mercredi 15 octobre 2014

DIVINES EMPREINTES...Extrait

C’est au-delà du temps : une cloche du soir, là-bas, Déverse, inattendus, les poèmes de la petite enfance Qu’on savait d’un souffle et qu’on a oubliés Ou seulement écartés Et laissés seuls, Mais sans doute n’est-ce jamais fini Le signe qui inscrit La voyelle qui chante, Le poème c’est Tous les jours commencer    D’où me vient ce soir Qu’il n’y a pas de solitude Quand bien même on est seule A jamais, Qu’il n’y a pas d’absence ? Et que le cœur est plein De ce qu’il a donné et donne Chaque jour... [Lire la suite]
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dimanche 31 août 2014

TCHAO PANTIN

    .   Je ferme les yeux Je respire à fond Je fais le vide dans mon disque dur Et puis j’envoie ma plume se promener Sur un morceau de papier Je laisse réfléchir les astres favorables À l’apparition de l’objet de mon désir Et puis… et puis… j’attends Un poème, un quatrain, un refrain ? Que sais-je ? Juste de quoi guérir mon désir Je crois que je suis apte À recevoir l’objet de mon désir… au hasard Quelques vers sculptés par un poète arabe D’origine syrienne, né en Égypte et adopté par la Tunisie Comme hymne... [Lire la suite]
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mardi 26 août 2014

CE SOIR DANS CE MONDE

Ce soir dans ce mondeles mots du rêve de l’enfance de la mortil n’est jamais « ça », ce que l’on veut direla langue natale châtrela langue est un organe de connaissancede l’échec de tout poèmecastré par sa propre languequi est l’organe de la ré-créationde la re-connaissancemais non celui de la résurrectionde quelque chose en guise de négationde mon horizon de maldoror avec son chienet rien n’est promesseentre le diciblequi équivaut à mentir(tout ce que l’on peut dire est mensonge)le reste est silencesauf que le silence n’existe... [Lire la suite]
lundi 9 juin 2014

EN TRAVERSANT LE PAYS DES MORTS

En traversant le pays des morts en route vers Aden les terres d’Arthur Rimbaud. Je suce mes doigts à cause de la soif de la malaria, du cancer des os. Je songe à la Bretagne, aux femmes aux hautes coiffes. Je songe aux piroguiers du fleuve Zaïre. Je songe aux oiseaux bariolés d’Amazonie. Je songe au sexe chaud de l’indienne à la tombée de la nuit. Je songe à une espèce de poème déclamé par un fou de génie qui ferait taire les perroquets verts.   .    ANDRE LAUDE   .     ... [Lire la suite]
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lundi 2 juin 2014

EN TRENTE TROIS MORCEAUX ET AUTRES POEMES, SUIVI DE SOUS MA CASQUETTE AMARANTE...Extrait

Dans le tissu du poème doit se retrouver un nombre égal de tunnels dérobés, de chambres d'harmonie, en même temps que d'éléments futurs, de havres au soleil, de pistes captieuses et d'existants s'entr'appelant. Le poète est le passeur de tout cela qui forme un ordre. Et un ordre insurgé. ....    On ne peut pas commencer un poème sans une parcelle d'erreur sur soi et sur le monde, sans une paille d'innocence aux premiers mots. .   RENE CHAR   .   Photographie Nathalie Magrez    
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mardi 27 mai 2014

MA MERE

Elle essayait de choisir la singularité paisible de chaque jour. Elle aimait les fleurs, la musique. Et les oiseaux. Pas toutes les musiques, mais toutes les fleurs. Et surtout les oiseaux. Plus que tout, elle aimait le jardinier, sa présence solide. Elle l'aurait voulu toujours près d'elle. Quand la solitude l'a happée, elle a continué à aimer la musique, les fleurs. Et de plus en plus les oiseaux. Dans sa tête, pleuvaient des images passées, son regard semblait en excursion. Alors, je crois, l'évadée rejoignait le jardinier dans le... [Lire la suite]
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vendredi 9 mai 2014

JOEL GRENIER...Extrait

Foutue horloge qui brise le rêve et le laisse s'enfuir les pieds nus. Et je reste accroché à un morceau de noir pour faire le conte de ma solitude.Les aiguilles du cadran persistent à tricoter le temps qui dévale les marches. Le bruit de tes pas résonnent encore dans l'escalier.Et moi, je déraisonne à te savoir princesse sans souliers.Les fées ne sont pas si belles quand elles abrègent les histoires et laissent aux plumes de la nuit le soin de les finir sur le bout d'un ruban délacé.Et j'écris un poème. Les vers sont mal faits. Il y a... [Lire la suite]
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lundi 21 avril 2014

LES ECRITS DANS L'ARBRE...Extrait

Si tu donnes le nom d’une fleur à ton amour, choisisla plus secrète, la plus sauvage.Choisis un nom qui n’existe pas et ton amour sereconnaîtra dans le jardin de ton silence.L’amour parfois touche à la perfection du pontmalgré la complexité de son arche : ce sont desvoix d’une berge à l’autre.Un sourire d’une rive à l’autre : la reconnaissance.Si tu donnes le nom d’une étoile à ton amour,choisis celle qui traverse le ciel, choisis une étoilequi vient de loin et dont la brillance est une lumièremonastique dans ton coeur. Choisis une... [Lire la suite]
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dimanche 16 mars 2014

GASTON MIRON

Mon poèmecomme le souffle d'un monde affalé contre samortqui ne vient pasqui ne passe pasqui ne délivre pascomme une suite de mots moribonds en héritagecomme de petits flocons de râles aux abordsdes lèvrescomme dans les étendues diffuses de mon corpsmon poèmeentre haleine et syncopesce faible souffle phénix d'un homme cernéd'irréeldans l'extinction de voix d'un peuple granulédans sa déréliction pareille aux retours dessaisonsune buée non réparable dans le miroir dumondemon poèmece poème-làpaix à tes cendres .   GASTON MIRON ... [Lire la suite]
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jeudi 20 février 2014

FEUILLES D'HERBE...Extrait

« Voici ce que tu feras : aime la terre, le soleil et les animaux, méprise les richesses, fais l’aumône à qui la demande, consacre ton argent et ton travail aux autres, hais les tyrans, ne discute pas de Dieu, aie patience et indulgence pour les autres [...], réexamine tout ce que tu as appris à l’école ou à l’église ou dans les livres et rejette tout ce qui insulte ton âme. Alors ta chair deviendra un grand poème et aura la plus belle éloquence, pas seulement dans ses mots, mais dans les plis de tes lèvres et de ton visage et jusque... [Lire la suite]
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