lundi 12 octobre 2015

ALPHABET...Extrait

(…) pense comme pense un oiseau qui construit son nid, pense comme un nuage, comme les racines du bouleau nain . pense comme pense une feuille sur un arbre, comme pensent la lumière et l’ombre comme pense l’écorce luisante, comme pensent les nymphes derrière l’écorce, comme pense le lichen sur un peu de bois pourri, comme pense la clandestine écailleuse, comme pense la clairière brumeuse, comme pensent les marais quand la montée de l’arc-en-ciel se reflète, pense comme pensent un peu de bourbe, quelques gouttes de... [Lire la suite]
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mercredi 23 septembre 2015

EPAULE...Extrait

Fleurs des talus sans rosée, pitoyables au voyageur, qui le saluez une à une, douces à son ombre, douces à cette tête sans pensée qu’il appuie en tremblant contre nos visages, signes, timide appel, caresse à l’homme qui ne sait plus rien des hommes sinon ce murmure d’une voix sans lèvres et le frôlement des suppliantes ombres, vous tout autour de l’année comme une couronne de présences, la petite étoile du faux fraisier sous sa frange de neige noircie (un papillon nu s’est trompé de soleil et vacille... [Lire la suite]
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samedi 19 septembre 2015

COMME UN SOUFFLE DE ROSEE BRUISSANT...Extrait

Roule les étoiles dans ta main,jette-les au loin, au fondde ton esprit, où elles brûlentet se dissipent en poussière d’orcolorant les galaxies.D’où vient l’odeur d’une rose jaune,et quel est le lien entrecette senteur frêle, orangée, qui s’épuise, voluptueusement,quand elle expire,et l’alchimie des astresen travail de calcul dans ta cervelleoù se concentre l’essence de la lumière,l’opulent désastre de tous les mondes,perçu à travers les feux des nombresaspirés par les Trous noirs,que conserve avec eux la fine pointede ta pensée ?... [Lire la suite]
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vendredi 18 septembre 2015

MOSTEIRO DOS JERONIMOS ...extraits en français

 Le regard efface la promenade,si lointainsle vent frais du fleuve,l’odeur des toutes petites fleursles couleurs passées peu à peu.Il n’y a rien de tranquille dans toute cette tranquillité.De tant de risques dûs,la beauté est fragile en cette fin d’après-midi.... Avec le temps, la couleur change et reste à définir; on cherche ses secrets, ses règles, ses mesures, ses retards, parfois ses échecs. Les yeux incertains et le regard, le passage des glacis, des noms, des lointains. Reste la tension du regard, la fragilité de la... [Lire la suite]
vendredi 4 septembre 2015

AGNES SCHNELL

Un jour peut-être un jour où tout sera visible à portée de tes mots pourras-tu nommer les marges et les hors-champs tout ce que tu rejetais avec tes biffures. Angle mort soudain dans l’existence on se heurte aux murs rocs miroirs ou poussières . On se perd de digues en lézardes surtout la nuit quand le corps patiente quand la pensée court et dérape.   .   AGNES SCHNELL   .      
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vendredi 19 juin 2015

JOE BOUSQUET

"Écoute ce que tu dis, il y a une oreille dans tes paroles, fais que cette oreille entende  battre ton cœur.Si tu ne choisis pas ta vie, le choix se fera sans toi, par un chemin taillé à même ta chair.Comme un astre ensoleillé qui te tienne cependant sous son ombre, comme une constellation qu'un feuillage s'attache comme une grappe lumineuse, le fait brûlant se confond mensongèrement à toi qui en restes le parasite. Tu éteins en toi le sentiment de la vie, te mutiles en le mutilant. Emploie ta vie à élever le ciel sur le fait... [Lire la suite]

jeudi 20 novembre 2014

PEAU DE LUMIERE

La peau de lumière vêtant ce monde est sans épaisseur et moi je vois la nuit profonde de tous les corps identique sous le voile varié et la lumière de moi-même c’est cette nuit que même le masque solaire ne peut plus me cacher. Je suis le voyant de la nuit l’auditeur du silence car le silence aussi s’habille d’une peau sonore et chaque sens a sa nuit comme moi-même je suis ma nuit je suis le penseur du non-être et sa splendeur je suis le père de la mort. Elle en est la mère elle que j’évoque du parfait miroir de... [Lire la suite]
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mardi 4 novembre 2014

L'ESPERANCE

Dans l’obscurité pressentir la joie, Savoir susciter la fraîcheur des roses, Leur jeune parfum qui vient sous vos doigts Comme une douceur cherche un autre corps. Le coeur précédé d’antennes agiles, Avancer en soi, et grâce à quels yeux, Eclairer ceci, déceler cela, Rien qu’en approchant des mains lumineuses. Mais dans quel jardin erre-t-on ainsi Qui ne serait clos que par la pensée ? Ah pensons tout bas, n’effarouchons rien, Je sens que se forme un secret soleil.   .   JULES SUPERVIELLE   .     ... [Lire la suite]
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dimanche 6 juillet 2014

AINSI PARLAIT ZARATHOUSTRA

De tout ce qui est écrit, je n’aime que ce que l’on écrit avec son propre sang. Écris avec du sang et tu apprendras que le sang est esprit. Il n’est pas facile de comprendre du sang étranger : je hais tous les paresseux qui lisent. Celui qui connaît le lecteur ne fait plus rien pour le lecteur. Encore un siècle de lecteurs — et l’esprit même sentira mauvais. Que chacun ait le droit d’apprendre à lire, cela gâte à la longue, non seulement l’écriture, mais encore la pensée. Jadis l’esprit était Dieu, puis il devint homme, maintenant il... [Lire la suite]
samedi 28 juin 2014

PATRICK CHEMIN

Pour Fabienne   Pose ta vie un moment près des iris sauvages du marais. Demeure un instant dans le secret des arbres. Ne demande rien. N’attends rien. La patience de la terre est infinie. C’est un long murmure depuis la nuit des temps. Ta vie est une éternité. Ne passe pas à côté. Parfois la lenteur. Parfois la précision du mot et l’humilité du chant. Parfois le vent du soleil. Parfois tout en haut des cimes de l’imaginaire. Parfois dans l’abîme du trop et des impasses de la pensée obsédante. Ton petit caillou, pose-le sur ton... [Lire la suite]
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