samedi 23 mars 2019

LES BARBES À PAPA DE MARRAKECH

  Dans le jardin El Fassi, très tard, les femmes, mères de famille, et leurs enfants, s'étaient installés sur les bancs en organisant des jeux. Pour la première fois la fraîcheur augmentée par le travail du vent réclamait sur soi un petit blouson.Les fillettes, à cheval sur des bicyclettes, tournaient, improvisant un manège absent. L'une d'elles, la plus belle, vint curieusement s'asseoir près de Mathieu, se tourna vers lui en faisant éclater la boule d'un chewing-gum à l'odeur sucrée, puis elle disparut... [Lire la suite]

vendredi 15 février 2019

NOCES A TIPASA

dimanche 30 décembre 2018

LA GRANDE FUGUE...HOMMAGE A UNE AMIE DISPARUE EN 2018...GHYSLAINE LELOUP

  Pas de faste dans les ombelles portées hautPas d’exubérance dans l’éparpillement des fleursVéronique, narcisses, œillets et asphodèlesDu blanc du rose du bleu du jauneComme on dit le pain et le vinSans nuances pour blesser leur candeur   C’est de l’origine parcourant tes recoinsUn cri brusquement doréQui se cogne aux paroisPuis s’éteint dans des mots élimésIl faudrait des paroles semblables aux fleursAvec leurs principes avec leurs parfums   Le vent prend corps dans l’herbe hauteMais nousQui nous consolera de la... [Lire la suite]
dimanche 30 septembre 2018

LA RETRAITE SENTIMENTALE...Extrait

La nuit descend, prompte à se fermer sur ce jardin dont la grasse verdure demeure sombre au soleil. L’humidité de la terre monte à mes narines : odeur de champignons et de vanille et d’oranger… on croirait qu’un invisible gardénia, fiévreux et blanc, écarte dans l’obscurité ses pétales, c’est l’arôme même de cette nuit ruisselante de rosée… C’est l’haleine, par-delà la grille et la ruelle moussue, des bois où je suis née, des bois qui m’ont recueillie. Je leur appartiens de nouveau, à présent que leur ombre, leur silence étouffant ou... [Lire la suite]
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samedi 22 septembre 2018

FICTION D'UN DEUIL

Hommage à mon père... pour ses marguerites et ses coquelicots, qu'on admirait sans jamais les cueillir   . L’innocence, je l’ai toujours vue accrochée à ton regard comme un voile d’eau qui danse les lumières du monde, enveloppe et sublime chaque chose du monde  Les chevelures folles des enfantsLa nacre des coquillages aux teintes indécidablesSculptésAux croisées des vents et des marées Un chapelet de beignets enfilés dans une feuille de palmierLes marchands ambulantsLes figues fraîches et le maïs grillé sur les... [Lire la suite]
dimanche 2 septembre 2018

LE COFFRET DE SANTAL....Extrait

C’est moi seul que je veux charmer en écrivant Les rêves bienheureux que me dicte le vent, Les souvenirs que j’ai des baisers de sa bouche, De ses yeux, ciels troublés où le soleil se couche, Des frissons que mon cou garde de ses bras blancs,De l’abandon royal qui me livrait ses flancs.Or que le vent discret fait chuchoter les chênes Et que le soleil soûle, aux clairières prochaines, Vipères et lézards endormis dans le thym, Couché sur le sol sec, je pense au temps lointain. Je me dis que je... [Lire la suite]
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samedi 28 juillet 2018

HISTOIRE COMIQUE DES ETATS ET EMPIRES DE LA LUNE...Extrait

Là de tous côtés les fleurs sans avoir eu d’autre jardinier que la nature respirent une haleine si douce, quoique sauvage, qu’elle réveille et satisfait l’odorat ; là l’incarnat d’une rose sur l’églantier, et l’azur éclatant d’une violette sous des ronces, ne laissant point de liberté pour le choix, font juger qu’elles sont toutes deux plus belles l’une que l’autre ; là le printemps compose toutes les saisons ; là ne germe point de plante vénéneuse que sa naissance ne trahisse sa conversation ; là les ruisseaux par... [Lire la suite]
jeudi 10 août 2017

AU FIL DE L'HEURE PÂLE

Un jour, au crépuscule, on passe, après la pluie, Le long des murs d’un parc où songent de beaux arbres... On les suit longtemps. L’heure passe Que les mains de la nuit faufilent aux vieux murs... Mais qu’est-ce qui vous trouble au fil de l’heure pâle Qui s’ourle aux mains noires des grilles ? Ce soir, le calme après la pluie a quelque chose Qui fait songer à de l’exil et à la nuit... On entend le bruit nombreux Des feuilles partout Comme un feu qui prend... Des branches clignent. Le silence Épie Et il passe des odeurs... [Lire la suite]
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jeudi 10 août 2017

AFFINS - A NOS PASSEREAUX SEDENTAIRES

Les hirondelles parties vous voilà sevrés des contes de migration, sur des lieux que vous ne scruterez pas, où les paysages marins aux montagnes succèdent dans tout un luxe rêvé de parfums et de couleurs ; le soleil devenu plus rare à vous de mieux comprendre la faible et souvent bénéfique lumière du jour dans l’espace de vos allées-venues qui se resserre pour quelque clarté intérieure, dans l’introspection ; sans la progéniture, de vos soins indépendante, de l’anfractuosité murale jusqu’aux cyprès trouverez-vous assez de... [Lire la suite]
dimanche 9 juillet 2017

ECLAT D'UNE POETIQUE DE L'INACCOMPLI, LIVRE 5...Extrait

No siempre se puede tocar el alma profunda. — Robarte de tus labios un beso abrasador. * S.V. . Nous avons traversé des orages, des tempêtes, les hautes solitudes, les profondes douleurs. Ne fût-ce que cela la vie ? La mort, n'était-ce que cela. — Vers l'haut-delà ? Des joies, — l'éclair, du bonheur, — l'éblouissement. — Or, j'avance somnambule, entre rêve et réel. Et j'ai outrepassé le visible, — le cap vers l'inconnu, — l'invisible. Nous serions donc passés, comme des fantômes pressés. Pourquoi ce brouillard, ce perpétuel... [Lire la suite]