vendredi 26 avril 2019

ANNE MARGUERITE MILLELIRI...Extrait

Au bleu des rives tes rêves dérivent entrelacés de nuits blanches.Parfois leurs ailes se ferment, deux petits pieds d'enfants se posentsur le sable brûlant du passé --à petits pas rapacesle silencieux ravage du souvenir.D'autres fois, c'est l'oubli : une déchirure rouge au visage du ciel -- rire claquant de mouettesur la vague.     .     ANNE MARGUERITE MILLELIRI     .    

samedi 6 avril 2019

ANNA MARIA CARULINA CELLI....Extrait

Depuis les aquarelles du passé Assis et enchaînés à leurs chairs inertesIls nous regardent, les morts Ils ne nous jugent pas Les yeux largement étendusIls nous regardent passer Nous sommes leurs fantômes Leur illusion d’avoir autrefois existé sur le mur de la caverneLeurs reflets inconstants jouant à la surface d’un absurde miroirFeux follets égarés dans une nuit semblable au jourLeurs empreintes orphelines Ô mèresÔ pèresQui ont l’âge des pierresPourquoi nous avez-vous abandonnés ? Je porte un nom... [Lire la suite]
samedi 29 décembre 2018

LA PERSISTANCE ILLOGIQUE DE LA VIE

Cette mystérieuse circonstance qui fait que les choses de notre passé continuent d’exister y compris lorsqu’elles sortent de notre vie, et s’épanouissent,même, en donnant chaque saison de nouveaux fruits, pour une récolte dont nous ne saurons plus rien.       ALESSANDRO BARICCO       Emma et Cé...
samedi 29 décembre 2018

ANNA MARIA CARULINA CELLI...Extrait

Des cartons entassés A l'entrée de la demeure de naguèreLogis des gens d'autrefois Que nous étions Que nous avons abandonné Chacun de son côtéDe lasse guerre Une maison de brins de paille Un taudis de miteux fragments d'air Où tu passais en coup de ventLa paillasse de tes nuits L'adresse de mes levants Il n'en reste rien aujourd'hui Qu'un trou de mémoire Une pagaille de mots Tombés sur le champ de bataille Un seuil sur le vide Une fenêtre suspendue à un souffleSous... [Lire la suite]
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jeudi 6 décembre 2018

LE LEGS

Que faire maintenant de tous ces graffiti des adieux encombrants des choses des oiseaux des hasards désormais interdits dans cette cruauté d'horloge   & à l'enfant seul comme une île -à son effroi & à sa soif- quel sésame quel schiboleth quelle chose apaisante & douce quel bienveillant symbole laisser   si l'on n'a plus que l'art de questionner l'écho de voler au reflet ce qu'il sait du parfait aux maisons envolées le secret d'habiter & à la nostalgie la vérité d'ici   comme un... [Lire la suite]
mercredi 21 novembre 2018

MATINALES...Extrait

"Ecrire c'est entrer en silence, parler à voix basse pour quelques-uns qui entrent en silence avec vous parce qu'ils reconnaissent une voix qui monte du fond d'eux-mêmes. Il existe une race d'hommes, voyez-vous, qui vous est accordée. L'un est écrivain, l'autre lecteur, qu'importe ! Ils sont branchés sur le même courant, par-delà les idées et opinions. Si tant d'êtres humains vivent selon les apparences et s'épuisent au théâtre, c'est afin de fermer le puits des abîmes. Car si la voix immémoriale murmurait encore ils ne pourraient... [Lire la suite]
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dimanche 11 novembre 2018

ANNA MARIA CARULINA CELLI ... Extrait

È porta lu quissu missaghju Per tutti quelli chì sò d’avveneÈ di l’anticu ai primuraÈ di l’avvene ùn ai paura Campesino, Esse Et porte leur ce messagePour tous ceux qui sont l'avenirDu passé prends soinDe l'avenir n'aie crainte     .   ANNA MARIA CARULINA CELLI     .   Oeuvre Vlad Safronow
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mercredi 19 septembre 2018

L'ENFANT DE JUIN / EL HIJO DE JUNIO

C’est notre enfant.Il est né un jour de juin.Un jour de grande chaleur et de soleil lourd ; je me sens vivant et jeune et sa mère , tendre et chaude : c’est ainsi qu’il est venu au monde. Les jours ont passé.Sans doute manquons nous de courage, mais il vit, obstinément, chaque jour, un jour de vie de plus ; ainsi pousse notre enfant, notre enfant de juin ; nous ne savons pas l’écrire au futur. Notre enfant.  Ce jour de juin, soleil brûlant, bonheur : léger, il n’y aura plus d’hiver ni de... [Lire la suite]
lundi 10 septembre 2018

L'EXIL IMMOBILE/ESILE IMMOBILE

Ce matin je ne sais pas ce qui s’est passé :les maisons n’ont plus de fenêtres,les arbres n’ont plus de racines,les prairies ont abandonnéleur couleur dans la nuit,les fleurs se sont réduitesà un simple contour en fil de fer.La mer ne retrouve plus l’horizontransparent dans l’espace transparent.Des étoiles monte un filet de brumecomme de chandelles éteintes.Le bon Dieu a avalé l’orange du cielet à la place de la lune, plus qu’un trouqui conduit au cimetière des avions morts,il fait nuit dans la nuit, noir dans le noir.Maintenant les... [Lire la suite]
vendredi 17 août 2018

C'ETAIT DEMAIN...

  J’aime le temps d’avantEt même un peu plus tôt… Quand l’attente s’éveille…Quand le regard se croise Et que se tend l’oreille sur un sourire naissant…Un mouvement de tête, timide, sur le coté penché, complice du sourire avant de s’en aller sans penser à plus tard.. Et puis qui se retourne à l’angle de nulle part…Ici, là-bas, plus loin, ailleurs…Au détour du chemin, de la ruelle étroite, de la terrasse du Bar, pour semer un espoir, fixer un au revoir, un frêle espoir promis en guise de pourboire…Un battement de... [Lire la suite]