jeudi 4 mai 2017

ENTRE ROCHEBONNE ET DINARD

Tout est si permanent Tout semble volubile C’est à peine si l’on pressent Sur le Sillon évanescent L’oisellement bleu de la ville Ô que personne ne gémisse Ô que nulle âme ne périsse À moins de mille années d’ici Que sur le front de marée glisse À la manière d’un calice Un fier haleur aux yeux d’oubli Voici le ferry de Portsmouth Qui s’éloigne sur ses feutrines Avec son front d’amareyeur Et son giron de popeline Voici le ferry de Portsmouth Tel un mirage aux yeux de bruine Ô que personne ne flétrisse Ô que... [Lire la suite]

dimanche 1 juin 2014

JULIO CORTAZAR

Pas de larmes si les plantes poussent sur ton balcon, pas de tristesse si de nouveau la course blonde des nuages t’est donnée pour preuve de l’immobilité, de cette permanence parmi tout ce qui fuit. Car le nuage sera ici, constant dans son inconstance, quand toi, quand moi – mais à quoi bon nommer la poussière et la cendre. Oui, nous nous abusions, croyant que passer dans le jour relevait de l’éphémère, l’eau qui glisse sur les feuilles jusqu’à se perdre dans le sol. N’a de durée que l’éphémère, cette plante idiote que ne connaît pas... [Lire la suite]