dimanche 20 octobre 2013

THIAGO DE MELLO

Il faut qu’Amour soit la première parole qui soit gravée dans cette cellule Pour m’aider maintenant, et être la compagne demain de qui aura besoin de lui Je ne sais pas ce qu’il adviendra, mais il se dégage, de ce mot tellement de clarté qu’avec le pouvoir du peuple il me défend et me garde le cœur fort. Sur le mur sale, Amour est une joie que personne ne connaît : libre et lumineuse comme les lances du soleil de la révolte ; amour, et braise, et soudain rose.   .   THIAGO DE MELLO   .     ... [Lire la suite]

mardi 24 septembre 2013

JE VOUS ECRIS DE MES LOINTAINS...Extrait

Que dit la poésie ? Je viens sans glaive, sans épée. J'en appelle à l'encre du ciel, au sang des étoiles, au chant de l'alouette, aux couleurs de la criste-marine, à ce caillou blanc où mon nom est incrusté, ici, sur terre où tout n'existe que par le langage et l'expérience d'un cœur à cœur, là, avec quelque chose qui se donne à écouter, respirer, sentir, toucher. En songe, je rejoins ce frémissement de l'eau glissant des mains de la source souveraine, son frêle reflet teinté d'une lueur impalpable. Aussi je m'en reviens à... [Lire la suite]
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mercredi 24 juillet 2013

LORAND GASPAR

"La gorge peut délivrer le silence, le chant, la parole ou le cri d’angoisse quand elle se resserre sur son souffle le plus désespéré ; “ce rien qui coule” est entre vie et néant ; la “houle emporte " pour perdre comme pour sauver… La “ligne de partage” est parfois à peine discernable entre la tempête qui ravage au-dehors et le “bonheur d’entendre le vent au-dedans —” ( ). “Tant de choses incomprises”, et qui le restent selon l’art trop ordinaire du comprendre, n’interdisent pourtant pas l’effort d’un “com-prendre” — attentif, presque... [Lire la suite]
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dimanche 14 juillet 2013

MATHIEU BENEZET

Nourriture de la Nuit Le lait de l’œil est une chose qui commence comme la parole humaine elle douceurt je douceurs dans l’ouverture d’amour des mots cette femme qui crie est ma mère ensevelie déchirure du style le vent s’engouffre dans le vide qui naît va mon cœur puisque le ventre est assassiné   .   MATHIEU BENEZET   .          
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samedi 22 juin 2013

AGNES SCHNELL

A trop frôler les cimes on n'était qu'un oiseleur de vocables piégés à peine accordés. On se cachait pour décliner les voyelles on les mâchait jusqu'à l'insipide on s'arrêtait parfois sur une page pour rêver... ... Voici les roches envoûtantes nimbées de maléfices refusant aux arbres leur solidité l'eau dont les remous entraînent plus d'une image à peine fixée et ce chant illusoire pour allégeance à une indifférente divinité.   .   AGNES SCHNELL   .   Oeuvre Philippe Charpentier     ... [Lire la suite]
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mardi 18 juin 2013

VIVRESSE

« ... et ce n’est que le désir de l’éternité  impossible qui obsède et gâte les joies  éphémères des amants. »  Alfred Jarry – " Le Surmâle "   .      Prendre l’amour à bras le cœur  ne pas se méfier du bonheur  plus que du chat qui dort  sous peine de mort  vivre   précipiter les geôliers dans les précipices  et leurs clés dans les oubliettes  douter du meilleur qui nous fait languir  vivre à rebrousse-indifférence  les yeux... [Lire la suite]
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vendredi 14 juin 2013

LA TERRE VAINE ET AUTRES POEMES...Extrait

Si la parole perdue est perdue, la parole dépensée dépensée Si la parole inentendue, improférée Est improférée, inentendue; Pourtant demeure la parole improférée, la Parole inentendue, La parole sans parole, la Parole dans Le monde et pour le monde; Et la lumière brilla dans les ténèbres et A l'encontre du Monde le monde inapaisé continua de tournoyer Autour de la Parole silencieuse.   .   THOMAS STEARNS ELIOT   .        
dimanche 26 mai 2013

NATHALIE RIERA

  Au plus près de la bouche, les fraises, les tresses, la prose des roses, ce vœu que la parole ne soit pas vaine, appuyée sur le monde d'ici, avec ses déviances, variantes de cercles et autres figures, fragrances, aura et fumée, sel et semences, sol et abîme, le monde d'ici, avec ce qui est sans voyelles ni consonnes, sans piques ni scintillement, simplement le temps de ce qui est voilé, momentané   à aimer le cœur au plus près de la bouche à parler de cet éclair sur le papier ... pas d'encre sur la langue ce qui... [Lire la suite]
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samedi 4 mai 2013

RESTITUER LA PRESENCE ABSENTE - Heather Dohollau

  L'oeuvre poétique laisse en nous une trace d'encre et de lumière qui ne peut être figée : elle garde la fluidité féconde du vivant - ou alors, elle ne compte pas. Nous n'avons pas à l'expliquer, mais à la comprendre, car elle se suffit à elle-même. D'ailleurs, elle refuse de se laisser dire en peu de mots. Nous pouvons tout au plus témoigner ; avec l'espoir de convaincre qu'il est urgent d'aller aux livres Il y a, dans le cas particulier d'Heather Dohollau, que les premières pages publiées étaient - sans y... [Lire la suite]
lundi 15 avril 2013

RÊVERIES DE PAROLES

Parole. Un mot intraduisible. J'aime ces mots qu'on ne peut pas imaginer dans une autre langue, infréquentables s'ils perdent leur sonorité. Ils se dessèchent, ils fanent et s'étiolent. Des papillons de nuit au matin. Plus rien dans les mains, dans la bouche, la salive. Des mots du dictionnaire. La langue raisonnable, balisée, signalisée, carrée. Des mots codes, des boîtes, des carcasses.Des mots privés d'enfance, d'intimité, d'expérience, de sensualité. "Parole", je me le répète, je l'arrondis avec ma langue. Je le déguste, je le... [Lire la suite]
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