mardi 5 septembre 2017

LENTEUR ET PLAISIRS DE LA PROMENADE, LA LIBERTÉ DE L'ÂNE...Extrait

 Sur les chemins ombragés de l'été, parsemés de tendres chèvrefeuilles, avec quelle lenteur nous avançons ! Moi, je lis, ou je chante, ou lance des poèmes au ciel. Et Platero mordille l'herbe rare des haies à l'ombre, la fleur poussiéreuse des mauves, les épines-vinettes jaunes. Il est plus de temps arrêté qu'en train d'avancer. Mais je le laisse...   .   "Por los hondos caminos del estío, colgados de tiernas madreselvas, ¡cuán dulcemente vamos! Yo leo, o canto, o digo versos al cielo. Platero mordisquea la hierba... [Lire la suite]

samedi 24 juin 2017

EXPRESSION DU VOYAGE INTERIEUR

«Aux dernières tables de la nuit Et pour en être là que faut-il Je rêve à des femmes comme des poèmes Dans l’alphabet des oiseaux Lorsque l’amour est une momie Les gens qui dorment comme des oiseaux Chacun un cristal de nuit Sont des petits jardins Plongés dans l’eau des rêves Où tout est fou Rêves  à de grandes lunes Qui les éclairent  du dedans A perte de vue Et l’amour est une allée Jonchée de baisers  Et d’aube Ne réveillez pas l’enfant qui dort La folie est aux cimes des arbres belle de... [Lire la suite]
mercredi 24 mai 2017

PATRICK CHEMIN...Extrait

Quand les mots s'envoleront du texte pour visiter la vallée aux mille mémoires. Quand j'aurai fini d'écrire, c'est à dire compter toutes les étoiles du ciel dans ces nuits profondes de l'été. Quand la grande valse brillante de l'herbe s'ouvrira aux mains du silence. J'aurai fait une part du chemin. Quand mes mots rejoindront la grande rivière des mots de tous les humains. J'aurai été utile un court instant. J'aurai joint ma voix aux chants des hommes. Et alors mon corps de passant pourra de nouveau s'incarner dans celui de ces... [Lire la suite]
mardi 16 mai 2017

LES ENFANTS

à Vénus Khoury-Ghata Tous les enfants, vous le savez, sont des naviresqu’un proverbe pareil aux brises les plus doucesconduit, syllabe après syllabe, au continentoù les pingouins dorés murmurent des poèmes. Tous les enfants, vous le savez, sont des bouleauxqui dans la nuit, en demandant pardon, écartentleurs branches, leur écorce, et vont, jusqu’au vertige,danser sur la grand-place, au milieu des poulains. Tous les enfants, vous le savez, sont des comètesvenues nous rendre hommage au nom d’un autre azur,d’une autre vérité,... [Lire la suite]
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dimanche 30 avril 2017

KAREL LOGIST...Extrait

J'écris des poèmes nains. Mes poèmes mélangent sous le manteau de l'ange le miel et le venin. J'écris des poèmes faits main. Mes poèmes étranges troublent parfois dérangent l'ordre d'hier avec demain. J'écris des poèmes en forme d'orange et votre bouche qui les mange c'est encore moi qui la peins.   .   KAREL LOGIST   .    
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mardi 17 janvier 2017

FEDERICO GARCIA LORCA...Extrait

Chacun des poèmes que tu tiens entre tes mains, lecteur, correspond à un bourgeon nouveau sur l'arbre musical de ma vie en fleurs..."   .   FEDERICO GARCIA LORCA   .   Artiste inconnu

mardi 3 mai 2016

SONNETS POUR UNE FIN DE SIECLE

à Vénus Khoury-GhataTous les enfants, vous le savez, sont des naviresqu’un proverbe pareil aux brises les plus doucesconduit, syllabe après syllabe, au continentoù les pingouins dorés murmurent des poèmes. Tous les enfants, vous le savez, sont des bouleauxqui dans la nuit, en demandant pardon, écartentleurs branches, leur écorce, et vont, jusqu’au vertige,danser sur la grand-place, au milieu des poulains. Tous les enfants, vous le savez, sont des comètesvenues nous rendre hommage au nom d’un autre azur,d’une autre vérité,... [Lire la suite]
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samedi 12 mars 2016

CAHIERS DE LA KOLYMA...Extrait

(fragment) Pour Boris Pasternak Dans un passé encor récent, Le soleil réchauffant les pierres, La terre brûlait mes pieds Nus tout couverts de poussière. Et je gémissais sous les tenailles du froid Qui m’avaient arraché ongles et chair, Je brisais mes larmes avec la main, Non, ce n’était pas en rêve. Là-bas dans des comparaisons banales Je cherchais la raison des coups, Là-bas le jour même était supplice Et arrangement avec l’enfer. J’écrasais sous mes mains terrifiées Mes tempes blanchies et en sueur, Et ma chemise salée Se... [Lire la suite]
lundi 18 janvier 2016

NUIT

J’évite encore la mort en écrivant un poème Alain Borne .   Gravées dans le béton ou sur l’écorce les traces résistent.   La nuit est venue tôt sur le ciel trop bas. L’eau gronde près des arbres hauts. L’odeur des fruits migre lentement vers une autre saison. On pense aux sources qui naissent et s’éloignent sans nous apaiser.   On reprend le livre usé le dialogue avec le poète mort depuis des ans.   Son chant            ses mots tissent... [Lire la suite]
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samedi 16 janvier 2016

EN CETTE IMPASSE

On vient sentir ta boucheQue tu n'aies dit je t'aimeOn vient sentir ton coeurQuelle étrange époque vivons-nous, ma toute gracieuseQuant à l'amour,On lui donne le fouetLe long des remparts sentinellesL'amour, on l'enfouit au fond d'une arrière-courEn cette impasse torve, torturée par le froidBrille l'amourPar la grâce nourricière des chants et des poèmesNe te risque pas à penser, ma toute gracieuseQuelle étrange époque vivons-nousCelui qui, nuitamment, martèle à notre porteEst venu en meurtrier de la lampeLa lumière, on l'enfouit au... [Lire la suite]
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