mercredi 29 août 2018

LA COMBUSTION DE L'ANGE

Au détour d’un poème en marche vers le Rienj’ai rencontré Quelqu’unqui dans l’ombre me parle en silenceet qui est mon cheminconnaissant tout de moi depuis bien avant ma naissanceau point que je défaille soudainde surprise d’effroi et d’une étrange joiedevant cette Existence immense qui me tutoie.   .     MARC ALYN     .   Oeuvre Shmuel Ovadyahu  
Posté par emmila à 11:18 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,

dimanche 12 août 2018

JUAN RAMON JIMENEZ...Extrait

"Les dieux n'ont pas eu d'autre substance que celle que j'ai moi-même." J'ai, comme eux, la substance de tout ce qui a été vécu et de tout ce qui reste à vivre. Je ne suis pas seulement un présent, mais une fugue torrentielle, de bout en bout. Et ce que je vois, de part et d'autre, dans cette fugue (avec des roses, des ailes brisées, de l'ombre et de la lumière) n'appartient qu'à moi, souvenirs et désirs bien à moi, pressentiment, oubli. Qui sait mieux que moi, qui, quel homme ou quel dieu peut, a pu, ou pourra me dire à moi ce que... [Lire la suite]
mardi 24 juillet 2018

IL EST GRAND TEMPS DE RALLUMER LES ÉTOILES

  Je prends ce vers à celui quiSans rimeEt sans façon Chanta le pont de Seine Et le nouveau Pour direCe qu'au tréfonds Gît par ces tempsDe mortEt de déconfiture Ces heures de haineEt d'amertume Où l'on ne sait à quel saint se vouer Quel Dieu prierPuisque tout paraît videEt que les êtres Ont perdu sens et équilibre Les petits hommes éteignent les flambeaux Et font de l'ombre sur la terre Il est grand temps Grand temps Vous dis-jeDe rallumer les étoiles     . ... [Lire la suite]
Posté par emmila à 08:31 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,
jeudi 28 juin 2018

ENTRE L'HERBE ET S0N OMBRE

Quel rêve peut venir après la levée de l’ombre sur ses cils ? les rideaux se balancent au rythme d’une musique oubliée Le doute creuse un trou dans le poème. Deviendra-t-il un abîme ? J’accroche mes yeux aux branches des arbres pour saisir au plus près le bleu des mots.     .     LYDIA PADELLEC     .      Oeuvre Claude Buck    
Posté par emmila à 22:42 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,
mercredi 27 juin 2018

RAVIR : LES LIEUX...

D’ici bouge la lumière. Regarde le vide lourd sur l’épaule éparpillé parmi les fenêtres.   Cherche ce que tu appelles, l’impossible mosaïque silencieuse du voyage et la lampe qu’on dirait brûlée par le temps. Regarde seulement la pièce où résonne ta vie. L’ombre jamais vue visible maintenant, dans les yeux du soir.   Entre toutes terres, le centre, la maison plus au centre, le jardin : sillons que tu racles, bêche de l’âme tirant vers toi le soleil les eaux de pluies sur les pétales à peine apparus. Au cœur... [Lire la suite]
Posté par emmila à 15:08 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , , , , , , , , ,
jeudi 17 mai 2018

PAUL CELAN...Extrait

Parle, toi aussiparle le dernier à parlerDis ton dire. Parle. Cependant ne sépare pas du Ouile Non.Donne à ta parole aussi le sens lui donnant l'ombre.Donne-lui assez d'ombre,donne-lui autant d'ombrequ'autour de toitu en sais répandueentre minuit midi minuit. Regarde tout autour,vois comme celà devient vivantà la ronde,dans la mort! Vivant!Dis vrai, qui parle d'ombre. Vois comme se rétrécit le lieu où tu te tiens.Où veux-tu aller, à présent, toi endéfaut d'ombre, où aller?Monte, en tatonnant, monteplus mince, plus... [Lire la suite]
Posté par emmila à 11:04 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

lundi 5 mars 2018

LE BAISER

" Au- dessus de l’atelier de mon père était un vaste grenier sonore comme une cale de navire. Une large fenêtre, dominant toute la cour aux moutons, permettait de voir, au- delà des toits, par là-bas loin, le scintillement de la rivière, le sommeil des collines, et les nuages qui nageaient comme des poissons avec de l’ombre sous le ventre. On ne pouvait vivre dans le bas de notre maison qu'en rêvant. Il y avait trop de lèpre de terre sur les murs, trop de nuits qui sentaient le mauvais champignon, trop de bruits dans l'épaisseur des... [Lire la suite]
samedi 3 mars 2018

CHRISTIAN ARJONILLA...Extraits

Dans la caresse de l'ombre et de la lumièreau secretle cœur retrouve la mémoireautrerythmele rythmeautre mémoireCe fantôme parle aux maisonsaux paysages du hasardle désastre lui répond ... Perdre piedsrépondre au videconfondre le cadavre exposé sur nos épaulesretrouver l'apesanteuroù se dévisagent des mots qui nous ressemblent ... Toujours l'entremonde happe et envahitIl y a longtemps que je n'ai plus de nompas d'unité de lieu ni de tempsLe trouble ne saurait me troublerla fascination me fascinerJe parle à l'invisible   . ... [Lire la suite]
lundi 15 janvier 2018

IL SUFFIT D'UN MOT

Nomme si tu peux ton ombre, ta peur et montre-lui le tour de sa tête,le tour de ton monde et si tu peuxprononce-le, le mot des catastrophes,si tu oses rompre ce silencetissé de rires muets, — si tu osessans complices casser la boule,déchirer la trame,tout seul, tout seul, et plante là tes yeuxet viens aveugle vers la nuit,viens vers ta mort qui ne te voit pas,seul si tu oses rompre la nuitpavée de prunelles mortes,sans complices si tu osesseul venir nu vers la mère des morts   dans le cœur de son cœur ta prunelle repose ... [Lire la suite]
Posté par emmila à 15:04 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , , ,
dimanche 24 décembre 2017

LISIERES DU GIVRE...Extrait

Eteignez les lampes !Taisez les lumières !Si je devais faire un vœu, ce serait la chaleurDe l’âtre un soir à la noirceur de charbon ! Et si je devais faire un vœu, ce seraitQue les flammes du bois de pinAttirent ici de nombreuses personnes, parmi lesquellesSerait peut-être celle que j’aimerais le plus – Et si je devais faire un vœu,Là, près du feu de l’âtre, ce seraitQu’une petite main apeuréeEt cherchant dans l’ombreTrouve la mienne – puis ne bouge plus –       TARJEI  VESAAS (1897-1970)  Traduction... [Lire la suite]