jeudi 13 juillet 2017

NOTES SUR LA MELODIE DES CHOSES...Extrait

L'un entend plus, l'autre moins, de la puissante mélodie de l'arrière-fond. Beaucoup ne l'entendent plus du tout. Eux sont comme des arbres qui ont oublié leurs racines. Beaucoup n'ont pas le temps de l'écouter. Ce sont des pauvres sans patrie, Qui ont perdu le sens de l'existence. Ils tapent sur les touches des jours Et jouent toujours la même monotone note diminuée. Il faut avoir démêlé la ligne vivante qui porte les autres. Il faut avoir oublié le beaucoup pour l'amour de l'important. Une fois qu'on a découvert la mélodie de... [Lire la suite]
Posté par emmila à 08:53 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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lundi 23 janvier 2017

A MOTS OUVERTS

 à André Chenet et Tristan Cabral . Une pluie folle arrache la chemise des arbres. Les feuilles volent au vent comme des boutons qui pètent. Je vois les mots sortir des choses. Je les attrape au vol. Je ne joue pas aux mots comme on joue au soldat. J’en fais des parapluies, des bottines, et quelques fois des vers. Pour qu’une phrase se tienne, il faut placer les mots à la bonne place. Un semblant d’équilibre met la phrase en mouvement. La phrase n’est qu’un fil traversant le néant. Un mot mal placé suffit pour que... [Lire la suite]
samedi 19 novembre 2016

QUID ?

Nous sommes dans cet ailleurs hors espace et hors du temps où ne nous est consentie aucune place réelle ; que point ne soit d’amour sans le vœu de se transformer, à de minces esprits paraît chose inintelligible, laisse au-devant des affres notre conscience éveillée, montrant à tous l’importance sans borne de notre tâche d’ouvreurs de neuves étoiles, tueurs du Mythe ancien. Nous n’œuvrons pas, depuis le re façonnage de l’homme, à sa désintégration ou son éparpillement, conscrits du point d’honneur à jaillir du commun silence,... [Lire la suite]
dimanche 14 février 2016

LA PETITE PLACE

Ma vie a pris la forme de la petite place L'automne durant lequel ta mort s'organisait méticuleusement Je m'attachais à cette petite place parce que tu aimais L'humble et nostalgique humanité des petites boutiques Où les commis plient et déplient rubans et étoffes Je cherchais à devenir toi parce que tu allais mourir Et là toute ma vie cessa d'être la mienne J'essayais de sourire comme tu souriais Au marchand de journaux au marchand de tabac Et à la femme sans jambes qui vendait des violettes Je demandais à la femme sans jambes de... [Lire la suite]