mardi 19 février 2013

POEME POUR LEOPOLD

Surtout ne dites pas le poète est mort.................     Le poète n'est pas mort et qu'on se le dise, se le répète, le répande par la rumeur des femmes, des hommes de foi en le poème. Notre ami Léopold Congo Mbemba demeure Il ne s'agit pas ici de la négation de la mort biologique non plus que d'une position de principe fondée sur un culte quelconque de la mémoire des vivants. Il est question de l'essence même de la poésie dont le verbe ne saurait se confondre avec celui de la prétendue rigueur et exactitude d'une... [Lire la suite]

lundi 14 janvier 2013

LE BOIS DE VIVRE...Extrait

Faite claire la parole est d’adieu du front à la terre Quand l’automne brûle Le silence s’assied nu au bord du message Et l’oiseau d’Afrique Monte à la blancheur éclatée de son aile L’enfant de raisin et de sable Ce loin d’exil Laissé par la nuit dans l’arbre à voix Rêve arraché au rêve par la colère des chaînes Quand le calice était l’eau où boit le blé Quand le calice était source lunaire perdant les murs Quand le calice a laissé ses lèvres sur la mémoire L’enfant épelle son sang Comme un fleuve lointain que gardent les arbres.... [Lire la suite]
vendredi 16 novembre 2012

DEUIL

On dirait l'eau Le rivage Il ferait beau On apercevrait les galets au fond du lit Les pierres lisses rondes et dures Et les jours noyés de larmes On dirait Le visage Les lèvres blanches feraient silence On promènerait une forme d'espoir Entre le matin fatigué, l'insomnie La nuit et sa tunique d'attente On dirait qu'il va pleuvoir Une pluie de larmes battrait les jours entiers On chercherait dans la clarté L’étincelle Ou la plainte nue Où l'espace dense Ou l'odeur ténèbre Ou la pierre dévastée Ou le rêve tressé de... [Lire la suite]
vendredi 6 juillet 2012

LE BOIS DE VIVRE...extrait

Le poème fait jouir les mots jusqu'à cet avant d'ombre sur les choses et sa pensée rend à l'errance, son sens prophétique. L'initial vient voir jusqu'en la déchirure des instants. Là, si l'homme incarne des territoires, c'est pour qu'ils incarnent aussi son pas, le placent dans l'urgence assaillante de voir selon l'au-delà des coupures, de voir par l'éclair, Dans cette présence où l'écart de lui aux choses, se met à parler.   .     GENEVIEVE CLANCY, PHILIPPE TANCELIN  (Edition L'Harmattan, 1995)   ... [Lire la suite]
vendredi 4 novembre 2011

UN BRASIER DORT SOUS L'ECHO

Cette effroyable résignation à être des consommateurs et des pourvoyeurs de mort, à sortir en rangs disciplinés des usines, des rues, des misères, des échecs, pour aller faire la guerre à l’autre, pour aller détruire et revenir sagement se faire enchaîner dans des mailles de pauvres haines, se faire broyer par les ordres de l’argent, du besoin et de la sécurité. Où est l’ombre de l’homme appuyé à l’ombre, Où est son image oubliée aux fers, Où est son cri sur le silence des éclairs ? Le grand ordre énonce la réalité historique... [Lire la suite]
vendredi 4 novembre 2011

GENIES DE L'AMOUR...Extrait

Qui a entenduQui a appeléQui a appelé quiOu simplement a tendu l’oreille au fond de l’inconnuQui est venu de l’invisible, de l’inévitable entre l’un et l’autreQui revient maintenant dans sa peur semer le goût d’ailleurs, étendre la joie à son ultimeA pris le verbe l’a tendu au silence, a écouté la résonance avec l’être là de deuxA articulé le sens du pari de vivre, du risque de la cruautéS’est désiré entièrement libre d’aimerPersonne n’a ordonné que ce futPersonne ne pouvait non plus s’y opposer, y faire obstacle y compris en... [Lire la suite]
Posté par emmila à 17:20 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
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