mardi 17 février 2015

BYRON

Dans sa démarche elle a la beauté de la nuit ,Des climats sans nuages et des cieux étoilés .Tout ce qu'on peut rêver dans l'ombre ,ou ce qui luitVient dans son corps et dans ses yeux se rassemblerUne lumière tendre au velouté de fruitQui refuse le ciel au jour barioléUn seul rayon de moins, une ombre en plus à peineEt l'on verrait pâlir l'indicible beautéQui fait flotter au vent chaque natte d’ébène ,Ou sur ses traits se posent avec légèreté .C'est la que des pensées d'une douceur sereineEn un lieu tendre et pur ont choisi d'habiter... [Lire la suite]

samedi 20 décembre 2014

CONFUSION

Mon coeur,ou le tien ?Qui reflète mes pensées ?Qui me prêtecette passionsans racines ?Pourquoi mon habit change-t-ilde couleur ?Tout est carrefour!Pourquoi vois-tu dans la fangetant d’étoiles ?Frère, est-ce toiou moi ?Et ces mains si froides sont-ellescelles d’un autre ?Je me vois parmi les couchants,et une fourmilière de genscircule dans mon coeur.     FEDERICO GARCIA LORCA        
lundi 10 novembre 2014

DERRIERE LE DOS DE DIEU...Extrait

Avoir conscience de ma vie finie. De l’infinité infinie immanente des mondes. De la relativité de toute connaissance. Le plaisir et le déplaisir parfois de regarder, d’entendre de sentir de penser les choses, humaines et non humaines, l’obscurité et la lumière. Trouver des mots pour essayer de dire. Écrire ce quelque chose qu’on appelle un poème, sachant qu’on ne sait pas ce que c’est .   .   LORAND GASPAR   .      
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lundi 19 mai 2014

JE N'AIME PAS LA HAINE...

Je n’aime pas la haineet pourtant je haisceux qui jettent le sel sur la plaieceux qui pissent dans le soleil pâleceux qui déracinent les arbres des campagnespour bâtir des baraquesà soldats à flics à filles publiquesceux qui surveillent les cadences infernales du malheurceux qui écrasent du jaune et nous font broyer du noirceux qui brûlent les livres les villageset les vieilles photos souvenirsceux qui ne se lassent pas de tirer dans le tasceux qui ne pleurent pas devant un troupeau de chèvres dégringolantles pentes du sud et du soir.... [Lire la suite]
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samedi 26 avril 2014

DE TERRE ET DE BLEU...Extrait

 Entre les mouvements croisés des voix, celle qui ne ressemblait à personne et à qui on a dû donner un nom… à l'inconnue de Cochem ce poème à deux voix.   .  Le regard est présentimmensémentpassage infimevers un infini troublantdénudéun lacis de penséesalourdies   engluées   une lecture prudentede tant de jours sans appuisun partage silencieuxet irrésistible. Appel profondhumainqui cherche échoen nous, l'Étranger. On reconnaît alorsen sa respirationune espérance chargée de sèveune pointe... [Lire la suite]
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samedi 19 avril 2014

LA MER

Je suis à Paris Dans mon appartement, Et la mer me berce. Je suis allongé dans l’eau, Je monte et je descends Avec les vagues, Je me laisse porter Par la marée. Jamais la mer Ne me manque. Elle m’accompagne Dans le poème Qui se fera peut-être. Dans les brisants, Dans les cris des goélands, Dans l’écume qui retombe en eau, Dans la marée qui commence à monter, Dans le goémon qui s’accroche aux rochers, Je me convie. Je m’y retrouve.   .   EUGENE GUILLEVIC   .  
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dimanche 13 avril 2014

FEDERICO GARCIA LORCA

Aujourd'hui tremble en mon coeurUn vague frisson d'étoilesMais mon sentier s'évanouitDans l'épaisseur du brouillard.Le jour m'a brisé les ailes,La douleur et le regretOnt baigné les souvenirsA la source de l'idée.Toutes les roses sont blanchesAussi blanches que ma peine ;Il n'y a que les roses blanchesCar il a neigé sur ellesEt l'arc-en-ciel s'est éteint.Il neige aussi sur nos âmes.La neige de l'âme a sesFlocons de baisers, d'imagesQui s'enfouissent dans l'ombreOu le jour de la pensée.La neige des roses glisse,Celle de l'âme... [Lire la suite]
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samedi 15 mars 2014

XAVIER LAINE

Je lis dans le défilement des heures l'absurde destinée de nos pensées dès lors qu'elles s'imaginent en utilité. Elles ne sont que vent, dès lors qu'il faut vivre, ou survivre. Le seul lien ténu qui demeure se tisse alors dans la complicité de la beauté. Elle est l'ultime refuge à l'agitation d'un monde oppressant.    .   XAVIER LAINE   .        
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samedi 15 février 2014

AGNES SCHNELL...Extrait

...Elle rêvait beaucoup, alors. Elle multipliait les rêves comme si la vie, menaçante par son terme, avait besoin d’être doublée, prolongée par l’illusion du songe. Son inconscient créait des lieux infinis. Elle passait de l’un à l’autre avec aisance, traversait le temps, les âges, les contrées sans s’étonner. Elle nouait le presque réel à l’absurde sans se réveiller. Il lui arrivait d’en rire dans son sommeil, d’en sourire encore se réveillant. Souvent, elle transportait dans ses rêves des faits recueillis le jour. Elle y déposait... [Lire la suite]
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dimanche 17 novembre 2013

PAMPHLET CONTRE MOI-MÊME

Il est vrai que, bien vite, il me faudrait reconnaître l'outrecuidance.Pamphlet contre moi-même.Si rien ne se fait que contre quelqu'un, quelque idée ou quelque chose, encore importe-t-il que la personne, l'idée, la chose aient, pour l'esprit ou le corps en mouvement, de la précision.Mais ce serait un nuage et non un pushingball bien dur, bien net, bien exaltant que j'aurais désigné à mes propres coups de poing, de tête, de cœur.Si je me déclarais à moi-même mon propre ennemi, j'espère que, devenu d'un coup champ de bataille et point... [Lire la suite]