dimanche 7 juillet 2019

GENEVIEVE CLANCY...Extrait

  ...  Il y a cette coupe de temps où l’avenir se suspend pour laisser voir le Tout. Puis le poids revient sur l’éveil nous rendant à la nostalgie.Est-ce la présence ?Il y a cet appel mélancolique qui monte de la beauté, écho de nos peurs à briser les attaches des rêves qui ont perdu la mémoire du vol.Est-ce la présence ? (…)La présence, passeur traversant les formes pour délivrer les profondeurs qu’elles retiennent… "     . GENEVIEVE CLANCY .    

jeudi 18 octobre 2018

BERNARD PERROY...Extrait

Bien-sûr le temps demeure un lieude course folle ou d'immobilité,de courses poursuitesentre nos élans et nos peurs,nos belles heures et les plus sombres,nos promenades, nos marches forcées,nos territoires gagnés ou perdus,nos flammes de vaste envoléeou celle trébuchante à chaque seconde,mais sûre abri en son indéchiffrable beauté dont la lumière s'élève dans la nuit de nos cœurs comme le tremblement obstiné de l'étoile…   .     BERNARD PERROY     .   Photographie Gaëlle de... [Lire la suite]
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lundi 2 juillet 2018

C'EST AINSI QUE NOUS VOULONS VIVRE

Pour l’enfant aux cernes mauves, au front plissé, qui baisse les yeux sur les cauchemars de sa nuitet pour l’autre qui joue à la marelle, insouciant,Pour la maison de l’homme persévérant que les prochaines bombes détruiront et pour son champ d’orangers, Pour le jeune homme qui n’ose plus trouver celle qui éclairera sa vieet pour l’époux qui cherche sa compagne parmi les ruinesPour les frères et cousins que les paroles des puissants jettent les uns contre les autreset pour celui que de l’hélicoptère, on mitraille dans sa... [Lire la suite]
samedi 26 août 2017

POEMES MORTELS...Extrait

Ces joies qui sont comme des douleurs N’en parlons plus laissons ce monde mort écouler ses ruisseaux De sang jusqu’à la mer Laissons la nuit monter et pénétrer le ciel De fulgurante nuit Monde obscur et maudit dont le poids me soulève Je vous charge des peurs, je vous charge des maux Et du feu qui me ronge Et je reste un vaincu au bord de ce présent Fatal et dépouillé de gloire et de révolte. Je meurs lentement de vivre entre moi-même Et la malédiction de ces jours inutiles.   . . .   JACQUES PREVEL .   . ... [Lire la suite]
dimanche 30 avril 2017

JIDDU KRISHNAMURTI...Extrait

La Vérité est un pays sans chemin, vous ne pouvez avancer vers elle par quelque voie que ce soit, par aucune religion, aucune secte... La Vérité étant infinie, non conditionnée, inapprochable par aucune voie, on ne peut l'organiser... Il est impossible d'organiser la foi. La foi est quelque chose de strictement personnel, vous ne pouvez ni ne devez l'organiser. Si vous le faites, elle meurt, se cristallise, devient un credo, une secte, une religion que l'on impose aux autres. Ce n'est pas une initiative glorieuse que je prends en... [Lire la suite]
mardi 14 mars 2017

BERNARD PERROY...Extrait

Bien-sûr le temps demeure un lieude course folle ou d'immobilité,de courses poursuitesentre nos élans et nos peurs,nos belles heures et les plus sombres,nos promenades, nos marches forcées,nos territoires gagnés ou perdus,nos flammes de vaste envoléeou celle trébuchante à chaque seconde,mais sûre abri en son indéchiffrable beautédont la lumière s'élève dans la nuit de nos cœurscomme le tremblement obstiné de l'étoile….   BERNARD PERROY   .          
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dimanche 30 octobre 2016

ET SI EN PLUS IL N'Y A PERSONNE...

Abderhamane, Martin, DavidEt si le ciel était videTant de processions, tant de têtes inclinéesTant de capuchons tant de peur souhaitéesTant de démagogues de Temples de SynagoguesTant de mains pressées, de prières empressées Tant d'angélusDingQui résonneEt si en plusDingIl n'y a personne Abderhamane, Martin, DavidEt si le ciel était videIl y a tant de torpeursDe musiques antalgiquesTant d’ante-douleurs dans ces jolis cantiquesIl y a tant de questions et tant de mystèresTant de compassions et tant de revolvers Tant d'angélusDingQui... [Lire la suite]
mardi 14 juin 2016

DERISOIRE

Voici que déjà mon noms’effaceet rompt avec la partitionque j’avais déroulée.Je l’ai jouée à m’y perdrea cappellaà l’envers sans répit.Les mots retournent aux lettreset les lettres aux signesréseaux hâtivement bâtisentrelacs de lignes coléreusesde points évasifs ou mourants.Voici que déjà s’amenuisel’espace tel un feuque l’on couvre brusquement,des pattes d’oiseauxsur l’humidité du sable,le fantôme d’un arbreoù le vent reste prisonnier.Que c’est étrange !Alice aux cheveux blanchis,on cherchait un lieud’écriture lenteoù déposer nos... [Lire la suite]
samedi 19 septembre 2015

FEMMES

  Au pied de montagnes austères fécondes en fleuves jaunes et pourpres,   A l'orée des déserts immortels aux lumières magiques,   Il est des lieux où nous ne pouvons être.   Et nous y sommes par milliers ! Mais invisibles et séquestrées,   Scellées sous la garde de portes en bois ornementés,   Remisées sous des treilles enluminées d'inviolables verrous.   Et dans les rues et sur les routes nous y sommes aussi,   Suant la peine et le silence sous le... [Lire la suite]
samedi 19 septembre 2015

BELLES SAISONS OBSCURES

Nous n'oublions rien des moissons lourdes Des plaines brûlées du long désir Noué aux vignes des sarments rouges De la chair des pollens de lumière Autour des épaules des visages Tendus vers une crête invisible Nous sommes la mémoire du vent Qui s'épuise au chevet de l'hiver Quand vous ne songez plus qu'au silence Où disparaissent même les noms Des plus aimés de leurs plus beaux songes Même cette paume sur la nuque A la croisée des routes les peurs Et leurs aveux débordant les ombres.   .   GERARD BOCHOLIER ... [Lire la suite]
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