dimanche 13 octobre 2013

JEAN TARDIEU

"Nous voulons nous étourdir à force de lampes et de bruit. Tous nos livres, toutes nos actions ne sont remplis que du fracas des jours. Pourtant ce qui nous gouverne - instincts, imagination, rêves, passions, pouvoir créateur - plonge dans une ombre sans contrôle. Nous implorons, nous espérons la lumière, alors que, par un effet contradictoire, cette obscurité qui nous terrifie nous alimente puissamment.Mais il y a autre chose. Cette nuit si terrible apparaît bénéfique si nous l'embrassons, les yeux ouverts, dans la vérité du regard."... [Lire la suite]
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lundi 12 août 2013

LE DEHORS ET LE DEDANS...Extrait

La nuit bouge elle bat des ailes au fond du pré dans le vert qui vire une corneille brille comme anthracite Encore une goutte de lumière pour chaque noix aux noyers pour le chapeau clair des coprins éclos dans la nuit leur invraisemblable candeur contre tout ce noir qui se prend et tire à lui les couleurs Bascule de l'ombre Instant fragile, menace de cet automne où nous pourrions bien quitter sans crier gare ce logis piteux et mal aimé du corps le laissant seul à négocier nos redditions face à l'inexorable gravité de l'existence ... [Lire la suite]
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samedi 20 juillet 2013

LES MOTS LONGS - POEMES 195O - 1994...Extrait

La fleur pourrait voler, le papillon prendrait racine, l’étoile éclairerait la vie dans le cœur, la veille effaroucherait le jour, et le rêve aurait un sens. Tout est possible, peu importe. L’indifférence est la haute pensée qui règle le cours des événements. .... L’envie d’immortalité est pareille à la peur de l’ombre, et histoire de voiler la même réalité, on croit surmonter ses propres limites en se figurant que le savoir de l’autre vaut l’infini. J’énumère de désagréables évidences. Il semble pourtant que le plus vrai ne... [Lire la suite]
vendredi 28 juin 2013

ENTRE L'HERBE ET SON OMBRE...Extrait

 Quel rêvepeut venir aprèsla levée de l’ombresur ses cils ?les rideaux se balancentau rythme d’une musiqueoubliée   Le doute creuse un trou dans le poème. Deviendra-t-il un abîme ?J’accroche mes yeux aux branches des arbres pour saisir au plus près le bleu des mots.   .   LYDIA PADELEC Inédit http://www.recoursaupoeme.fr/lydia-padellec/quel-r%C3%AAve   .        
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mercredi 19 juin 2013

LE TEMPS D'ICI....Extrait

Tu marches au devant de ton ombre les yeux pris par la lumière étonnée que la terre ait tant de couleurs Encore un peu et le ciel reposerait sur tes épaules Le silence emporte ton corps immense et familier dans l’air mouvant Si tu t’arrêtais au bord de cette pierre tu comprendrais le cercle de la mer Ce désir qui croît depuis toujours entre tes pas et le vent   . .       MARILYSE LEROUX   .   ..  
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mardi 18 juin 2013

IL VERBO DEI SILENZI

 Erodée par l’infinité du feu                            la pierre que je chante.                                                  Seuil  où  s’enfonce un cri.   ... [Lire la suite]

mercredi 20 mars 2013

SONATE DE L'ABÎME IN EURYDICE DESORMAIS

Ce n’est pas tant La pulpe des fleurs Qui du temps premier Nous rend captifs Ce n’est pas tant L’ombre apprivoisée Entre silence capiteux Et souffle discret Ce n’est pas tant C’est tout simplement Ce tant de si peu Ce si peu de temps Qui nous est échu Orphée Tout comme fragile La pulpe des fleurs Sous le pas d’Eurydice   .   MURIEL STUCKEL Sur http://terresdefemmes.blogs.com/   .      
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dimanche 10 mars 2013

MICHEL CAMUS

Quand le corps fait écran à sa proprelumière, comment peut-il savoirde qui n'est-il que l'ombreNos bouches d'ombre, nos heures noires,nos puits d'angoisse, seull'émerveillement peut les combler delumièreL'homme et son Double : parolesd'ombre et lumière du silenceIl suffit d'un rien, d'un éclair, d'unelecture, d'un amour pour que toutredevienne vierge et innommé commeaux premiers jours du monde   .   MICHE CAMUS   .  
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jeudi 14 février 2013

LE LIVRE

L'ombre a, pour passé, la lumière et la clarté, l'ombre.    Quel que soit le chemin que nous empruntions, le passé brasille au loin, tel d'une bougie, le dernier bout libre de la mèche.    Nous retrouvons la chandelle quittée, le temps d'une lecture.    Le livre est le lieu de ces allers et retours ampliatifs.      ... de la nuit à la nuit, c'est-à-dire de l'en deçà à l'au-delà du passé.      Je fais une œuvre qui, instantanément, se refait dans le livre.   ... [Lire la suite]
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lundi 21 janvier 2013

DOMINIQUE SAMPIERO

La main est le berger de l'ombre.L'ombre des mots.L'ombre de rien.Elle rassemble.Une île entre le  visible et l'invisible.C'est par là qu'elle touche les mots, qu'elle les caresse et leur parle.Ils posent leur front glacé entre nos doigts.C'est la mémoire des outils; des courbatures.Des gestes vers la terre.Et l'on se surprend à tracer dans l'air des arabesques de semailles, à abattre des arbres de verres.A détourner des rivières muettes.La main sait tout.Le mouvement du pain.Les poutres sur l'épaule.Conduire les... [Lire la suite]
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