mardi 17 juillet 2018

HENRI GUERIN...Extrait

Nous ignorons de moins en moins de choses, nous commençons à savoir comment s'établirent les montagnes, quand les océans refluèrent, pourquoi ils battent sur nos berges. Nous connaissons mieux les caprices du ciel et de la terre, nos vieilles terreurs semblent reculer à mesure que s'étirent vers le bas autant que vers le haut, nos lunettes du dedans jointes à celles du dehors. De nouveaux aventuriers, guetteurs de vie et nouveaux poètes, du biologiste à l'astrophysicien, scrutent les infinies combinaisons de la matière que voile à... [Lire la suite]

samedi 14 juillet 2018

LE BATEAU DE TERRE CUITE...Extrait

Ombres minuscules sur la blancheur du mur labyrinthe éphémère de l’instant nous avons besoin de la mer non pour laver nos oreilles mais pour plonger dans les confins des profondeurs les yeux fermés sous l’eau de notre soif au milieu du bleu le corps dressé par l’éphémère le regard aiguisé par le lointain nous avons besoin de la mer pour renaître sur la plage à l’ombre d’un murmure en fleur la matière de nos paroles est la lumière la matière... [Lire la suite]
jeudi 5 juillet 2018

JEAN LAVOUE...Extrait

Sais-tu que marcher simplementPeut suffire à sauver le Poème en toiA lui donner son rythmeSes brusques éveilsSon glissement de pasSes arrêts sur un filSon élan furtif Sais-tu qu’une maison peut abriterTous les sentiers de la forêtTous les rivages de l’océanTous les secrets de l’universTous les oiseaux du cœur Qu’elle peut laisser grandir tous les soleils de l’âme T’avancer silencieux Tel un funambule un livre à la mainAvec souplesse et légèretéLenteur et gravitéPeut devenir à l’instant mêmeTa danse lumineuseTa liturgie... [Lire la suite]
lundi 11 juin 2018

ENCRUCIJADA / CARREFOUR

¡ Oh, qué dolor el tenerversos en la lejaníade la pasión, y el cerebrotodo manchado de tinta !¡ Oh, qué dolor no tenerla fantástica camisadel hombre feliz : la piel,alfombra de sol, curtida !(Alrededor de mis ojosbandadas de letras giran.)¡ Oh, qué dolor el dolorantiguo de la poesía,este dolor pegajosotan lejos del agua limpia !¡ Oh dolor de lamentarsepor sorber la vena lírica !¡ Oh dolor de fuenteciega y molino sin harina !¡ Oh, qué dolor no tenerdolor y pasar la vidasobre la hierba incolorade la vereda indecisa !¡ Oh el más profundo... [Lire la suite]
lundi 21 mai 2018

LE PASSANT D'ARGILE...Extrait

Je ne sais pas devenir. Je ne sais pas réussir. Je suis depuis toujours cette même question posée à la vie et ce que le poème répond.Je cherche au travers du bruit froissé des mots le chemin d'un silence. Mais je ne suis pas écrivain, ni bavard, je suis inquiet. Je suis de l'inquiétude des pauvres gens, de leurs cités et pour sûr maintenant Je ne serai plus jamais poli J'ai tant de temps d'enfance à rattraper. Je ne sais pas devenir, je suis des passants Et nous arpentons le même décor grotesque et... [Lire la suite]
mardi 15 mai 2018

SOUS LE FEU LA CENDRE ...Extrait

L’heure vient peu à peuParmi les heures toutes pareillesL’heure unique, l’instantLe Pont imperceptible entre le Temps et l'ÉternitéParmi les Sœurs qui passent devant toiSi transparentes, pareillement silencieuse A quoi la reconnaîtras-tu,Quel signe dans ses yeux vers tes yeux dirigé… Quand ton enfant sera devenu lui-mêmeTu ne reconnaîtras pas ton enfant Quand mon poème sera devenu lui- mêmeTu ne reconnaîtras pas mon poème Tu chercheras dans ses yeux étrangerstous les regards que tu avais semés,dans ses larmes celles que tu... [Lire la suite]

vendredi 13 avril 2018

JEAN LAVOUE...Extrait

Il n’y a plus de feu pour forger nos matins, Plus de lois, de serments où nous serions tenus,Tous les noms sont perdus, les cartes, les indices,Nous sommes sans racines comme des rois déchus. Nous n’avons plus de cap, agir est sans boussole,Nous ruons à tout-va enserrés dans la nasse, Ceux qui croient voir l’issue nous précipitent à perte Ceux qui pensaient mieux faire nous ligotent un peu plus. Notre legs ne sera qu’écriture du ventCar nous brisons les sceaux qui nous réunissaient,Les clés sont inutiles, les... [Lire la suite]
mercredi 14 mars 2018

JEAN LAVOUE...Extrait

Cette vie si fragile,Cette fleur, ce talisman,Ce chant inconsolé,Où s’y tenir vraiment ? Il suffit d’être là, Dans l’ouverture du jour, Repoussant doucement Les portes de la nuit. Il nous faut accueillirComme un flux de silenceLa beauté de ces arbres,De ces berges aux oiseaux. Partout le vent nous dit Son énigme et sa gloire,Dans l’éclat des voiluresNous sommes au rendez-vous. Nous avons beau savoirQue le temps nous emporte,Pourtant nous dérivons Sur des eaux sans repos, Ignorant tout du Chant Ce... [Lire la suite]
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vendredi 23 février 2018

LE DERNIER JOUR DE MA VIE

Je n’éteindrai jamais l’incendie qui m’habite, ni la chaux vive de mes ailes, ni l’incandescence sur ma peau qui se souvient de caresses anciennes. Je ne désarmerai jamais mes saines colères autour des cercueils d’enfants, ni mon dégoût de toute l’injustice arrogante des hommes. Mes fatigues traverseront ce désert où seul je cherchais l’ombre d’une oasis et l’eau fraîche d’un frère choisi. Non je n’effacerai jamais les mots absents de mon père, leur naïve ferveur sur des pages sans voix. Pour que revienne l’enchantement d’une autre... [Lire la suite]
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lundi 19 février 2018

THIERRY METZ

Fraîcheur qui défie le selRiveraine de nos soifs –Un peu d’eauEt la trace libère une envolée de feuilles clairesRécitantesAu poème buissonnier de l’enfant Seul tu franchis la passe de l’ÉpineuseSeulTu reviens par le chemin exposéAux rudesses du bâtisseur.Et à son chant. Sur les margelles de nos puitsTes cailloux éclatentBaie succulenteEt douces à nos mainsTes graines dans les jardins du livre. .  . .   THIERRY METZ   . .   .  
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