mardi 10 octobre 2017

L’ESPOIR LUIT

Je raccrocherais bien les gants Les téléphones et surtout Les wagons et le boucan ferraillé De cet interminable train de marchandises Où des enfants vieillis échangent des promesses de papier Puis les oublient, enterrées sous les arbres, Qu’une voix de synthèse réponde A l’appel de mon nom il n’y a plus Personne au numéro que vous demandez Personne sur le ring pas d’adversaire, Personne, regardez, Et pas de titre à conquérir Ou à donner au chapitre, à ses silences, Aux blancheurs qui l’ont envahi peu à peu Aux mots vidés de sens... [Lire la suite]

mercredi 13 juillet 2016

BLANC SUR BLANC...Extrait

... Maintenant j’habite plus près du soleil, les amisne connaissent pas le chemin : c’est bond’être ainsi, à personne,dans les plus hautes branches, frère du chant exempt de l’oiseaude passage, reflet d’un reflet,contemporainde n’importe quel regard de surprise, seulement ce va-et-vient des marées,ardeur faite d’oubli,douce poussière à fleur d’écume,et seulement cela....Traverser le matin jusqu’à la feuilledes peupliers,être frère d’une étoile, ou de son fils,ou peut-être un jour d’une autre lumière de soie, ignorer... [Lire la suite]
dimanche 24 mai 2015

IN TENEBRIS

Personne à qui pouvoir direque nous n'avons rien à direet que le rien que nous nous disonscontinuellementnous nous le disonscomme si nous ne nous disions riencomme si personne ne nous disaitmême pas nousque nous n'avons rien à direpersonneà qui pouvoir le diremême pas à nous Personne à qui pouvoir direque nous n'avons rien à faireet que nous ne faisons rien d'autrecontinuellementce qui est une façon de direque nous ne faisons rienune façon de ne rien faireet de dire ce que nous faisons Personne à qui pouvoir direque nous ne... [Lire la suite]
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samedi 19 janvier 2013

POESIE VERTICALE IV....Extrait

Personne ne commence où il veut mais où prend fin l'arrogance de cela que n'est personne. Nous commençons tous dans un coin sans personne et à ce coin finalement nous revenons croyant par erreur qu'il y a quelqu'un. Mais le centre de la joie d'être quelqu'un est la joie de ne l'être pas, l'exacte compréhensionde dessin de ce filet que nous tendons, dans le métier précis de pêcheurs que ne pêchent pas le poissonmais la perte du poisson,jusqu'à pêcher leur propre perte.   . ROBERTO JUARROZ   .  
mercredi 15 septembre 2010

PSAUME

Personne ne nous pétrira de nouveau dans la terre et l'argile,personne ne soufflera la parole sur notre poussière.Personne.Loué sois-tu, Personne.C'est pour toi que nous voulons fleurirA ta rencontreUn rien,voilà ce que nous fûmes, sommes et resterons, fleurissant: la rose de Rien, la rose de Personne.Avec la clarté d'âme du pistill'âpreté céleste de l'étamine,la couronne rouge du mot pourpre que nous chantions,au-dessus, ô, au-dessus de l'épine . .. .PAUL CELAN .. . . .
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jeudi 9 octobre 2008

EL MAR EN PERSONA

He aquí el mar alzado en un abrir y cerrar de ojos de pastorhe aquí el mar sin sueño como un gran miedo de tréboles en flory en postura de tierra sumisa al parecerYa se van con sus lanas de evidencia su nube y su laborA la sombra de un olmo nunca hay tiempo que perder Crédula exquisita la oscuridad sale a mi encuentroMi frente abriga la corteza del pan que llevo adentrocortado a pico sobre un pájaro inseguro Y así me alejo bajo la acción del pianoque me cose a las planta precursoras del marUn ciervo de otoño baja a beber la luna... [Lire la suite]
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jeudi 9 octobre 2008

LA MER EN PERSONNE

Voici la mer levée dans un clin d’oeil de bergervoici la mer sans sommeil comme une grande peur de trèfles en fleuret en position de terre apparemment soumiseIls partent déjà avec leurs laines d’évidence leur nuage et leur labeurÀ l’ombre d’un orme il n’y a jamais de temps à perdre Crédule exquise l’obscurité vient à ma rencontreMon front abrite la croûte de pain que je porte en moitombé à pic sur un oiseau hésitant Et je m’éloigne ainsi sous l’effet du pianoqui me coud aux plantes annonçant la merUn cerf d’automne... [Lire la suite]
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dimanche 20 juillet 2008

LE MITARD...

Oui, Madame ! Il tourne, il tourne en des milliers de pas qui ne mènent nulle part. Dans un monde-béton aux arbres de barreaux fleuris de désespoir inhumain..., rétréci..., sans aucun lendemain. Sa pitance est glissée sous une grille à terre et dans un bol d'eau... pour qu'il se désaltère. Il est seul..., sans soleil et n'a même plus son ombre. Infidèle compagne, elle s'en est allée, refusant d'être esclave de ce vivant mort-né. Il tourne... il tourne et tournera toujours jusqu'au... [Lire la suite]
Posté par emmila à 17:28 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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