fini de nous dérouterQuand, soudain, quelques mots, à peine un souffle :Nous nous reconnaîtrons de ce paysDont le nom est hissé au faîte du silence. L'instant d'avant, tout était noir : l'ombre, l'oubli ;Mais déjà se dessinaient de grands signes inconnus dans les paumes de l'attente ;Le poème faisait provision de nocturnes lueurs, de bruissements d'ailes,D'instants fragiles... [Lire la suite]
dimanche 7 juillet 2019

ANNA MARIA CARULINA CELLI...Extrait

Mon enfant court tout autourTout autour de la mer La mer, île des temps passés Que le vent a emportée Lorsque soufflant sur le Ciel de la marelle La Terre s'est renversée Mon enfant court tout essouffléTout autour d'une dune enfarinée Une mamelle de pain blanc Tiède, laiteuse et parfuméeMariant rondeurs enneigéesA la chaleur des profondeurs Mon enfant court autour d'un œil vert Tandis que dansent sur ses chevillesLes longues herbes des pupilles Cils ondulants du bord de rêveVers les savanes... [Lire la suite]

jeudi 4 juillet 2019

JEAN-CLAUDE IZZO...Extrait

  " Jadis tout avait un sens: et l’ombre et la lumière.Aujourd’hui tout n’est plus que justification:pour l’ombre comme pour la lumière.(Mais quelle science exacte peut répondredu silence majeur au faîte du clocher?)."   .   JEAN-CLAUDE IZZO   .    
mercredi 10 avril 2019

PROMENADE

  Il est des lieux limpides où dorment les lumières, Filtrant l'intimité comme un secret d'église,Ces endroits qui invitent à se mettre en prière,Délivré du vulgaire à la mine trop grise. Cette grâce qui vient gercer les plaies impures,De nos fronts fatigués des pensées qui déroutent Et fait la seule ride d'un horizon si sûr, Vers des lèvres qui lèvent le voile de nos doutes. Il est des lieux profonds qui parlent comme la mer,Quand notre âme a repris sa lenteur à aimer, Et les pas d'un rêveur tranquille... [Lire la suite]
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samedi 22 décembre 2018

FILS DE LUMIERE

  des fils aux pèresnous avons étéqui ils serontavons-nous comprisqu'il restera du noirà la lumièreplus loin que nousmaintenant c'est toiqui me fais signepour creuserun ciel perduet fleurir un autresoleil         MICHEL EKHARD ELIAL         Oeuvre Salvador Dali  
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mardi 13 novembre 2018

RIEN N'OBSCURCIRA LA BEAUTE

  Nulle défaite ne m’a été épargnée. J’ai connule goût amer de la séparation. Et l’oubli de l’amiet les veilles auprès du mourant. Et le retourvide, du cimetière. Et le terrible regard de l’épouseabandonnée. Et l’âme enténébrée de l’étranger,mais rien n’obscurcira la beauté de ce monde. Ah ! On voulait me mettre à l’épreuve, détournermes yeux d’ici-bas. On se demandait : « Résistera-t-il ? »Ce qui m’était cher m’était arraché. Et des voilessombres, recouvraient les jardins à mon approchela femme aimée tournait de loin sa face... [Lire la suite]