vendredi 17 juin 2016

SONIA BRANGLIDOR

Une étrange lumière jauneSurgie de la page froissée    D’un très vieux livreDessine sur le mur aux oiseauxL’ombre d’un chant mystérieuxRêve éveillé sous un bel arbreL’écorce d’un jeu de mots ditsLe silence se fait mélodiePour donner des couleurs aux voyellesÉcrire la musique des larmes de l’automneEntre mémoire et des espoirsLa poésie au cœur des arts   . SONIA BRANGLIDOR .   Photographie Zineb Andres Arraki http://www.zinebandressarraki.com/zinebarraki/2011/05/
Posté par emmila à 19:05 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , , , , ,

mercredi 6 avril 2016

JE N'AI PAS DE PROBLEME

Je n’ai pas de problème Tout chat que je vois seul errant Je l’embrasse Tu es mon fils le grand Et m’en retourne À ma solitude   Jamais  Je n’ai de problème Après dix bouteilles vertes Dont je ferai les bases de ma cité parfaite Et nommerai mon commensal à sa tête Puis ma poésie dictera sa loi Je ramènerai les soldats à leur devoir sentimental Et m’en irai À mon verre oublié   Je n’ai pas de problème   Quand je serai mort Seuls auront marché derrière moi ma plume Mes chaussures Et le rêve des... [Lire la suite]
samedi 5 mars 2016

LA POESIE DES BÊTES...Extrait

A Madelaine F. Un jardin tout planté de poiriers en plein vent,Auxquels depuis trente ans le pinson est fidèle,Une blanche maison où revient l’hirondelle,Voilà le nid heureux que je rêve souvent.Un bouquet de sureaux au parfum énervant,Par les midis en feu, servirait de tonnelle ;J’aurais un banc très court pour être plus près d’ElleEt mieux sentir son doux regard noir me couvant.Puis des murs tapissés de ronces et de treilles,Des carrés tout remplis de fèves et de pois,Dont les fleurs à ta joue, ô chère ! sont pareilles.Là, nous... [Lire la suite]
Posté par emmila à 22:13 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,
samedi 4 janvier 2014

CHANSON POUR UNE AMIE MALHEUREUSE

Ce matin, les oiseaux se sont réveillés avant l’arbre. Un fantôme qui passait, siffla. L’arbre l’entendit et s’étira. Les oiseaux se posèrent, alors, sur chaque pensée, comme l’abeille gourmande sur le jour. Les oiseaux, le fantôme et l’eau lourde ; puis un poisson tiré au sort. Nous étions dix sous l’arbre à écosser l’amande. La route était jonchée de morts. Les manches relevées jusqu’au coude, complice, une femme enterrait l’amour.     EDMOND JABES        
Posté par emmila à 00:48 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,