jeudi 6 décembre 2018

LE LEGS

Que faire maintenant de tous ces graffiti des adieux encombrants des choses des oiseaux des hasards désormais interdits dans cette cruauté d'horloge   & à l'enfant seul comme une île -à son effroi & à sa soif- quel sésame quel schiboleth quelle chose apaisante & douce quel bienveillant symbole laisser   si l'on n'a plus que l'art de questionner l'écho de voler au reflet ce qu'il sait du parfait aux maisons envolées le secret d'habiter & à la nostalgie la vérité d'ici   comme un... [Lire la suite]

mercredi 21 novembre 2018

MATINALES...Extrait

"Ecrire c'est entrer en silence, parler à voix basse pour quelques-uns qui entrent en silence avec vous parce qu'ils reconnaissent une voix qui monte du fond d'eux-mêmes. Il existe une race d'hommes, voyez-vous, qui vous est accordée. L'un est écrivain, l'autre lecteur, qu'importe ! Ils sont branchés sur le même courant, par-delà les idées et opinions. Si tant d'êtres humains vivent selon les apparences et s'épuisent au théâtre, c'est afin de fermer le puits des abîmes. Car si la voix immémoriale murmurait encore ils ne pourraient... [Lire la suite]
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dimanche 11 novembre 2018

ANNA MARIA CARULINA CELLI ... Extrait

È porta lu quissu missaghju Per tutti quelli chì sò d’avveneÈ di l’anticu ai primuraÈ di l’avvene ùn ai paura Campesino, Esse Et porte leur ce messagePour tous ceux qui sont l'avenirDu passé prends soinDe l'avenir n'aie crainte     .   ANNA MARIA CARULINA CELLI     .   Oeuvre Vlad Safronow
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mercredi 19 septembre 2018

L'ENFANT DE JUIN / EL HIJO DE JUNIO

C’est notre enfant.Il est né un jour de juin.Un jour de grande chaleur et de soleil lourd ; je me sens vivant et jeune et sa mère , tendre et chaude : c’est ainsi qu’il est venu au monde. Les jours ont passé.Sans doute manquons nous de courage, mais il vit, obstinément, chaque jour, un jour de vie de plus ; ainsi pousse notre enfant, notre enfant de juin ; nous ne savons pas l’écrire au futur. Notre enfant.  Ce jour de juin, soleil brûlant, bonheur : léger, il n’y aura plus d’hiver ni de... [Lire la suite]
lundi 10 septembre 2018

L'EXIL IMMOBILE/ESILE IMMOBILE

Ce matin je ne sais pas ce qui s’est passé :les maisons n’ont plus de fenêtres,les arbres n’ont plus de racines,les prairies ont abandonnéleur couleur dans la nuit,les fleurs se sont réduitesà un simple contour en fil de fer.La mer ne retrouve plus l’horizontransparent dans l’espace transparent.Des étoiles monte un filet de brumecomme de chandelles éteintes.Le bon Dieu a avalé l’orange du cielet à la place de la lune, plus qu’un trouqui conduit au cimetière des avions morts,il fait nuit dans la nuit, noir dans le noir.Maintenant les... [Lire la suite]
vendredi 17 août 2018

C'ETAIT DEMAIN...

  J’aime le temps d’avantEt même un peu plus tôt… Quand l’attente s’éveille…Quand le regard se croise Et que se tend l’oreille sur un sourire naissant…Un mouvement de tête, timide, sur le coté penché, complice du sourire avant de s’en aller sans penser à plus tard.. Et puis qui se retourne à l’angle de nulle part…Ici, là-bas, plus loin, ailleurs…Au détour du chemin, de la ruelle étroite, de la terrasse du Bar, pour semer un espoir, fixer un au revoir, un frêle espoir promis en guise de pourboire…Un battement de... [Lire la suite]

mercredi 15 août 2018

POESIE ETCETERA: MENAGE...Extrait

Je défendrais la posture suivante : nécessité de la poésie ; nécessité, si on est poète, de se revendiquer comme poète. Pas d’excuse. Je suis contre la posture du renoncement.- Vous parlez au nom de qui ? En mon nom propre. Je vois les choses ainsi, c’est tout.- Et vous justifiez l’existence de la poésie ? La conception de la poésie qui résulte des hypothèses avancées ne peut donner à la poésie aucune des justifications qui sont généralement proposées comme raisons de son existence, de sa survie. Elle n’amène pas non plus à... [Lire la suite]
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lundi 6 août 2018

LA DANSE DES IMBECILES

« La mort de tout homme me diminue, parce que je suis solidaire du Genre Humain » Ernest Hemingway " Pour qui sonne le glas"   .Si ce n’était « que cela », si ce n’était « que » ce sentiment d’humain, et puis, si ce n’était que le respect des blessures des ancêtres, ils se tairaient et regarderaient le miroir. Mais ils dansent et chantent victoire.Imbéciles, qu’ont ils gagné ? Sinon un incommensurable dégoût d’une humanité effarée ? Ah, ils dansent ! Ils dansent dans des vapeurs d’alcool, dans... [Lire la suite]
mardi 24 juillet 2018

LES FLEURS DU MAL...Extrait

Je sais l'art d'évoquer les minutes heureuses,Et revis mon passé blotti dans tes genoux.Car à quoi bon chercher tes beautés langoureusesAilleurs qu'en ton cher corps et qu'en ton cœur si doux ?Je sais l'art d'évoquer les minutes heureuses   .     CHARLES BAUDELAIRE     . Oeuvre August Macke
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mercredi 18 juillet 2018

ANNE MARGUERITE MILLELIRI

Il y a ce ravageque la raison écarteun temps ; il y ace grésil craché du ciel, et l'aile alourdie de cendre est sang sec ; les eaux mêlées du fleuve viese figent dans les veines. La vérité est blanche ou noire ;solarisée, la vérité crève les yeux :dans le réduit cubique de la question,la lumière blanche ensanglante les murs,la tache noire au fond de l'oeilabsorbe le cri,le lisse, le lyse,le silence-on-tue ; le silence honteuxdéchette. Ici naît l'homme-guenilled'âme sans mémoire.Sur la terre piétinée pousse l'herbe... [Lire la suite]