samedi 23 septembre 2017

LES PHARES

Rubens, fleuve d'oubli, jardin de la paresse, Oreiller de chair fraîche où l'on ne peut aimer, Mais où la vie afflue et s'agite sans cesse, Comme l'air dans le ciel et la mer dans la mer ; Léonard de Vinci, miroir profond et sombre, Où des anges charmants, avec un doux souris Tout chargé de mystère, apparaissent à l'ombre Des glaciers et des pins qui ferment leur pays ; Rembrandt, triste hôpital tout rempli de murmures, Et d'un grand crucifix décoré seulement, Où la prière en pleurs s'exhale des ordures, Et d'un rayon d'hiver... [Lire la suite]

vendredi 25 février 2011

ARMEN...Extrait

Pourrai-je dormir avant minuit ? Le vent appuie à la fenêtre. La lampe est à nouveau lointaine. Pour approcher, il faudra aller au bout de la sécheresse. Ne retenir de soi que le tremblement extrême.[...] Mais aux pires moments je sais que rien au monde ne pourrait m'obliger à partir. Quelque chose ne se dément pas : L'impression que je suis ici à ma place exacte. Pour le reste l'incertitude, qui me mène désormais si droitement, ne s'empâte pas de mots inutiles, ne se laisse pas séduire. je ne cesse d'en sentir l'aiguille. Tout est... [Lire la suite]
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mardi 20 juillet 2010

LE MAUVAIS ANGE

Il habite le phare oublié du monde, dans ce champ d'écueils où la mer et la mort confondent leurs routes. A chaque tempête, des  coquillages bleus viennent s'échouer au pied de sa tour. Près du  grand fanal, ont niché des pétrels.  A la nuit tombée, lorsque les cargos empennés de lueurs tâtonnent  à l'Orient, il fait briller la lanterne au rythme des clignements  d'étoiles. Quand les nuées délogent les astres, il éteint le fanal  en signe de deuil. Tout le... [Lire la suite]
Posté par emmila à 12:56 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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samedi 17 janvier 2009

LES PHARES

" Ils s'en allaient errer leur âme par les soirs où s'évade la mer Brûlés par le poème et par le songe "       Tahar Bekri . (... ) Pour les navigateurs qui s’approchent des côtes, Un homme toujours sûr veille à ces flammes hautes, Prisonnier volontaire enfermé dans les tours ; Et le plus grand vaisseau vient du large sans craindre Que la lampe du phare un instant laisse éteindre Le rayon de salut qui doit briller toujours. Ceux qui gardent le feu, les veilleurs... [Lire la suite]
Posté par emmila à 23:22 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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