dimanche 12 novembre 2017

GRAVEMENT MALADE...Extrait

J’ai peur, petite mère, ne souffle pas sur moiFaisant, refaisant tes prières, la nuit.Je suis malade, mais comme c’est beauUne part de mon corps s’en va, comme en nageant.Pourquoi m’a-t-on ainsi tout recouvertSi soigneusement que cela me rend triste.Tandis que dans les vents lointains la villeComme des jouets d’enfants s’éclaire.Mes yeux sont fermés mais mon visage voitTu pleures, comme la lumièreEnsemble nous écoutons, dans les images lentes,Solitaires sur le mur, le destin.Petite mère, maintenant je grandis.Le roseau grandit dans le... [Lire la suite]
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lundi 30 octobre 2017

ANNE MARGUERITE MILLELIRI...Extrait

Écrire contre. La mort. L'oubli. Le silence. L'incendie. La couleur noire des souvenirs noirs. La pluie qui gifle. Le mot qui tue. La dérive du corps qui n'a plus faim ni soif ni sommeil. Les étoiles effacées dans ce ciel à la mine de plomb. La colère réprimée. Le verre tombé des mains, brisé au sol comme un arrêt du coeur. Écrire contre. Tout contre. Le jour qui meurt, dont tu refuses la mort, et que tu regardes mourir avec toujours cette même colère contre. Et où va - t-il ce train ? Où est-ce, loin de toi ? et pourquoi loin de toi... [Lire la suite]
samedi 30 septembre 2017

PASION DE LA TIERRA / LA PASSION DE LA TERRE...Extrait

Si me vuelvo loco, que no me encierren. Que me permitan soñar con las nubes. Con la firmeza de mi voluntad yo levantaré vagos techos y luego los alzaré como tapas. Mis ojos os traerán los columpios. Os gobernaré con polvillo de santos. Sabréis adorar otros paños, y la elegancia de su caída hará que acerquéis vuestras bocas Dejadme que nazca a la pura insumisa, creación de mi nombre.   .   Pasión de la tierra .      Si je deviens fou, ne me faites pas enfermer. Qu'ils me... [Lire la suite]
mercredi 20 septembre 2017

REFLETS

Et le théâtre d’ombres, qu’en penses-tu,Juste les silhouettes agrandies de lumière portée,Le noir pour la nuit et le blanc du drapOù tu caches ta peur quand tu ne dors pasLe Montreur que l’on ne montre pasLes fils disparus, dissimulés le long des ondes,Ton téléphone intelligent sonnant le rappel,Quand tu cours, un chien dressé, ventre à terre, etFais tes contes,Ceux du héros Don Quichotte en compas sur sa selle et sa lanceVierge d’ailes, les moulins immobiles sur leurs farines,Le guerrier romain, le navire qui vient du... [Lire la suite]
mercredi 30 août 2017

ANTONIN ARTAUD...Extrait

" Il y a dans tout dément un génie incompris dont l'idée qui luisait dans sa tête fit peur, et qui n'a pu trouver que dans le délire une issue aux étranglements que lui avait préparé la vie."     .   ANTONIN ARTAUD   .   Oeuvre Tchoba www.tchoba.com
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lundi 21 août 2017

MARCEL MIGOZZI

Restons visibles sous les draps même peurEt même désir entre disparaître etVieillir où les mots se déforment si viteNous sommes si même désir attachésÀ la même chair où les mots même peurNous portent au dénuement à l’invisibleDans les blancs entre les mots restons visiblesEntre fête et blessure visibles fuiteEt perpétuité mais qui sait ce qu’un êtreDésire de l’autre quand t’aimer est plusIncompréhensible que je vais mourir   .   MARCEL MIGOZZI   .
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vendredi 18 août 2017

LE SIECLE DE LA PEUR

"Quelque chose en nous a été détruit par le spectacle des années que nous venons de passer. Et ce quelque chose est cette éternelle confiance de l'homme, qui lui a toujours fait croire qu'on pouvait tirer d'un autre homme des réactions humaines en lui parlant le langage de l'humanité. Nous avons vu mentir, avilir, tuer, déporter, torturer, et à chaque fois il n'était pas possible de persuader ceux qui le faisaient de ne pas le faire, parce qu'ils étaient sûrs d'eux et parce qu'on ne persuade pas une abstraction, c'est-à-dire le... [Lire la suite]
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lundi 7 août 2017

OXYGENE

Écoute où que tu sois le chant de ceux qui vivent de l’air dont se nourrit l’espritOn dit qu’un vent de liberté souffle après bien des lustres à l’aune d’un continentSur une terre damnée léguée de despote à despote aux crimes culminantsAujourd’hui c’est sur la paume saignante des peuples qu’on l’a apprisIl n’en faut pas beaucoup parfois pour que se répande la marée, juste une goutteUn grain de sable dans l’engrenage de monstres manœuvrés par l’autre monde qu’on dit libreUne main nue seule dressée devant l’acier froid des chars qui... [Lire la suite]
samedi 8 juillet 2017

ALBERT AYGUESPARSE...Extrait

La lumière de midi fait éclater les fronts.Elle peint de résine les masques insensésQue les puissants ont pris pour traverser la villeOù les bûchers croulants grillent le ciel géant.Elle bouge avec l’ombre décapitée des mursEt recouvre de chaux les cris des premiers morts.Ses doigts d’encre ont tracé les couloirs de la peur,Ne me demande pas ce que font ces fantômes.Ils arrachent le coeur des colombes blesséesEt vendent des colliers d’amulettes sonoresPour conjurer la foudre et sauver les damnés,Mais l’enfer n’entend pas ce doux bruit... [Lire la suite]
vendredi 14 avril 2017

LES ARMES DE LA GUERISON....Extrait

Insanes histoires de la vie,Toutes voix tuesReste le bruit éternel du sang.Debout sur les désastres des guerresBrillent les vains débris du monde,Le ciel rempli de fantômes d’aurore.Cachée dans les brouillards des villes,La peur fait bouger les engins du rêveUn doigt déchiffre la langue morseDes fièvres profondes,La litanie des oracles perdusTout va se refaire sous nos pasAu seul cri du matinEt les ruines s’illuminer d’aube.Aube, première aube toujours déchirante,Qui construit la journée avec le néant.   . ALBERT AYGUESPARSE ... [Lire la suite]