jeudi 6 février 2014

POUR SALUER GIONO...

Je me souviens de l'atelier de mon père En train de coudre des souliers de cuir d'ange De la belle frondaison qu'était sa barbe Des chardonnerets dansaient dans leur cage J'étais " Jean le bleu" qui voyait des visages Sur les murs aux sortilèges de chaux blanche Temps des vols massifs d'hirondelles sur les marais Et sur la lande basse où paissaient des chevaux Le vieil atelier encombré d'outils embaumait Le cuir la poix le duvet et la soie de porc Sur l'établi s'ouvraient la Bible et Homère Les courses dans les collines étaient... [Lire la suite]

mardi 11 décembre 2012

AÏDA

Ma fille d’aube lointaine Chevelure de tant de marées douces Dans la flamme debout  sur un rire  de feuilles jaunes Rumine la nostalgie d’une tendresse étale Pétales de mots Festin des mots de fête et d’enfance Je cueillerai la bonne nouvelle d’un oiseau du dimanche Et qu’importe l’hiver aux gencives blanches Qu’importe la griffe du temps Intact est ton visage qui suffit à déminer mes jours Intacte ma connivence J’ai mis la mer entre parenthèses Et doucement je patiente La nuit s’en va pieds nus Pour rêver à... [Lire la suite]
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dimanche 22 juillet 2012

ANACHRONIQUE...Extrait

Comment aller à l'essentiel quand il chante dans chaque vers Le fils cherche son père le père vers son fils revient Tous deux sont les pantins d'une distance pathétique Éloignes l'un de l'autre ils vivent l'un pour l'autre dans chaque pulsation des tempes dans chaque instant du temps intime Ils rencontrent chacun tous les sosies de l'autre   La guerre les a séparés monstres magies dieux et tempêtes s'acharnent dans la paix à prolonger l'attente à faire que chacun chaque jour un peu plus tragiquement devienne ... [Lire la suite]
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jeudi 31 mai 2012

AU FOND DU JARDIN DE MON PERE

On passe quelques moisQuelques années sur la terreSans comprendre vraimentNi ses parents ni ses enfants.On passe son temps à traverser la rueTout en récitant des prièresPour finir par comprendreQue le ciel est désolé ou désert.Les Dieux sont des icônes de poussièreAu fond du jardin de son pèreComme le fatras de l’enfance dans les bassinesLes repas de famille sur les chaises du silence familierComme la brouette dans son nid d’étoiles oubliéesLa mémoire est un désordre de locataireComme tout ce qui semble perduComme tout ce qui pourrait... [Lire la suite]
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jeudi 19 août 2010

CHEVAL FOU ...Extrait

 L'homme cousu de vent et de nuages  celui qui voulait courir les Alizés  celui qui n'ira pas où va le vent,     l'homme qui cachait ses rêves sous tes sourires,   l'homme qui posait son cœur sur tes soupirs,  celui qui voulait te cueillir des étoiles et du lilas à la moisson ne trouva que toi  pour parler de rêves à faire fleurir. . JEAN-MICHEL SANANES . . Œuvre Nasser Ovissi
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samedi 12 juin 2010

O BA PARDONALI...

O bà pardὸnali In u silenziu di a to morti Sentu sorghja a to inchiitùdina “Aghju libaratu a Corsica è a Francia in darru” A bughjura m’aguanta Vaghjimu dui milla è unu Scelsi di parta Affucatu da un’ aria pridaghja Di i camisgi neri sempri prisenti Dipoi a to partenza I cantoni malvi Sὸ attaccati U numicu Baracina d’un tempu chjusu     A noscia Corsica hè rosa di feli     Si dici chì a cuntaghjoni hè pianettaria U sangu di rincori miscia à fiumu I muraddi trimulighjani Cadini Aprini a strada à a... [Lire la suite]
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samedi 12 juin 2010

RIVES EN CHAMADE...Extrait

Mon père, pardonne-leur Dans le silence de ta mort J’entends gronder ton inquiétude « J’ai libéré la Corse et la France pour rien » Les ténèbres me saisissent Automne deux mille un Tu choisis de partir Asphyxié par un air charognard Des chemises noires toujours à l’œuvre Depuis ton départ Les rochers mauves Sont attaqués L’ennemi Vertige d’un temps clos   Notre Corse est rongée par le ressentiment On dit que la contagion est planétaire Le sang rancunier coule à flots Les murailles tremblent S’écroulent... [Lire la suite]
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lundi 8 février 2010

BRANCHES DU SOUVENIR

        Ah ! les dahlias, les glaïeuls et les roses Et le sourire de mon père à l'entrée du jardin Les roses, il les cueillait chaque matin Faisant un grand bouquet de roses et de rosée Et nous nous avancions, moi et lui, Dans la rondeur rose de leur parfum Les roses, c'était pour ma mère Les glaïeuls se dressaient entre les vignes d'août Comme des drapeaux d'embuscade C'était pour les pauvres des champs Mais les pauvres alors n'en faisaient point vendange Les glaïeuls, c'était pour le bon Dieu Les... [Lire la suite]
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lundi 4 janvier 2010

50ème ANNIVERSAIRE DE LA DISPARITION D'ALBERT CAMUS

Albert Camus écrivit cette lettre à son instituteur Louis Germain après avoir reçu le prix Nobel." J'ai laissé s'éteindre un peu le bruit qui m'a entouré tous ces jours-ci avant de venir vous parler de tout mon coeur. On vient de me faire un bien trop grand honneur, que je n'ai ni recherché ni sollicité. Mais quand j'en ai appris la nouvelle, ma première pensée, après ma mère, a été pour vous. Sans vous, sans cette main affectueuse que vous avez tendue au petit enfant pauvre que j'étais, sans votre enseignement, et... [Lire la suite]
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mardi 2 juin 2009

LE GARDEUR DE TROUPEAUX...Extrait

Quand je mourrai fiston, Que ce soit moi, l’enfant, le plus petit. Et toi, prends-moi dans tes bras Et emmène-moi au-dedans de chez toi. Déshabille mon être humain et fatigué Et couche-moi dans ton lit. Et raconte-moi des histoires, au cas où je me réveillerais, Pour que je puisse me rendormir. Et donne-moi des rêves à toi que j’en joue Jusqu’à ce qu’en naisse certain jour Dont toi seul sais bien ce qu’il en est. .            FERNANDO ... [Lire la suite]
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