mardi 28 août 2012

OU EST LE PASSE ?...Extrait

Le poids des jours passés, des espérances mortes, les bonheurs enfuis sans que j’ai su qu’ils étaient des bonheurs, l’enchevêtrement des fils rompus me tiraient à la renverse, m’empêchaient d’avancer… Je n’ai jamais douté que le présent, le devenir, le temps de reste soient les bien véritables. Mais j’en use fort mal, occupé que je suis à réduire le passif en quoi le passé finit par se muer. Je dois revenir en arrière pour aller de l’avant. J’ai des comptes à rendre, des ombres à dissiper, des fantômes qui réclament des... [Lire la suite]
Posté par emmila à 20:26 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

vendredi 17 août 2012

A LA CASE " ÂGE D'OR "

Doux ami,   Soudain, je pense avec tendresse, À cette si lointaine adresse, Où tu m’accompagnais souvent. Je te taquinais tout le temps.    Devant nous, une longue route, Semée d’embûches et de doutes. Nous avons fait de notre mieux, Nous sommes rejoints, déjà vieux.   Mais que m’importe l’âge d’or, S’il ne me cause pas de torts. Je suis redevenue coquette Et fais de nouvelles conquêtes.    Je ne crie pas sur tous les toits Que j’eus vingt ans plus d’une fois. D’ailleurs je n’en suis... [Lire la suite]
Posté par emmila à 18:14 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,
dimanche 24 juin 2012

L'ACERBE PAROLE

Non, tu n’es pas seulement d’hier, — hier avec ses sables mouvants et ses quartiers changeants. Et n’allez pas me jeter au visage tous les trésors accumulés ! Non, tu n’es pas seulement d’aujourd’hui, — aujourd’hui et son destin filant entre les mains d’autrui. — Temps du plus noir refus, du souffle de l’urgence. — Ô vive urgence du souffle pour ne pas mourir ! Non, tu n’es pas seulement de demain, — demain avec son futur glacé, là où personne n’habite, sauf l’illusion. — Temps de la verte utopie, des rêves les plus fous.... [Lire la suite]
Posté par emmila à 13:45 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,
jeudi 22 mars 2012

NULLE PART

Il existe un lieu Plus réel qu’ici C’est : nulle part.  Du fond des pays de mémoire Une joie sans borne Ouvre ses espaces,  Pays de l’abandon Vastes comme l’amour, élevés Comme le cœur désire.  Lointains, lointains Et aussi immenses que l’absence Ces bois, ces prairies,  Aussi interminables qu’un départ Ses fleuves coulent Hors de portée de l’espérance.  royaumes d’autre part Dont le temps est : jadis Dont le lieu... [Lire la suite]
mercredi 1 février 2012

L'ARIDE DES JOURS...Extrait

...Et des mots se cherchent dans ma bouche. Désespérément. Des mots de glaise, d'ocre vif. Ils se rassemblent alors que le silence maçonne entre ciel et terre la paroi abrupte sur  laquelle le temps s'écorche. Et moi : les doigts en sang qui ne savent plus écrire les noms d'hier... J'avoue :   Je suis immobile dans la mobilité pressante des heures. Là, et tout l'espace sur le dos tout l'héritage pesant.   Sans parole. .... Et l'herbe et les ronces et les ruines. La vie fictive se propage et distribue ses... [Lire la suite]
Posté par emmila à 19:38 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,
mardi 25 octobre 2011

LE POINT IMMOBILE

Au point immobile du monde qui tourne Ni chair, ni absence de chair : Ni origine, ni destinée ; Au point immobile, là est la danse, Mais sans arrêt ni mouvement. Et n’appelez pas fixité, Là où passé et futur se rejoignent. Mouvement sans source ni but, Ni ascension ni déclin. Sans le point, le point immobile, Il n’y aurait nulle danse, Et il n’y a que la danse.   THOMAS STEARNS ELIOT .

samedi 4 juin 2011

LE RADEAU DE L'ENFANCE

 Ces maisons, comme elles nous paraissaient immenses avec leurs escaliers, caves, placards interdits, leurs miroirs, avec ces vieilles personnes surtout qui nous faisaient sauter sur leurs genoux, souriaient, s'émerveillaient! Leurs cheveux blanchissaient en se raréfiant.  Un jour il y eut un deuil. On chuchotait, on nous écartait. Tout le monde s'est habillé de noir. On s'est retrouvé donnant la main dans un cimetière sous la pluie, écoutant des discours auxquels on ne comprenait rien. Pendant quelque temps, cela n'a pas... [Lire la suite]
Posté par emmila à 14:50 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,
mardi 31 mai 2011

RIEN QU'UN CRI

Rien qu'un cri différé qui perce sous le coeur Et je réveille en moi des êtres endormis. Un à un, comme dans un dortoir sans limites, Tous, dans leurs sentiments d'âges antérieurs, Frêles, mais décidés à me prêter main forte Je vais, je viens, je les appelle et les exhorte, Les hommes, les enfants, les vieillards et les femmes, La foule entière et sans bigarrures de l'âme Qui tire sa couleur de l'iris de nos yeux Et n'a droit de regard qu'à travers nos pupilles. Oh ! population de gens qui vont et viennent, Habitants... [Lire la suite]
Posté par emmila à 18:21 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,
vendredi 15 avril 2011

L'ARIDE DES JOURS...Extrait

...Dans l'accélération des vignes au solstice de juin. Sur les lieux de mon origine. Là. ...Et le cri des cigales à fond de collines, dépossédées par les feux de l'été. Nul débordement : au rythme des saisons, le démantèlement gagne du terrain. Contre nature. Et le cri des cigales à fond de collines, jusqu'à l'épuisement du feuillage... Là, j'investis de mes rêves le paysage. A contre-jour et dans le silence: sans parole   ....Et l'herbe et les ronces et les ruines. La vie fictive se propage et distribue ses illusions.... [Lire la suite]
Posté par emmila à 09:43 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,
samedi 20 novembre 2010

LE PASSE DU DEVENIR...Extrait

Sans doute faut-il réapprendre à lire les fleuves, la clarté des sources, l’émotion du vent et del’arbre pour prendre la mesure des effacements et des absences qui font l’obscurité de notredevenir. Qui était le passé ? Non point ses figures mais son « âme » où les mythes nous content untemps de côtoiement entre les hommes et les dieux qui allait nous laisser les plus grandeslégendes sur les fonds de l’amour, de la beauté, de la lumière. Là prend sans doute naissance cette douleur de l’irretour qui mène la pensée à penser l’histoirede... [Lire la suite]