mercredi 20 septembre 2017

REFLETS

Et le théâtre d’ombres, qu’en penses-tu,Juste les silhouettes agrandies de lumière portée,Le noir pour la nuit et le blanc du drapOù tu caches ta peur quand tu ne dors pasLe Montreur que l’on ne montre pasLes fils disparus, dissimulés le long des ondes,Ton téléphone intelligent sonnant le rappel,Quand tu cours, un chien dressé, ventre à terre, etFais tes contes,Ceux du héros Don Quichotte en compas sur sa selle et sa lanceVierge d’ailes, les moulins immobiles sur leurs farines,Le guerrier romain, le navire qui vient du... [Lire la suite]

mercredi 30 août 2017

ANTONIN ARTAUD...Extrait

" Il y a dans tout dément un génie incompris dont l'idée qui luisait dans sa tête fit peur, et qui n'a pu trouver que dans le délire une issue aux étranglements que lui avait préparé la vie."     .   ANTONIN ARTAUD   .   Oeuvre Tchoba www.tchoba.com
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lundi 21 août 2017

MARCEL MIGOZZI

Restons visibles sous les draps même peurEt même désir entre disparaître etVieillir où les mots se déforment si viteNous sommes si même désir attachésÀ la même chair où les mots même peurNous portent au dénuement à l’invisibleDans les blancs entre les mots restons visiblesEntre fête et blessure visibles fuiteEt perpétuité mais qui sait ce qu’un êtreDésire de l’autre quand t’aimer est plusIncompréhensible que je vais mourir   .   MARCEL MIGOZZI   .
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vendredi 18 août 2017

LE SIECLE DE LA PEUR

"Quelque chose en nous a été détruit par le spectacle des années que nous venons de passer. Et ce quelque chose est cette éternelle confiance de l'homme, qui lui a toujours fait croire qu'on pouvait tirer d'un autre homme des réactions humaines en lui parlant le langage de l'humanité. Nous avons vu mentir, avilir, tuer, déporter, torturer, et à chaque fois il n'était pas possible de persuader ceux qui le faisaient de ne pas le faire, parce qu'ils étaient sûrs d'eux et parce qu'on ne persuade pas une abstraction, c'est-à-dire le... [Lire la suite]
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lundi 7 août 2017

OXYGENE

Écoute où que tu sois le chant de ceux qui vivent de l’air dont se nourrit l’espritOn dit qu’un vent de liberté souffle après bien des lustres à l’aune d’un continentSur une terre damnée léguée de despote à despote aux crimes culminantsAujourd’hui c’est sur la paume saignante des peuples qu’on l’a apprisIl n’en faut pas beaucoup parfois pour que se répande la marée, juste une goutteUn grain de sable dans l’engrenage de monstres manœuvrés par l’autre monde qu’on dit libreUne main nue seule dressée devant l’acier froid des chars qui... [Lire la suite]
samedi 8 juillet 2017

ALBERT AYGUESPARSE...Extrait

La lumière de midi fait éclater les fronts.Elle peint de résine les masques insensésQue les puissants ont pris pour traverser la villeOù les bûchers croulants grillent le ciel géant.Elle bouge avec l’ombre décapitée des mursEt recouvre de chaux les cris des premiers morts.Ses doigts d’encre ont tracé les couloirs de la peur,Ne me demande pas ce que font ces fantômes.Ils arrachent le coeur des colombes blesséesEt vendent des colliers d’amulettes sonoresPour conjurer la foudre et sauver les damnés,Mais l’enfer n’entend pas ce doux bruit... [Lire la suite]

vendredi 14 avril 2017

LES ARMES DE LA GUERISON....Extrait

Insanes histoires de la vie,Toutes voix tuesReste le bruit éternel du sang.Debout sur les désastres des guerresBrillent les vains débris du monde,Le ciel rempli de fantômes d’aurore.Cachée dans les brouillards des villes,La peur fait bouger les engins du rêveUn doigt déchiffre la langue morseDes fièvres profondes,La litanie des oracles perdusTout va se refaire sous nos pasAu seul cri du matinEt les ruines s’illuminer d’aube.Aube, première aube toujours déchirante,Qui construit la journée avec le néant.   . ALBERT AYGUESPARSE ... [Lire la suite]
lundi 20 mars 2017

JULES SUPERVIELLE...Extrait

Il vous naît un poisson qui se met à tourner Tout de suite au plus noir d'une lame profonde, Il vous naît une étoile au-dessus de la tête, Elle voudrait chanter mais ne peut faire mieux Que ses soeurs de la nuit les étoiles muettes.   Il vous naît un oiseau dans la force de l'âge, En plein vol, et cachant votre histoire en son coeur Puisqu'il n'y a que son cri d'oiseau pour la montrer. Il vole sur les bois, se choisit une branche Et s'y pose, on dirait qu'elle est comme les autres.   Où courent-ils ainsi ces... [Lire la suite]
dimanche 5 mars 2017

VISITEURS AUX PORTES DU JARDIN

Pareils à ces arbres qui voyagent dans les textes ils se mettent en marche à la lueur des amandiers pressés d’atteindre l’eau qui flambe depuis un millénaire dans un village en mal d’oiseaux et qui à contre-orage repart à vide. Visiteurs aux portes du Jardin leur cercle s’élargit comme des chats miroitants que dessine la peur sur les murs des cathédrales abandonnées. Toujours la même ligne infranchissable toujours la même errance le même mort la même griffe la même blessure une botte sur le cœur et cette lune qu’ils tiennent serrée... [Lire la suite]
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vendredi 3 mars 2017

ARMEL GUERNE

Miserere On les a vus, l’impatience fleurie Entre les doigts et la peur vide dans les yeux : Ceux-là qui font le nombre noir de la cohue Et le luxe des épouvantes. Qui sont-ils ? Ils ne sont rien que cette hâte Comme un vent blanc, Seulement pour ne pas y être. Mais ils sont là, tenacement, ils sont tous là Ceux qui tiennent la place De leur absence. Et leur nom est légion.   .   ARMEL GUERNE   .     Oeuvre Serge Fiorio http://sergefiorio.canalblog.com/      
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