vendredi 18 mai 2018

PATMOS ET AUTRES POEMES

... le blé des corps dans la meule des ans farines que mélangent les lois éternelles pour d'autres pains et d'autres dents la nuit tu tâtes soudain sans comprendre la peur qui fouille au ventre des images cherchant à clore sur soi le mouvement et ces eaux nues de l'ardeur d'aller encore et encore plus loin dans l'ouvert? (et même et surtout quand la nuit se referme) ...   .     LORAND GASPAR     .
Posté par emmila à 20:04 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

mercredi 2 mai 2018

EDEN

  C’est d’un autre temps  que j’écrisd’un jardin de mots qui n’existe plus.   J’écris le bleu multiple de l’orage le désordre où se fourvoient les insectesque nous sommes.    Chaos des images soudaines j’écris un ailleurs distrait eau azurée des lessives anciennes odeur du savon mou trottoirs gras briqués à la semaineraclement des balais en coco  promenades obligées du dimanche et joies imposées. Il est loin ce passé  pas si simpletel un théâtre démodé.    La nuit de... [Lire la suite]
Posté par emmila à 14:45 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , , , ,
dimanche 4 mars 2018

FRANKETIENNE...Extrait

Rocher rauque et baroque au vif escarpement du rêve abrupt le malaise des manèges se prolonge aux anfractuosités du songe rocailleux rongé d’épines le cauchemar profondément inhabitable. Aux affres du désarroi le chiendent s’entrelace aux orties de la blessure dans la jubilation des racines qui saignent entre nos jambes nos plaies à rougeoyance de caillots enflammés rallument les échos de nos douleurs. La détresse tressée d’angoisse n’est pas mon paysage quotidien ni mon voyage fondamental le désespoir non plus aux arêtes de la... [Lire la suite]
dimanche 11 février 2018

L'ATMOSPHERE EST SACCAGEE

Je vis dans d’autres dimensions, je vis dans l’incroyable, ce que l’on ne voit pas, ce que l’on n’entend pas, ce que l’on ne sent pas et je ne veux pas atterrir Pour m’atteindre, il faut que le blues infuse des déchirures de vielle, de guitare, de saxo. Il faut perdre toute notion du réel et de l’irréel. Il faut que les voyelles éclatent de couleurs diaphanes et nébuleuses, sans pour cela s’appeler Rimbaud. Il faut des vents échevelés qui feutrent les chevelures, des brumes flottantes et grises pendant aux arbres comme des robes de... [Lire la suite]
Posté par emmila à 20:49 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , , ,
lundi 15 janvier 2018

IL SUFFIT D'UN MOT

Nomme si tu peux ton ombre, ta peur et montre-lui le tour de sa tête,le tour de ton monde et si tu peuxprononce-le, le mot des catastrophes,si tu oses rompre ce silencetissé de rires muets, — si tu osessans complices casser la boule,déchirer la trame,tout seul, tout seul, et plante là tes yeuxet viens aveugle vers la nuit,viens vers ta mort qui ne te voit pas,seul si tu oses rompre la nuitpavée de prunelles mortes,sans complices si tu osesseul venir nu vers la mère des morts   dans le cœur de son cœur ta prunelle repose ... [Lire la suite]
Posté par emmila à 15:04 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , , ,
dimanche 12 novembre 2017

GRAVEMENT MALADE...Extrait

J’ai peur, petite mère, ne souffle pas sur moiFaisant, refaisant tes prières, la nuit.Je suis malade, mais comme c’est beauUne part de mon corps s’en va, comme en nageant.Pourquoi m’a-t-on ainsi tout recouvertSi soigneusement que cela me rend triste.Tandis que dans les vents lointains la villeComme des jouets d’enfants s’éclaire.Mes yeux sont fermés mais mon visage voitTu pleures, comme la lumièreEnsemble nous écoutons, dans les images lentes,Solitaires sur le mur, le destin.Petite mère, maintenant je grandis.Le roseau grandit dans le... [Lire la suite]
Posté par emmila à 11:36 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , ,

lundi 30 octobre 2017

ANNE MARGUERITE MILLELIRI...Extrait

Écrire contre. La mort. L'oubli. Le silence. L'incendie. La couleur noire des souvenirs noirs. La pluie qui gifle. Le mot qui tue. La dérive du corps qui n'a plus faim ni soif ni sommeil. Les étoiles effacées dans ce ciel à la mine de plomb. La colère réprimée. Le verre tombé des mains, brisé au sol comme un arrêt du coeur. Écrire contre. Tout contre. Le jour qui meurt, dont tu refuses la mort, et que tu regardes mourir avec toujours cette même colère contre. Et où va - t-il ce train ? Où est-ce, loin de toi ? et pourquoi loin de toi... [Lire la suite]
samedi 30 septembre 2017

PASION DE LA TIERRA / LA PASSION DE LA TERRE...Extrait

Si me vuelvo loco, que no me encierren. Que me permitan soñar con las nubes. Con la firmeza de mi voluntad yo levantaré vagos techos y luego los alzaré como tapas. Mis ojos os traerán los columpios. Os gobernaré con polvillo de santos. Sabréis adorar otros paños, y la elegancia de su caída hará que acerquéis vuestras bocas Dejadme que nazca a la pura insumisa, creación de mi nombre.   .   Pasión de la tierra .      Si je deviens fou, ne me faites pas enfermer. Qu'ils me... [Lire la suite]
mercredi 20 septembre 2017

REFLETS

Et le théâtre d’ombres, qu’en penses-tu,Juste les silhouettes agrandies de lumière portée,Le noir pour la nuit et le blanc du drapOù tu caches ta peur quand tu ne dors pasLe Montreur que l’on ne montre pasLes fils disparus, dissimulés le long des ondes,Ton téléphone intelligent sonnant le rappel,Quand tu cours, un chien dressé, ventre à terre, etFais tes contes,Ceux du héros Don Quichotte en compas sur sa selle et sa lanceVierge d’ailes, les moulins immobiles sur leurs farines,Le guerrier romain, le navire qui vient du... [Lire la suite]
mercredi 30 août 2017

ANTONIN ARTAUD...Extrait

" Il y a dans tout dément un génie incompris dont l'idée qui luisait dans sa tête fit peur, et qui n'a pu trouver que dans le délire une issue aux étranglements que lui avait préparé la vie."     .   ANTONIN ARTAUD   .   Oeuvre Tchoba www.tchoba.com
Posté par emmila à 18:40 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,